Les artistes congolais Héritier Watanabe et Gally Garvey seront en concert le 14 février prochain à l’Athénée de la Gombe. Un rendez-vous musical très attendu par les fans des deux chanteurs.

Cette soirée aura une saveur particulière, puisque Héritier Watanabe et Gally Garvey se retrouveront sur scène après avoir collaboré sur le tube « Tout seul », sorti en 2021. Une chanson qui avait rencontré un grand succès et marqué les esprits.

Le public aura ainsi l’occasion de revivre cette collaboration à travers une performance live, mais aussi de découvrir les autres titres phares de leurs répertoires respectifs.

Ce concert s’annonce comme un moment de partage et de communion avec les fans, dans un cadre symbolique, à l’occasion de la fête de l’amour.
 
Ordi Mande


La 14ᵉ session de la Commission permanente mixte Défense et Sécurité entre la République démocratique du Congo et la République de Zambie s’est clôturée à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, jeudi 15 janvier 2026.

Après trois jours d’intenses travaux consacrés à l’examen des défis sécuritaires le long de la frontière commune, plusieurs questions ont été soulevées dans ces assises par les experts et responsables politiques de deux pays, notamment sur le terrorisme, la criminalité transnationale, le banditisme et l'empiétement de la ligne frontalière. Les coprésidents de cette 14e session ont salué la qualité des débats et l’adoption de résolutions pratiques destinées à renforcer la coopération bilatérale en matière de défense et de sécurité.

Intervenant au nom de son collègue ministre de la Défense, le ministre zambien de l’Intérieur, Jacob Mwimbu, a mis en avant l’importance des résolutions adoptées, estimant qu’elles constituent un levier essentiel pour faire face aux menaces communes. Il a précisé que la session a permis d’élaborer de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre les crimes transnationaux et autres menaces immédiates à la sécurité publique, rappelant que la paix et la sécurité demeurent des préalables indispensables au développement économique.

« Il est gratifiant de savoir que cette commission a adopté des résolutions pratiques qui nous aideront à solidifier nos relations bilatérales, plus spécialement dans le domaine de la défense et de la sécurité. Il est impératif pour nos services de maintenir une collaboration étroite, d’échanger des informations et de conduire des opérations de sécurité conjointes afin de faire échec aux menaces qui fragilisent nos efforts communs », a-t-il affirmé au micro tendu par 7SUR7.CD.

Prenant la parole à son tour, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC, Jacquemain Shabani Lukoo, a félicité les experts de deux pays pour la qualité des échanges, tout en appelant à la vigilance et à un suivi rigoureux des engagements pris lors de ces assises.

« Les débats ont mis en évidence le terrorisme, la criminalité transnationale, le banditisme et l’empiétement de la ligne frontalière, autant de défis qui exigent une vigilance constante et une capacité d’adaptation permanente pour être jugé. Pour cela, je réitère un vibrant hommage aux présidents Hakainde Hichilema de la République de Zambie et Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC, qui ont permis la tenue de présentes assises », a-t-il souligné.

La clôture officielle des travaux a été marquée par l’échange symbolique de cadeaux entre les délégations, symbole de l’amitié et de la coopération entre Kinshasa et Lusaka. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de consolider la paix et la sécurité le long de leur frontière commune. Pour la RDC, les gouverneurs Fifi Masuka (Lualaba), Christian Kitungwa (Tanganyika) et Martin Kazembe (Haut-Katanga) ont pris part à ces travaux alors que les responsables des provinces de Copperbelt Central, province du Central, Luapula et Northern province ont représenté la Zambie à cette 14e session de la Commission permanente mixte Défense et sécurité entre les deux pays. La prochaine session se tiendra en République de Zambie.

Patient Lukusa, à Lubumbashi



À partir du 21 janvier 2026, l’administration Trump suspendra le traitement des visas d’immigration pour 75 pays, dont la RDC. Cette mesure vise à restreindre l’accès au territoire américain aux candidats jugés susceptibles de devenir une «charge publique » pour les États-Unis.

Le Département d'État américain a annoncé, le mercredi 14 janvier, avoir envoyé une note d'instruction aux agents consulaires, affirmant que les immigrants « volent » le peuple américain.

« Si vous venez aux États-Unis pour voler les Américains, le président Trump vous jettera en prison et vous renverra d’où vous venez », a publié le ministère américain des Affaires étrangères sur ses réseaux sociaux.

Sur TruthSocial, Donald Trump a précisé que son pays ne peut pas accueillir des personnes qu'il devra prendre en charge.

« Aucun pays ne peut se permettre d'accueillir des millions de personnes, de payer leur éducation, leurs soins de santé, leurs hôpitaux. Beaucoup de ces gens sont des meurtriers […] », a écrit le président américain sur son réseau social.

Lors de son intervention au Detroit Economic Club le mardi 13 janvier, Trump a promis de révoquer la citoyenneté de tout immigrant naturalisé qui « escroque » son pays.

« Nous allons également révoquer la citoyenneté de tout immigrant naturalisé de Somalie ou de n'importe quel autre pays, qui est condamné pour avoir escroqué nos citoyens […]. Si vous venez en Amérique pour voler des Américains, nous vous jetons en prison, et nous vous renvoyons d'où vous venez », a-t-il déclaré.

Le Département d'État a aussi indiqué, le lundi 12 janvier, avoir annulé plus de 100 000 visas en 2025, dont 8 000 visas d'étudiants et 2 500 visas spécialisés. Selon la source, toutes les personnes concernées ont déjà été interpellées par les forces de l'ordre pour diverses raisons criminelles.

Bienfait Luganywa



Le territoire de Walikale, dans le Nord-Kivu, fait face à une inflation galopante qui frappe de plein fouet les ménages déjà fragilisés par la crise sécuritaire. L'alerte a été lancée par la société civile locale, vendredi 16 janvier 2026.

Le prix de certains produits de base, comme la farine de manioc, a été multiplié par dix en quelques mois, plongeant la population dans une précarité extrême, selon la société civile de Walikale.

Le constat sur les marchés du chef-lieu est sans appel : une mesure de farine de manioc, qui se négociait autrefois à 200 francs congolais, se vend aujourd'hui à près de 2 000 francs. Cette hausse spectaculaire touche également les produits manufacturés et les autres denrées agricoles, comme la banane.

Les barrières illégales et le transport en cause

Le renchérissement de la vie à Walikale n'est pas dû à une pénurie de production, mais principalement à l'explosion des coûts de transport. Patient Tubuni, acteur de la société civile de Walikale, pointe du doigt le calvaire des transporteurs sur les axes Bukavu, Goma et Kisangani :

« Les motards ont haussé le prix de transport au kilo, passant de 3 000 à 5 000 francs congolais. Ils justifient cela par la multiplicité des barrières où ils déboursent de grosses sommes d'argent, sans quittance ni reçu, tout au long du voyage ».

Pour compenser ces taxes illégales et les frais de transport, les vendeuses de produits de première nécessité sont contraintes de répercuter ces coûts sur les prix de vente finaux pour espérer équilibrer leur situation financière.

Un plaidoyer pour la réhabilitation routière

Face à cette asphyxie économique, la société civile appelle à une action coordonnée des autorités à deux niveaux :

  • Au niveau local :  la tenue d'une table ronde réunissant les autorités politico-administratives, les associations de transporteurs et les coopératives agricoles pour réguler les prix et supprimer les barrières tracassières.
  • Au niveau national :  la réhabilitation urgente de la Route nationale n°3 (RN3), dépendant de Walikale à Kisangani.

L'ouverture de cet axe routier est jugée stratégique. C'est en effet par cette voie que transitent les camions-remorques transportant d'importants stocks de marchandises manufacturées, capables de stabiliser l'offre et de faire baisser les prix dans le territoire de Walikale.

radiookapi.net/CC



Les autorités de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo ont interdit tout rassemblement et toute manifestation dans l’enceinte du Palais du peuple à compter du 1er janvier 2026.

Conformément aux instructions du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sangara, le secrétaire général de l’Assemblée nationale informe l’opinion publique que « désormais, toute manifestation et tout rassemblement sont interdits dans l’enceinte du Palais du Peuple ».

Dans un communiqué de service, le secrétaire général précise que cette décision est prise en exécution d’une instruction contenue dans une lettre du président de l’Assemblée nationale, datée du 29 décembre 2025. Selon le document, cette mesure vise à « préserver le caractère neutre et inviolable du site abritant l’Assemblée nationale ». Ce lieu a été depuis quelques années le théâtre d’un folklore politique inédit. Il faut, par exemple, noter que cette décision intervient dans un contexte marqué par de violents troubles survenus au Palais du Peuple au début du mois d’août 2024. Des tensions avaient alors éclaté aux abords et à l’intérieur du siège du Parlement à Kinshasa, opposant des militants, principalement issus de la mouvance de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sur fond de rivalités internes liées à l’installation du nouveau Parlement et à la désignation de ses dirigeants.

Le 6 août 2024, la situation avait dégénéré en affrontements. Des jets de pierres et des actes de vandalisme avaient été signalés, conduisant la police nationale congolaise à intervenir pour disperser les groupes, notamment par des tirs de sommation. Plusieurs personnes avaient été blessées et des dégâts matériels constatés au Palais du Peuple.

Dans les jours suivants, les forces de sécurité avaient procédé à de nombreuses interpellations, la police présentant plus de 200 personnes comme auteurs présumés ou participants aux troubles. Le 10 août 2024, le président de la République, Félix Tshisekedi, avait condamné publiquement ces violences, les qualifiant d’actes contraires à l’État de droit, et affirmé que leurs auteurs devraient répondre de leurs actes devant la justice.

Le 14 août 2024, un procès en flagrance avait été ouvert devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe contre 41 présumés membres de la « Force du Progrès », une structure de jeunesse liée à l’UDPS, poursuivis notamment pour association de malfaiteurs et destruction de biens publics. Mi-août, le tribunal s’était déclaré incompétent pour juger cinq prévenus mineurs impliqués dans les faits, renvoyant leurs dossiers vers les juridictions compétentes pour mineurs.

 actualite.cd/CC



Le Rwanda a décidé de présenter Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), a annoncé le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, dans une interview accordée à Jeune Afrique.

À dix mois du XXe Sommet de la Francophonie, prévu à Phnom Penh, au Cambodge, Kigali a pris les devants alors que le second mandat de Mme Mushikiwabo arrive à expiration cette année et que le dépôt des candidatures se clôturera fin avril.

Le président rwandais Paul Kagame a ainsi décidé de reconduire son ancienne ministre des Affaires étrangères, élue secrétaire générale de la Francophonie en octobre 2018 lors du sommet d’Erevan, en Arménie. Elle avait pris ses fonctions en janvier 2019, avant d’être réélue pour un second mandat au sommet de Djerba, en novembre 2022.

Ancienne ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Communauté de l’Afrique de l’Est du Rwanda, Louise Mushikiwabo a également occupé le poste de ministre de l’Information. Diplômée en langues et en interprétation de l’Université du Delaware, aux États-Unis, elle maîtrise le français, l’anglais et le kinyarwanda.

Cette annonce intervient dans un contexte de débats croissants sur la succession à la tête de l’OIF. Dans une tribune publiée en juillet 2025, Mabiala Ma-Umba, ancien directeur de l’éducation et de la jeunesse à l’OIF, estimait que la République démocratique du Congo pourrait prétendre à la fonction de secrétaire général lors du prochain sommet, à condition de présenter une candidature disposant d’une crédibilité et d’un rayonnement international reconnus.

Selon lui, le poste de secrétaire général de la Francophonie, qui a rang de chef d’État, exige une personnalité « inspirante », capable de jouer un rôle de facilitateur entre les États membres, dans une organisation où les décisions se prennent le plus souvent par consensus.

Depuis la création du poste en 1997, la Francophonie a été dirigée successivement par Boutros Boutros-Ghali, Abdou Diouf, Michaëlle Jean et Louise Mushikiwabo. Le critère de rotation géographique n’a jusqu’ici pas été déterminant dans le choix des secrétaires généraux, rappelle Mabiala Ma-Umba, alors que plusieurs voix soulignent que l’avenir démographique de la Francophonie se situe en Afrique, en particulier en République démocratique du Congo.

actualite.cd/CC



L’artiste congolais Gaz Mawete a dévoilé le visuel de son nouveau titre intitulé « Ba Sonner », réalisé en collaboration avec le rappeur Youssoupha. Cette annonce suscite déjà un fort engouement auprès des fans des deux artistes.

À travers ce visuel, Gaz Mawete et Youssoupha donnent un avant-goût de l’univers artistique du morceau, mêlant modernité, identité africaine et créativité. Cette collaboration marque une rencontre musicale entre deux figures majeures de la scène urbaine francophone.

Avec « Ba Sonner », Gaz Mawete poursuit son ascension et confirme sa capacité à s’associer à des artistes de renom pour proposer des projets ambitieux. Les fans attendent désormais avec impatience la sortie officielle du titre et de son clip.

Ordi Mande



Dans un communiqué publié le 2 janvier 2026, la Direction générale des impôts (DGI) a annoncé le changement des plaques d’immatriculation des véhicules en République démocratique du Congo. Selon cette communication officielle, le lancement de la nouvelle plaque minéralogique sécurisée était prévu le 6 janvier 2026.

Cette annonce a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce mercredi 7 janvier, la coalition « Le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV), regroupant des organisations congolaises et internationales de la société civile engagées pour la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources publiques, dénonce une attribution du marché entachée d’opacité et de conflits d’intérêts.

Selon la CNPAV, sous la bénédiction du ministre des Finances en exercice, Doudou Fwamba, une procédure d’appel d’offres a été conduite de manière confidentielle, aboutissant à l’attribution du marché à la société belge Castillo Valere BV, représentée en RDC par Castillo Service RDC, une entreprise attribuée à M. George Batuleji, cadre de l’UDPS et proche des cercles du pouvoir.

La coalition affirme que ce projet profite davantage à des intérêts privés qu’à l’État congolais. D’après le nouveau contrat, le coût de la plaque est fixé à 100 USD pour les véhicules déjà immatriculés et à 115 USD pour les nouveaux véhicules, un prix jugé excessif par rapport aux bénéfices réels pour le Trésor public.

La CNPAV relève que, officiellement, le contrat porte sur 100 000 paires de plaques. Toutefois, des documents internes font état d’un projet initial d’un million de plaques, évalué à 65 millions USD, lequel aurait été bloqué par la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP). Cependant, note le communiqué, cette réduction du volume n’a pas entraîné une modification substantielle du mécanisme financier.

La plateforme estime que le projet n’a pas fait l’objet d’une planification préalable, en violation notamment des articles 11, 15 et 17 du décret nᵒ 23/38 du 26 octobre 2023 portant modalités d’application de la loi nᵒ 18/016 du 9 juillet 2018 relative aux partenariats public-privé. Elle évoque également la violation des principes de la commande publique consacrés à l’article 24 du même décret.

Sur le plan financier, la CNPAV soutient que le montage retenu est défavorable à l’État. Elle soutient que le coût de production d’une plaque par le fournisseur belge est estimé à 30 USD, alors que la part contractuelle qui lui est attribuée reste fixée à 65 USD, comme dans l’ancien contrat de 2009. La part revenant au Trésor public n’augmenterait que marginalement, passant de 35 à 36 USD.

Le communiqué affirme, en outre, qu’une quotité de 35 USD sera captée par des intermédiaires privés, tandis qu’une autre part sera attribuée, sans base légale claire, à un « comité de suivi » composé de membres de cabinets ministériels, de la DGI et de représentants de Castillo Service RDC.

S’appuyant sur les données de la DGDA et de la DGI, la CNPAV estime le parc automobile congolais à environ 3 millions de véhicules. Une opération de remplacement généralisé des plaques à 100 USD représenterait ainsi un enjeu financier de plusieurs centaines de millions de dollars. À titre illustratif, sur la seule commande de 100.000 paires de plaques, les gains potentiels pour les intermédiaires privés pourraient dépasser 3,5 millions USD, au détriment du Trésor public.

Plus grave encore, dénonce la coalition, les fonds issus de la vente des plaques seraient versés sur des comptes bancaires privés. Ce mécanisme permettrait à l’intermédiaire local d’acheter les plaques à 30 USD et de les revendre indirectement à l’État à 65 USD, générant ainsi une marge considérable.

L’examen de la loi des finances 2026, selon la CNPAV, met en évidence une absence de traçabilité des recettes issues des plaques d’immatriculation. L’impact de la réforme ne se reflète pas dans les prévisions de recettes de la DGI. Pour l’exercice fiscal 2026, les revenus attendus des immatriculations automobiles sont évalués à 2,2 millions USD, correspondant à 65 417 requérants, alors que le potentiel réel serait largement supérieur.

Au regard de ces constats, la coalition exige la suspension immédiate de l’opération de changement obligatoire des plaques jusqu’à clarification complète du processus, la publication intégrale de tous les contrats, avenants et arrêtés relatifs au marché des plaques minéralogiques, ainsi que la mise en place d’un audit indépendant sur la procédure de passation et le montage financier.

La CNPAV recommande également l’ouverture des enquêtes judiciaires sur les soupçons de conflits d’intérêts, d’enrichissement illicite et de détournement de fonds publics, le respect strict de la législation sur les marchés publics et la mise en œuvre d’une réforme garantissant que les recettes issues de l’immatriculation bénéficient prioritairement au peuple congolais.

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Ali Kalonga

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