Les habitants de Kinshasa sont une nouvelle fois sous le choc suite à la découverte de cercueils abandonnés dans les rues de la capitale congolaise. Un phénomène aussi inquiétant qu’inexpliqué qui provoque la panique parmi la population.
Un cercueil dégageant une “odeur de mort” à Ngaliema
Ce matin, les riverains de la commune de Ngaliema ont été stupéfaits de découvrir un cercueil abandonné au milieu d’un rond-point. Selon les témoins, une odeur nauséabonde s’en dégagerait, semant la terreur dans le quartier.
Un précédent incident similaire à Mont-Ngafula
Un événement similaire s’était déjà produit le 23 janvier dernier dans la commune de Mont-Ngafula, où un cercueil avait été retrouvé abandonné sur la route By-pass. La population locale avait alors catégoriquement refusé de l’ouvrir, par crainte d’une macabre découverte.
Face à ces mystérieuses découvertes, les habitants redoutent que ces cercueils n’aient un lien avec des pratiques occultes ou surnaturelles. La tension est palpable, alimentant de nombreuses rumeurs au sein de la population.
En attendant l’intervention des autorités, ces macabres découvertes provoquent un vif émoi dans les quartiers de Kinshasa, plongeant les riverains dans l’inquiétude et la perplexité. Un phénomène qui soulève de nombreuses interrogations sur ses origines et ses motivations.
mbote/CC
La délégation syndicale du Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) accuse le directeur général, Faustin Biringanine, de mégestion et de détournement de plus de 18 millions de dollars américains.
Dans une interview accordée ce mardi 10 mars 2026 à 7SUR7.CD, Patrick Badibanga, président comité syndical FOMIN précise qu’en date du 23 décembre 2025, le cabinet du ministre des Mines avait demandé au DG Faustin Biringanine les documents complets du dossier de 18 millions $ qui auraient été dilapidés au profit de BABILI MINING.
« Le 29 décembre 2025, Mr Faustin Biringanine envoie un courrier au directeur général de BABILI MINING pour demander lesdits documents, qu'il est censé avoir au préalable, sur base desquels les analyses et évaluations devraient être faites avant le financement du projet », indique le président de la délégation syndicale.
Dans la foulée, Patrick Badibanga s’interroge sur le mobile qui a conduit au décaissement de cette somme.
« Alors, sur base de quels soubassements le DG BIRINGANINE a-t-il donné 18.000.000 USD à BABILI MINING en Juin 2025 ? Une preuve de plus que les 18.000.000 USD ont été décaissés sans études de viabilité, ni de faisabilité du projet. Incompétence, megestion et détournement », fustige Patrick Badibanga.
Par ailleurs, la délégation syndicale du FOMIN appelle ministre des Mines à intervenir.
« Les gens se sont partagés l'argent sans étudier même le projet. Le ministre des Mines est ainsi appelé à prendre ses responsabilités quant à ce », conclut le président de l’intersyndicale du FOMIN.
Signalons par ailleurs que le Fonds Minier pour les Générations Futures est un établissement public créé pour pérenniser la recherche minière et financer le développement durable, assurant l'après-mine. Alimenté par la redevance minière, il vise à constituer des richesses pour les générations futures.
Jephté Kitsita
Le porte-parole du Gouvernement, Patrick congolais Muyaya, a qualifié de « débat démocratique normal » les discussions en cours autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo, tout en soulignant que les priorités actuelles de l’Exécutif national restent ailleurs.
Intervenant lors d’un briefing de presse animé, lundi 9 mars 2026, à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le ministre de la Communication et des Médias a indiqué que chacun est libre d’exprimer son opinion sur la question de la révision constitutionnelle. Selon lui, ce type d’échanges relève du fonctionnement normal d’un système démocratique.
Toutefois, le porte-parole du Gouvernement a tenu à rappeler que l’Exécutif concentre actuellement ses efforts sur la reconquête de l’intégrité territoriale et la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
« Nous travaillons actuellement à recouvrer l’intégrité territoriale. Notre préoccupation principale concerne nos populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, précisément celles qui vivent dans les zones sous occupation », a-t-il déclaré.
Pour le ministre, même si le débat sur la révision de la Constitution se poursuit dans l’espace public, il ne constitue pas à ce stade une priorité pour le Gouvernement. Il a précisé que la question sera abordée officiellement le moment venu au sein du Conseil des ministres, le cas échéant.
« Le débat sur la révision de la Constitution doit être considéré comme un débat démocratique, où chacun peut exprimer son opinion. Mais, au niveau du Gouvernement, les priorités sur lesquelles nous nous concentrons sont connues. Le jour où cette question sera abordée en Conseil des ministres, nous ne manquerons pas d’en faire le compte rendu », a-t-il souligné.
Prosper Buhuru
Les États-Unis ont brandi, vendredi 6 mars, la menace de nouvelles sanctions contre des responsables rwandais, quelques jours après avoir déjà sanctionné l'armée rwandaise et plusieurs ressortissants du pays pour leur rôle présumé dans l'instabilité dans l'est de la RDC.
Dans un communiqué, le département d'État a annoncé l'imposition de restrictions de visas visant « plusieurs hauts responsables rwandais » accusant d'alimenter l'instabilité dans l'est de la RDC. Washington reproche à ces responsables de continuer à soutenir la rébellion du M23 et de violer les accords de Washington, estimant que ces actions « alimentent la violence et sapent la stabilité de toute la région des Grands Lacs ».
Les États-Unis ont appelé toutes les parties aux accords de Washington à respecter pleinement leurs engagements, notamment la neutralisation immédiate par la RDC du groupe armé FDLR et de ses affiliés, ainsi que le retrait par le Rwanda de ses troupes et de son matériel militaire du territoire congolais.
« Les individus soupçonnés d'être responsables, complices ou directement ou impliqués engagés dans des actions visant à nuire à une paix durable dans la région des Grands Lacs feront face à des conséquences », a prévenu le département d'État.
Ces restrictions de visas s'appuient sur la section de la loi américaine sur l'immigration et la nationalité, qui permet au secrétaire d'État de déclarer inadmissible aux États-Unis toute personne dont l'entrée pourrait avoir « des conséquences graves pour la politique étrangère des États-Unis ». Certains membres de la famille peuvent également être visés.
Cette annonce intervient après une première série de sanctions annoncées le 2 mars, lorsque le département du Trésor américain avait inscrit la Rwanda Defence Force (RDF) et quatre ressortissants rwandais, Stanislas Gashugi, Ruki Karusisi, Mubarakh Muganga, également connus sous le nom de « MK MUBARKH », et Vincent Nyakarundi, sur la liste des personnes et entités sanctionnées.
Cette désignation entraîne le gel de leurs avoirs pertinents de la américaine et interdit aux citoyens et entreprises juridictions américaines d'effectuer des transactions avec eux. Le Trésor a toutefois publié une licence générale autorisant jusqu'au 1er avril 2026 certaines opérations nécessaires à la cessation progressive des transactions impliquant la RDF.
actualite.cd/CC
La question d’un éventuel 3e mandat pour le Président Félix Tshisekedi a été relancée ce week-end par l’un de ses ministres. Didier Budimbu, ministre des Sports et Loisirs, a en effet ouvertement milité pour cette possibilité lors d’un meeting organisé dans la province du Kongo-Central.
“Nous allons proposer cette idée jusqu’à l’union sacrée… On ne va pas dire que le mandat touche à sa fin et qu’il doit le laisser. À qui doit-il le donner ? Et que fera la personne qui le recevra ?”, a déclaré le membre du gouvernement.
Ces propos entrent en contradiction avec la position du deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo, qui s’était fermement opposé à toute révision de la Constitution. Selon lui, le mandat du Président Tshisekedi s’achève en 2028 et il ne peut briguer un 3e mandat.
Ces déclarations contradictoires au sein même de la classe politique illustrent les profondes divisions autour de la question de la succession présidentielle. Dans un contexte “d’agression” du pays, le défi sera de trouver un consensus permettant de préserver la stabilité institutionnelle et l’unité nationale.
Jusqu’à présent, la Présidence n’a pas réagi officiellement aux propos du ministre Budimbu. Mais ces derniers risquent d’attiser les tensions et de fragiliser davantage la cohésion politique en République démocratique du Congo.
mbote/CC
Dans le milieu musical congolais, le surnom donné par Ferré Gola à Fally Ipupa – “Ducobu” – a suscité de nombreux débats. Au-delà de la simple plaisanterie, ce qualificatif révèle des tensions sous-jacentes entre les deux artistes.
Le soupçon de “tricherie” artistique
Selon plusieurs interprétations, Ferré Gola considérerait que Fally Ipupa “triche” dans sa pratique musicale. Le surnom “Ducobu” ferait ainsi référence au personnage de bande dessinée célèbre pour ses combines ingénieuses, insinuant que Fally Ipupa n’atteindrait pas le succès par ses propres mérites.
Plus précisément, Ferré Gola reprocherait à Fally Ipupa d’abuser de l’Auto-Tune, un outil technologique permettant de corriger et d’embellir la voix. Pour les partisans de Ferré Gola, cela reviendrait à “tromper” le public sur les véritables capacités vocales de Fally Ipupa.
Ce surnom révèle un clivage plus large au sein de la scène musicale congolaise. D’un côté, les défenseurs de la tradition vocale comme Ferré Gola, qui privilégient la puissance et la justesse naturelle de la voix. De l’autre, des artistes comme Fally Ipupa qui assument l’utilisation des technologies modernes pour explorer de nouvelles sonorités.
Au-delà de la simple querelle entre deux artistes, ce débat autour du “Ducobu” reflète les tensions entre tradition et innovation dans la musique congolaise contemporaine.
mbote/CC
Revue de presse kinoise du vendredi 06 mars 2026.
La tempête politique qui secoue l’Union Sacrée de la Nation (USN) domine l’actualité de ce vendredi. Le débat sur la révision constitutionnelle, loin de s'apaiser, prend une tournure institutionnelle avec l'offensive lancée contre l'autorité morale de l'AFDC-A au sein de la chambre haute du Parlement.
Le Potentiel ouvre le bal en annonçant que le Sénat est en ébullition. Le quotidien rapporte qu’une motion de défiance a été officiellement initiée contre Modeste Bahati Lukwebo. Le journal explique que ce n'est pas un hasard si cette procédure survient juste après ses sorties médiatiques contre le projet de révision de la loi fondamentale. Pour le tabloïd, la majorité présidentielle a décidé de passer à la vitesse supérieure pour museler toute voix discordante interne, faisant de Bahati le premier « martyr » ou la première victime politique de ce débat clivant.
Dans la même veine, Actu30.cd apporte des précisions sur les griefs soulevés par les pétitionnaires : la motion ne se limite pas à la question constitutionnelle. Les initiateurs reprochent également à l’ancien président du Sénat un « manque de respect » envers le Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Le portail d'information précise que le climat est devenu délétère dans les couloirs du Palais du peuple, où la loyauté envers le projet de révision devient, semble-t-il, le seul critère de survie politique.
Sur la fragilité de sa position, Forum des As se montre tout aussi incisif : « Pour s'être opposé à la révision constitutionnelle, Modeste Bahati désormais sur une chaise éjectable ». Pour ce quotidien, Bahati Lukwebo a franchi une « ligne rouge » que la machine politique de l'USN ne pouvait tolérer. Forum des As note que si Bahati tombe, cela enverra un signal clair à tous les autres poids lourds de la majorité : le projet de révision n'est pas négociable.
Le Phare complète ce tableau avec une analyse imagée : « USN : Bahati, un pied dedans, un pied dehors ! ». Le journal indépendant souligne que cette motion de défiance est une manœuvre pour « nettoyer » l'Union Sacrée de ses éléments réticents. Malgré les pressions, selon la source, l'autorité morale de l'AFDC-A semble vouloir assumer sa position jusqu'au bout, transformant cette crise en un bras de fer personnel avec l'exécutif.
Pour sa part, Congo Nouveau voit derrière cette démarche de révision constitutionnelle une manœuvre de Félix Tshisekedi pour s'éterniser au pouvoir. L’hebdomadaire soutient que la polémique autour de Bahati Lukwebo n'est que l'arbre qui cache la forêt. Le véritable débat concerne le devenir de la démocratie congolaise. Le journal estime que Félix Tshisekedi est désormais à la croisée des chemins et que sa décision finale sur cette révision constitutionnelle déterminera sa place dans l'histoire : soit comme le bâtisseur de la stabilité, soit comme celui qui a succombé à la tentation du pouvoir à vie. « Le miroir de l'histoire » sera sans complaisance vis-à-vis des choix que le Chef de l’État posera dans les prochains mois, avertit l'analyste.
radiookapi.net/CC
À l’occasion de la Journée internationale des femmes célébrée ce 8 mars, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, tire la sonnette d’alarme :
« À l’échelle mondiale, les femmes ne détiennent que 64 % des droits légaux dont bénéficient les hommes »
Une statistique choc, révélée dans son message officiel, qui met en lumière l’ampleur des discriminations encore inscrites dans les législations de nombreux États.
Le thème retenu cette année – droits, action et justice pour toutes les femmes et les filles – rappelle l’urgence d’agir pour combler ces inégalités systémiques.
Des discriminations légales qui influencent toute la vie des femmes
António Guterres souligne que dans de nombreux pays, la loi continue de limiter profondément les droits fondamentaux des femmes :
- impossibilité de posséder des biens ou d’hériter au même titre que les hommes,
- interdiction de travailler ou de voyager sans l’autorisation du conjoint,
- restrictions dans le droit de divorcer,
- absence de reconnaissance du viol conjugal, encore non criminalisé dans plus de 40 États,
- obstacles à l’accès à l’éducation,
- impossibilité pour certaines femmes de transmettre leur nationalité à leurs enfants.
Même dans les pays où des protections existent, les femmes peinent à accéder à la justice, en raison de discriminations persistantes ou d’une faible application des lois.
Les droits des femmes menacés par de nouvelles dynamiques
Si certaines inégalités juridiques datent de plusieurs siècles, le Secrétaire général de l’ONU observe également une nouvelle tendance inquiétante :
- montée de l’autoritarisme,
- instabilité politique croissante,
- volonté renouvelée de renforcer des structures patriarcales.
Ces dynamiques fragilisent des acquis obtenus de longue lutte, notamment en matière de droits sexuels et reproductifs, de protection au travail ou d’égalité économique.
Appel à l’unité pour défendre les droits et la dignité des femmes
António Guterres appelle la communauté internationale à se mobiliser collectivement pour atteindre les objectifs du Programme d’action Beijing+30 et des Objectifs de développement durable (ODD) :
« En luttant contre les lois et pratiques discriminatoires – et en défendant les progrès déjà accomplis – nous pouvons garantir la dignité, les opportunités et la liberté que toutes les femmes méritent ».
Il conclut sur un message fort :
« Quand nous ne sommes pas égaux devant la loi, nous ne sommes pas égaux. Il est temps de faire de la justice une réalité pour les femmes et les filles, partout dans le monde ».
radiookapi.net/CC









