Le monde du football retient son souffle. Au terme de plus d’un mois de compétition à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique, l’Argentine, championne du monde en titre, et l’Espagne, championne d’Europe, s’affrontent en finale de la Coupe du monde de la FIFA 2026 au New York New Jersey Stadium (USA), ce dimanche 19 juillet, à 20h00 (heure de Kinshasa).
Cette affiche oppose deux des sélections les plus performantes du tournoi. D’un côté, une Argentine guidée par l’expérience de Lionel Messi et portée par une série de victoires arrachées au mental. De l’autre, une Espagne impressionnante de maîtrise collective, bâtie sur une défense presque impénétrable et un contrôle permanent du jeu.
Le parcours de l’Espagne : la régularité et la solidité
L’Espagne a terminé en tête du groupe H après un match nul face au Cap-Vert (0-0), une victoire contre l’Arabie saoudite (4-0) puis un succès face à l’Uruguay (1-0).
En phase à élimination directe, la Roja a successivement éliminé :
- l’Autriche (3-0) en seizièmes de finale
- le Portugal (1-0) grâce à un but tardif de Mikel Merino
- la Belgique (2-1) en quart de finale
- la France (2-0) en demi-finale.
Selon la FIFA, l’Espagne s’est hissée en finale grâce à sa « maîtrise du milieu de terrain » et à sa « stabilité défensive ». La sélection de Luis de la Fuente n’a encaissé qu’un seul but durant le tournoi.
Les points forts de l’Espagne
Avec un parcours presque sans faute, lors de ce mondial, de nombreux observateurs soulignent comme points forts de l’Espagne :
Une organisation défensive remarquable avec un seul but concédé avant la finale.
Une forte maîtrise de la possession et du rythme des rencontres.
Un collectif équilibré porté notamment par Mikel Oyarzabal, Mikel Merino, Pedro Porro et la jeune star Lamine Yamal.
Les limites observées
Plusieurs matchs à élimination directe ont été remportés sur des buts tardifs contre le Portugal et la Belgique, signe que certaines rencontres sont restées longtemps indécises.
L’Espagne a parfois manqué d’efficacité offensive malgré sa domination territoriale.
Le parcours de l’Argentine : l’expérience et la résilience
L’Argentine a réalisé un parcours parfait en phase de groupes avec trois victoires :
- contre l’Algérie (3-0)
- contre l’Autriche (2-0)
- contre la Jordanie (3-1).
Les champions du monde ont ensuite emprunté un chemin beaucoup plus difficile :
victoire 3-2 après prolongation contre le Cap-Vert
victoire 3-2 face à l’Égypte
succès 3-1 contre la Suisse en quart de finale
victoire renversante 2-1 contre l’Angleterre en demi-finale grâce à deux passes décisives de Lionel Messi.
La FIFA souligne que l’Argentine arrive en finale après des succès à forte charge émotionnelle face à l’Égypte, la Suisse et l’Angleterre.
Les points forts de l’Argentine
Plusieurs analystes notent comme points forts du tenant du titre :
L’expérience d’un groupe champion du monde en 2022.
L’influence déterminante de Lionel Messi, auteur de huit buts dans le tournoi selon la FIFA et pièce maîtresse du jeu argentin.
Une capacité à revenir dans les matchs et à faire la différence dans les moments décisifs.
Les limites observées
Une défense davantage exposée que celle de l’Espagne, avec plusieurs matchs très disputés lors de la phase à élimination directe.
Des débuts de rencontre parfois compliqués, l’équipe ayant dû renverser plusieurs situations défavorables au cours du tournoi.
Une finale historique
La FIFA présente cette affiche comme la confrontation entre les champions du monde et d’Amérique du Sud et les champions d’Europe. L’Espagne dispute sa première finale mondiale depuis son sacre de 2010, tandis que l’Argentine vise un quatrième titre mondial et un exploit rare : conserver sa couronne mondiale.
Au-delà de l’enjeu sportif, cette finale symbolise également l’opposition de deux styles. L’Espagne mise sur le contrôle du ballon, la discipline tactique et la force collective. L’Argentine s’appuie sur son expérience de grands rendez-vous, son efficacité dans les moments critiques et le leadership de Lionel Messi.
Le verdict tombera ce 19 juillet au New York New Jersey Stadium, théâtre du 104e et dernier match de cette Coupe du monde de la FIFA 2026
radiookapi.net/CC