Le député national et président des élus du groupe amitié RDC-USA, Joseph Bangakya, dit suivre et apprécier l’intérêt que les Congolais accordent à l’annonce du gouvernement d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d’un dispositif temporaire, traduisant leur fièvre à avoir des explications claires de ces accords. 

Dans une interview à ACTUALITÉ.CD, cet élu national, premier à déposer une question orale avec débat au bureau de la chambre basse du parlement, à l’attention de la ministre des affaires étrangères, insiste sur un débat profond et sérieux sur cette question cruciale.

« La représentation nationale veut des explications sur cet accord, qui n’a été annoncé par un communiqué du ministère de la communication et des médias. J’ai été le premier à déposer une question orale avec débat, parce que cette question mérite débat. L’opinion doit suivre,  les députés doivent poser des questions. Le gouvernement doit venir expliquer qu'il y ait un débat profond et sérieux », dit-il. 

Il souligne que, face à la peur et à la crainte des Congolais, le gouvernement se doit d'apporter des réponses rassurantes et convaincantes. 

« il faut garder du calme, le gouvernement doit faire ce qu’il fait, le parlement doit jouer son rôle. Je suis heureux d’être à la croisée de tout cela, et le premier à le faire, je vous promet que je vais jouer mon rôle», ajoute le député national.

La décision du gouvernement congolais de conclure des accords avec la Maison Blanche en vue de l’accueil, à Kinshasa, des migrants qu’il a expulsés de son sol, n’a pas été débattue au parlement. Cela constitue la violation de la Constitution, dont l’article 213 stipule que : «le Président de la République négocie et ratifie les traités et accords internationaux. Le gouvernement conclut les accords internationaux non soumis à ratification après délibération en Conseil des ministres. Il en informe l'Assemblée nationale et le Sénat».

À travers un communiqué du ministère de la communication, le gouvernement a précisé que ce dispositif, défini conjointement avec les autorités américaines, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale en matière de gestion de l’accès et du séjour des étrangers, ainsi que dans les engagements internationaux et régionaux du pays en matière de protection des droits des migrants.

Kinshasa ajoute également que la prise en charge logistique et technique sera assurée par le gouvernement américain, via des structures spécialisées, et qu’« aucune charge financière » ne sera supportée par le trésor public congolais.

En effet, les personnes concernées seront accueillies dans des sites situés dans la ville de Kinshasa, avec un encadrement administratif, sécuritaire et humanitaire, selon le communiqué. 

Samyr LUKOMBO



Une proclamation solennelle, des foules en liesse, et une zone d’ombre persistante. À Nkamba, le président Félix Tshisekedi a élevé, ce 6 avril 2026, la cité au rang de « Ville sainte ». Une décision à forte charge symbolique, annoncée sans précision sur ses effets juridiques ou administratifs.

C’est dans cette localité connue comme la « Nouvelle Jérusalem », haut lieu du Église kimbanguiste, que le chef de l’État a pris la parole à l’occasion de la commémoration du prophète Simon Kimbangu. Devant une foule dense de fidèles, rassemblés pour marquer un anniversaire majeur de la fondation du mouvement, il a officialisé une décision présentée comme historique, sans en détailler les contours.

"Aujourd'hui je suis venu vous saluer parce que, comme vous le savez, c'est un jour spécial. Car le 6 avril de chaque année est déclaré un jour férié partout en RDC. Ainsi, après notre entretien de tout à l'heure avec le Chef spirituel, tata Simon Kimbangu Kiangani, j'ai pris une autre nouvelle décision. C'est celle de doter la cité de Nkamba, d'un statut spécial. Ce statut spécial est que la Cité de Nkamba devra devenir une ville Sainte", a déclaré de manière succincte le Président Félix Tshisekedi, en présence du chef spirituel et ses collaborateurs ainsi que de la première dame Denyse Nyakeru.

La journée, déclarée fériée, s’inscrit dans un calendrier mémoriel désormais institutionnalisé. Elle célèbre à la fois une figure religieuse majeure et une certaine idée de la conscience africaine. Mais l’annonce présidentielle, elle, soulève des interrogations immédiates : que recouvre ce statut inédit ? Quels en seront les effets concrets en matière de gouvernance locale, de fiscalité, ou de droit ?

Aux côtés de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et de plusieurs membres du gouvernement, Félix Tshisekedi a été accueilli dans une atmosphère de ferveur.

Les fidèles, venus parfois de l’étranger, ont transformé Nkamba en un espace de célébration intense, marqué par les couleurs vert et blanc, emblèmes d’espoir et de victoire dans la tradition kimbanguiste.

Mais derrière la liturgie politique et spirituelle, une question demeure : cette consécration relève-t-elle d’un acte symbolique ou d’une reconfiguration institutionnelle ? En l’absence de texte, de décret détaillé ou de cadre légal explicite, la « Ville sainte » reste, pour l’heure, une annonce suspendue , puissante dans sa portée, floue dans son application.

Lionel Kibuluku

 



Fally Ipupa continue de faire monter la pression autour de son prochain projet musical. L’artiste a officialisé la sortie de son nouveau clip « Doucement », en collaboration avec Joé Dwèt Filé, prévue pour le 10 avril 2026. 
 
Une collaboration très attendue
 

Intitulé « Doucement », ce morceau marque la rencontre entre deux univers musicaux complémentaires. Joé Dwèt Filé, figure majeure du kompa, du zouk et du R&B, a lui-même décrit cette collaboration comme « particulièrement puissante » et « une folie », laissant présager un titre à fort impact. 

Ce duo s’annonce comme l’un des moments forts du projet de Fally Ipupa, tant par la notoriété des deux artistes que par la fusion de leurs styles.

Un extrait de l’album « XX (Délirium) »

« Doucement » est le septième titre de l’album « XX (Délirium) », dont la sortie complète est annoncée pour le 17 avril 2026.  Ce projet, conçu pour célébrer les 20 ans de carrière de Fally Ipupa, se veut ambitieux et éclectique, mêlant sonorités urbaines et influences africaines.

L’album s’inscrit dans une dynamique de renouvellement artistique, tout en restant fidèle à l’identité musicale de l’artiste.

Une montée en puissance avant avril

Avec cette annonce, Fally Ipupa continue de structurer le lancement de son projet « XX », en dévoilant progressivement ses collaborations et son univers. La sortie du clip « Doucement » apparaît comme une étape clé dans cette stratégie.

À quelques jours de la sortie de l’album, l’attente ne cesse de grandir autour de ce projet, qui pourrait marquer un tournant dans la carrière de l’artiste et confirmer une nouvelle fois son influence sur la scène musicale africaine et internationale.

mbote/CC



Ce dimanche, sur l’esplanade du Palais du Peuple, une foule de plusieurs milliers de personnes a dénoncé, devant le chef de l’État, des arrestations arbitraires opérées par la police, notamment en raison de la coupe de cheveux de certains jeunes.

Cela s’est produit lors de la réception des Léopards après leur qualification pour la Coupe du monde.

Félix Tshisekedi a immédiatement ordonné la cessation de ces pratiques, et a instruit le chef de la police de faire arrêter tout agent impliqué dans de telles exactions.

Les Léopards de la République démocratique du Congo ont regagné Kinshasa ce dimanche après leur qualification pour la coupe du monde 2026, après 52 ans d’attente. Les fauves congolais ont battu les Jamaïcains, le 31 mars, à Guadalajara, au Mexique, sur le score d’un but à rien au terme des prolongations.

À leur retour, ils ont été accueillis par la population qui s’est amassée le long du boulevard Lumumba. Après l’aéroport, les Léopards ont communié avec la population et les officiels à l’esplanade du Palais du peuple.

Zabulon Kafubu



Devant les milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le Pape a présidé ce dimanche la messe du jour de la Résurrection, rappelant combien l'annonce de la joie pascale embrassait toute l'histoire et nous invitait à «lever les yeux et ouvrir notre cœur». «Le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie» a aussi souligné le Saint-Père dans son homélie.
 

Olivier Bonnel - Cité du Vatican

Sous un resplandissant soleil romain, les 45 000 fidèles venus ce dimanche de Pâques place Saint-Pierre ont pu écouter Léon XIV rappeler la joie de la résurrection du Christ pour le monde, après la lecture psalmodiée de l'évangile de Jean qui fait mémoire du tombeau vide (Jn, 20, 1-9). «Cette annonce pascale embrasse le mystère de notre vie, la destinée de l’histoire, et elle nous atteint jusque dans les abîmes de la mort, par lesquels nous nous sentons menacés et parfois submergés» a dit le Pape au début de son homélie. L'annonce joyeuse de la résurrection est une «plénitude de joie que rien ne peut détruire : la mort a été vaincue pour toujours, la mort n’a plus de pouvoir sur nous !»

L'évêque de Rome a déroulé sa réflexion en rappelant combien nous pouvions être limités pour accueillir cette joie. «Lorsque les soucis ou les rancœurs étouffent la joie de vivre, lorsque nous éprouvons de la tristesse ou de la fatigue, lorsque nous nous sentons trahis ou rejetés, lorsque nous devons faire face à notre faiblesse, à la souffrance, à la fatigue de chaque jour, alors nous avons l’impression de nous trouver dans un tunnel dont nous ne voyons pas la sortie».

La mort est autour de nous, sous de multiples facettes, a poursuivi Léon XIV:

“Mais aussi en dehors de nous, la mort est toujours à l’affût. Nous la voyons présente dans les injustices, dans les égoïsmes partisans, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention envers les plus fragiles. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit.”

«Les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres »

Mais la réalité de la Pâques du Seigneur nous place dans une autre dynamique, a-t-il souligné, elle nous invite en effet à lever les yeux et ouvrir notre cœur, «elle continue de nourrir dans notre esprit et au fil de l’histoire la semence de la victoire promise». Cette réalité nous place aussi en mouvement, comme Marie de Magdala et comme les Apôtres, «pour nous faire découvrir que le tombeau de Jésus est vide, et qu’ainsi, dans toute mort que nous expérimentons, se trouve aussi de la place pour une vie nouvelle qui surgit».

En étant vivant, le Seigneur «ouvre notre cœur à l’espérance qui nous soutient par les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres, a encore souligné le Pape, le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie. Nous sommes orientés une fois pour toutes vers la plénitude car, dans le Christ ressuscité, nous sommes nous aussi ressuscités».

Citant son prédécesseur François, qui affirmait dans sa première Exhortation apostolique, Evangelii gaudium que la résurrection du Christ «n’est pas un fait relevant du passé», Léon XIV a enfin rappelé que, «dans le Christ ressuscité, une nouvelle création est possible chaque jour». Pâques «est un nouveau départ, elle est la vie enfin rendue éternelle par la victoire de Dieu sur l’ancien Adversaire», a-t-il conclut, soulignant «que nous avons besoin aujourd’hui de ce chant d’espérance».

vatican news/CC

 



La République démocratique du Congo annonce la mise en place d’un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un accord avec les États-Unis.
Selon le ministère de la Communication et Médias, cité dans un communiqué ce dimanche 05 avril 2026, ce mécanisme vise à répondre à des besoins migratoires spécifiques, tout en respectant la souveraineté nationale, les exigences de sécurité et les engagements internationaux du pays.
 
Le gouvernement précise que :
• Il ne s’agit pas d’une installation permanente sur le territoire congolais
• Aucun impact financier ne sera supporté par le Trésor public
• Le dispositif sera encadré de manière stricte par les autorités congolaises
 
Les sites d’accueil seront aménagés principalement à Kinshasa, avec un suivi administratif, sécuritaire et humanitaire.
Chaque cas sera traité conformément aux lois de la République, avec possibilité de retour ou de réorientation selon les procédures en vigueur.
Les autorités insistent : cette initiative reste temporaire, encadrée et maîtrisée, sans externalisation de la politique migratoire congolaise.
 
pepele news/CC


Le docteur David Balanganay a été condamné, vendredi, à deux mois de prison avec sursis pour coups et blessures simples à l'égard de Mme Dorcas Moya par le tribunal de grande instance de Kinkole, dans l'Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

"Par ce motif, le tribunal statuant publiquement et contradictoirement à l’égard de toutes les parties, le magistrat du parquet entendu Dit non etablies en fait et en droit les infractions de torture et d’enregistrement des images et par conséquent, l’en acquitte et le rend libre de toute poursuite. Le condamne à deux mois de servitude pénale avec sursis pour coups et blessures simples", a prononcé le président de la composition.

ACP/CC



Selon le communiqué officiel du Ministère de l'Emploi et du Travail de la République démocratique du Congo, la journée du lundi 6 avril 2026 sera déclarée chômée et payée sur l'ensemble du territoire national.

Cette décision fait suite à l'Ordonnance n° 23/042 du 30 mars 2023 qui fixe la liste des jours fériés légaux en RDC. Le 6 avril 2026 est ainsi consacré au « combat de Simon KIMBANGU et de la conscience africaine ».

Le ministre Ferdinand Massamba wa Massamba indique dans le communiqué que cette journée est « déclarée chômée et payée sur toute l'étendue du territoire national », en hommage à cette figure historique du mouvement religieux kimbanguiste.

Cette mesure vise à permettre à l'ensemble de la population congolaise de commémorer la mémoire et l'héritage de Simon Kimbangu, considéré comme un symbole de la résistance africaine contre la domination coloniale.

Le kimbanguisme, fondé par ce prophète congolais au début du 20e siècle, occupe une place importante dans la culture et l'identité nationale de la République démocratique du Congo.

Cette déclaration d'un jour férié national illustre la volonté des autorités d'honorer et de préserver les figures historiques et spirituelles qui ont marqué l'histoire du pays.
 
mbote/CC

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Ali Kalonga

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