Des ordonnances présidentielles portant nominations au sein de quelques entreprises publiques ont été rendues publiques, ce lundi 23 février 2026. Elles ont été lues sur la Radio-Télévision nationale.
Voici l'intégralité des ordonnances présidentielles lues par la porte-parole du chef de l'Etat :
Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA) PCA : Mokolo Kanana DG : Guy Robert Lukama DGA : Théodore Ngwama
Société minière de Kilomoto (SOKIMO) PCA : François Kakese DG : Yannick Nzonde Mulundu DGA : Placide Nkala
Générale des carrières et des Mines (GECAMINES) PCA : Déogratias Ngele DG : Baraka Kabemba DGA : Jacques Masangu
Autorité de régulation du secteur de l'électricité (ARE) PCA : Jean-Marie Beya DG : Soraya Aziz DGA : Marco Kuyu
Régie des voies aériennes (RVA) PCA : Tryphon KIN-KIEY MULUMBA DG : Louis Blaise Londole DGA : Vincent Futa
CC
Chaises en circulaire dans la cour de la délégation Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, podium au milieu, des micros, instruments de musique et des tapis rouges. Tel était le décor planté samedi 21 février pour accueillir la soirée de gala “Monoko” qui a clôturé la troisième édition du salon des littératures en langues congolaises. Musique, théâtre, danse et slam dans toutes leurs formes ont fait partie de la fête qui voulait promouvoir les langues congolaises et africaines, en particulier le Tshiluba qui a été mise à l’honneur cette année.
« Le meilleur moyen de pérenniser une langue est de la montrer en action. Ce n’est pas de proclamer qu’il faut pratiquer la langue. La montrer notamment par différentes formes artistiques, pour différentes situations de la vie. On a décrit le deuil, la fête, le mariage, l’amour, la tristesse, la guerre, etc. », souligne Obed Bossa, directeur artistique du spectacle.
La soirée était un mélange du traditionnel et du moderne, du contemporain et du classique, des jeunes et des plus âgés. Les générations se croisent et les arts aussi. Pendant un peu plus d’une heure, le public a été bercé à tour de rôle par une chorale, des slameurs, des danseurs, des comédiens, des chanteurs.
Fêter et interpeller
Par le son du tam-tam, de la guitare, du xylophone, le spectacle a pris une autre allure après la chorale qui a ouvert le bal. Message en lingala, rap en Tshiluba, avec un seul et même objectif, célébrer l’Afrique. Le continent a notamment été représenté par des drapelets de différents pays remis au public.
« Nous sommes un en vrai, nous sommes unis malgré nos langues. C’est pourquoi, nous avons dit Monoko comme pour dire langue et non les langues. Le public a fait partie du spectacle, avec à l’idée de se réunir comme à l’ancienne autour du feu. C’est pourquoi nous étions en cercle avec des drapeaux des pays africains pour symboliser notre unité », explique Obed Bossa.
La danse et la performance ont accompagné tous les pas sur scène comme représentant à travers des mouvements du corps tout ce qui se déclame et se chante.
« Les paroles prennent corps aussi. En Afrique, on ne s’exprime pas que par la parole, nous sommes aussi très gestuels. On voulait représenter différents styles de danse pour accompagner, pas pour prendre la place de la parole. La danse fait partie vraiment de notre culture, c’est aussi un langage », ajoute le directeur artistique.
Dans la beauté de la poésie, des messages d'interpellations ont été lancés par les jeunes artistes prestataires. En lingala, avec son flow, ses mots percutants, Fernando Césaire souligne dans son texte « Kongo mboka na nga, bo lembisi, Nzambe a pesa bino aquarium, bo lié mbisi » comme pour évoquer une certaine négligence dans la gestion des ressources naturelles et tout ce que la nature a offert au sol et au sous-sol du pays.
À son tour Benjamin Masiya a lancé « Masisi ekoma bilei na biso mokolo na mokolo… Poso na poso, bato mwindo bazo kufa lokola ba soso » comme pour dire que les sons des armes ne cessent de retentir en RDC et les morts se comptent quotidiennement comme des poules.
Le Lingala ou le Tshiluba n’étaient pas les seules langues sur la scène. Bambara, Malagaci, Kikongo, Swahili et Wolof qui a même vu l’artiste musicien Eso Divin exécuter une chanson dans cette langue sénégalaise, une sorte de voyage à travers l’ouest de l’Afrique.
« La chanson raconte une célébration sénégalaise qui magnifie un ange qui descend, qui est rempli de beauté. Ça intéresse plus les enfants qui pendant cette fête sillonnent les avenues pour demander des cadeaux », indique Eso DIvn.
L’amour de l’Afrique et l’amour tout court
Une scène de mariage a mis en avant deux slameurs qui se disent leurs flammes mutuelles en lingala. Les mots, bien alignés avec les rimes, le rythme, n’ont pas laissé les participants indifférents. Pour l’un d’entre eux, Daniel Kinzamba, le lingala est clairement la langue de l’amour.
« C’était pas une scène uniquement, c’est toute une rencontre. On a vu plusieurs familles se mettre ensemble pour l’occasion, une façon de nous montrer que nos langues nous unissent et que nous sommes frères. Sans mentir, le lingala est la langue des amoureux », affirme-t-il avec le sourire.
A la suite de la scène, les familles ont entamé les discussions pour le mariage, parlant les 4 langues nationales mais se comprenaient. Après des discussions houleuses, un compromis a pu être trouvé. Une façon de montrer l’unité dans la diversité linguistique.
« L’Afrique et la RDC, nous avons besoin d'être unis dans tout ce que nous faisons. Sans l’unité et la paix, ça sera très difficile pour nous », ajoute Eso Divin.
Et la fête a commencé avec Koks le revenu, artiste rappeur à qui on a laissé la scène pour dire lui aussi, à travers son art, son amour pour l’Afrique et la RDC. Dans son texte, il a évoqué la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC qu’il connaît si bien pour y avoir vécu.
« La chanson parle de la situation dans l’Est du pays. Je viens de là, j’ai vécu la guerre et j’exprime mon vécu dans la chanson. Le public m’a renvoyé l’énergie et c’était très agréable. Je suis heureux d’avoir été invité à cette soirée qui valorise nos cultures », a-t-il dit au sortir de la scène.
La soirée de gala Monoko était un spectacle avec une cinquantaine d’artistes, une façons de représenter la cinquantaine de pays africains. Une façon également de clôturer la troisième édition du salon des littératures en langues congolaises.
Kuzamba Mbuangu
Le Parc national des Virunga (PNVi) a annoncé, le lundi 16 février dernier, la naissance d'un nouveau gorille, une troisième enregistrée depuis le début de l'année.
Selon des précisions livrées par le parc, il s'agit d'un petit mâle de la famille Rugendo né de la femelle Bagambe. Cette naissance porte à 20 espèces, le nombre des gorilles de montagne issus de la même famille, tout comme le sont ceux de la famille Humba.
"Les 2 groupes [Humba et Rugendo] sont ainsi les quatrièmes plus grandes familles du secteur Mikeno", mentionne la note du parc national.
Le 3 janvier dernier, une autre naissance de 2 jumeaux gorilles de montagne issus de la famille Bageni avait déjà été enregistrée. Une naissance qui avait alors porté à 59, le nombre des membres de cette famille considérée comme la plus grande des Virunga.
Le parc rassure au sujet des mesures de surveillance et de protection supplémentaires pour veiller à la santé de ces espèces alors que la contrée fait face aux conflits armés.
Les gorilles de montagne sont une des espèces animales rares qui contribuent à la beauté du parc des Virunga, patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est, en effet, l'un des seuls 3 endroits au monde où l'on observe encore cette espèce rare à l'état sauvage.
Cependant, suite aux guerres répétitives, dont aujourd'hui celle du M23, Virunga et sa biodiversité sont menacés, contraignant certaines de ses espèces à migrer vers le Rwanda ou le Burundi ou encore empêchant des touristes locaux et étrangers de visiter les lieux.
Isaac Kisatiro, à Butembo
La disparition de Consty Eka continue de susciter une vive émotion dans le monde des médias et du showbiz africain. Parmi les nombreuses réactions, celle de Koffi Olomide se distingue par sa profondeur et sa sincérité.
Dans un message empreint d’émotion, la légende de la rumba congolaise a tenu à saluer la mémoire de celui qui fut l’animateur de son tout premier concert à Palais omnisports de Paris-Bercy, une date marquante dans sa carrière.
« Mon ami, mon frère, Consty Eka…
Tu n’étais pas seulement un grand homme des médias, tu étais une âme généreuse, un cœur vrai.
Derrière le micro, il y avait un ami fidèle, attentif, toujours prêt à tendre la main.
Ta voix nous guidait, ton sourire nous réconfortait.
Tu pars trop tôt, laissant en nous une douleur immense, mais aussi la richesse de tout ce que tu nous as donné.
Repose en paix, Consty.
Tu resteras à jamais dans nos cœurs.
Merci pour tout Consy. »
Son rôle lors du premier concert de Koffi Olomide à Bercy reste gravé dans les mémoires comme un moment historique pour la musique congolaise en Europe. Ce soir-là, sa voix avait accompagné un tournant majeur dans la carrière de l’artiste.
Aujourd’hui, le monde du spectacle pleure une figure emblématique. Mais à travers les témoignages comme celui de Koffi Olomide, l’héritage de Consty Eka continue de vivre — dans les cœurs, dans les souvenirs et dans l’histoire du showbiz africain.
Ordi Mande
Lors de son dernier live sur TikTok, la superstar de la musique congolaise Koffi Olomidé a à plusieurs reprises interpellé sa communauté en les appelant “Vikings”, intriguant les observateurs.
Des fans traditionnellement appelés “Koffiphiles” ou “Koffiètes”
Historiquement, les admirateurs de Koffi Olomidé étaient identifiés sous les appellations de “Koffiphiles” et “Koffiètes”, faisant référence à leur admiration et leur appartenance à son univers musical.
Mais durant ce live, l’artiste a systématiquement employé le terme “Vikings” pour s’adresser à eux, suscitant de nombreuses interrogations.
Historiquement, les Vikings étaient des explorateurs et guerriers scandinaves réputés pour leur esprit de conquête, leur mobilité maritime et leur organisation communautaire.
Dans l’imaginaire moderne, le Viking symbolise la bravoure, la loyauté au clan et une force de caractère affirmée. Un registre qui semble correspondre à la posture que Koffi Olomidé souhaite attribuer à ses fans.
Une nouvelle identité pour une fanbase soudée
Avec cette appellation de “Vikings”, Koffi Olomidé dépasse le simple attachement artistique pour évoquer une troupe soudée, prête à défendre son leader dans l’arène médiatique et culturelle.
L’artiste semble ainsi vouloir conférer à ses admirateurs une image de combativité et de solidarité autour de sa carrière.
Dans l’univers des stars de la musique, rebaptiser ainsi sa base de fans n’est jamais anodin. Cela participe à la construction d’un récit, d’une mythologie personnelle et d’un sentiment d’exclusivité.
Une manière pour l’artiste de galvaniser ses supporters les plus fidèles autour d’une nouvelle identité, symbole de leur force collective.
mbote/CC
Initialement annoncé pour samedi 11 juillet 2026, le méga concert de Koffi Olomide au Stade Roi Baudouin de Bruxelles se déroulera finalement le dimanche 12 juillet de la même année. Le spectacle débutera à 20h00, heure locale.
Au cours d'une vidéo relayée ce lundi 16 février, le patron de Quartier Latin International a fait savoir qu'il avait avec la date de son spectacle pour éviter un éventuel duel à distance avec Ferré Gola, qui se produira le 11 juillet prochain à Londres.
C'est un geste fort de la part de Koffi Olomide, qui témoigne de son soutien à son ancien sociétaire. Il a également profité de l'occasion pour inviter tous les mélomanes de la rumba congolaise à venir célébrer avec lui ses 70 ans dans la plus grande infrastructure sportive de Belgique.
Situé sur le plateau du Heysel à Bruxelles, le Stade Roi Baudouin est le 3 année, il accueille des événements sportifs majeurs tels que les matchs de l’équipe nationale de football, la finale de la Coupe de Belgique, le prestigieux Mémorial Van Damme, etc. Il est également le cadre des concerts des plus grands artistes mondiaux tels que les Rolling Stones, U2, Madonna, Beyoncé, Céline Dion, Johnny Hallyday, Robbie Williams, Genesis, Bruce Springsteen, Ed Sheeran, Coldplay… et tant d’autres à venir.
Gratis Makabi
Retard de la paie des agents de l'État : "Tout est sous contrôle", rassure le ministre Doudou Fwamba
La situation économique demeure sous contrôle en République démocratique du Congo et le Gouvernement de la République s'assure de l'évolution diligente du processus de paie des agents de l'État. C'est ce qui ressort de la réunion extraordinaire de la Conjoncture économique, présidée à la Primature, ce lundi 16 février 2026, par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Les participants à cette séance de travail incluaient le Ministre du Budget, Adolphe Muzito, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, celui en charge des Mines, Louis Watum Kabamba, ainsi que le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso.
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a expliqué que la situation est sous contrôle et que le Gouvernement dispose des moyens nécessaires pour faire face à ses obligations. Il a précisé que le paiement des salaires a débuté avant le 28 janvier, mais que des ajustements techniques ont imposé une stratégie de paiement progressif. "Les fonctionnaires de l'État savent qu'au premier trimestre de l'année, il existe un glissement dans les opérations de paie. En effet, au mois de janvier, de nouvelles mécanisations et des mises à jour doivent être opérées", a-t-il déclaré.
Le ministre des Finances a confirmé que les médecins ont été payés la semaine passée et que les opérations de paie devraient être clôturées dans les 72 heures. Il a rassuré la population congolaise et les fonctionnaires qu'il n'y a aucun problème structurel.
Le Gouvernement invite les Congolais à la vigilance face aux agitateurs, alors que la partie Est du pays est toujours en proie à l'insécurité. "La population doit se fier aux sources officielles et ne pas se laisser abuser par les manipulateurs qui tentent d'agiter le pays dans ce contexte sécuritaire délicat", a conclu Doudou Fwamba.
Serge Mavungu
Le Directeur général de l’OCC -Office Congolais de Contrôle- , Etienne Tshimanga Mutombo, a été suspendu de ses fonctions pour fautes lourdes de gestion. La décision a été prise par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya.
Selon les informations rendues publiques, cette mesure conservatoire intervient à la suite de manquements graves relevés dans la gestion de l’établissement public. Aucun détail supplémentaire n’a pour l’instant été communiqué quant à la nature précise des irrégularités constatées.
En attendant la nomination éventuelle d’un nouveau directeur général, l’intérim sera assuré par la Directrice générale adjointe, Christelle Mwabulu. Celle-ci aura la charge de garantir la continuité des services et le bon fonctionnement de l’institution durant cette période transitoire.
L’Office Congolais de Contrôle, établissement public stratégique placé sous la tutelle du ministère du Commerce extérieur, joue un rôle clé dans le contrôle de la qualité, de la quantité et de la conformité des marchandises à l’importation et à l’exportation en République Démocratique du Congo.
Cette suspension marque un tournant pour la gouvernance de l’OCC, dans un contexte où les autorités congolaises affichent leur volonté de renforcer la transparence et la bonne gestion des entreprises et services publics.
Patrick Kitoko









