Le corps sans vie de Miguel Masaïsaï repose désormais à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire, où elle attend la suite du programme des obsèques. À Kinshasa, les premiers hommages se sont déjà organisés autour de la mémoire de ce jeune cycliste congolais, décédé le 18 septembre dernier à Ouesso, au Congo-Brazzaville.

Après avoir relié l’Est et l’Ouest de la République démocratique du Congo à vélo, Miguel Masaïsaï nourrissait le projet de poursuivre son périple jusqu’au Maroc. Un accident de la route, survenu après une panne de son vélo à Ouesso, a brutalement interrompu cette aventure.

La dépouille du jeune athlète a été accueillie à Kinshasa par des membres de sa famille, ses proches, le président du Conseil national de la jeunesse ainsi que plusieurs cyclistes venus lui rendre hommage.

À vélo, ces derniers ont accompagné le cortège funèbre depuis le Beach Ngobila, en passant par le boulevard du 30 Juin et l’avenue de la Libération, jusqu’à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire.

Une haie d’honneur à vélo a ainsi marqué ce retour à Kinshasa, en hommage à un passionné dont le parcours était porté par le goût du dépassement et la volonté de parcourir la RDC à vélo.

Pour accompagner la dépouille, une délégation conduite par Me Alberto Tevo, conseiller du ministre des Sports et Loisirs Didier Budimbu, était également présente.

À travers ces premiers hommages, les proches et la communauté cycliste saluent la mémoire de Miguel Masaïsaï, dont l’aventure à vélo avait déjà permis de relier plusieurs régions du pays.

La dépouille demeure à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire, dans l’attente du programme officiel des obsèques.

 Serge Mavungu



Depuis fin août, Kinshasa fait face à une période de fortes chaleurs, marquée par des températures dépassant les 30 degrés Celsius et une absence prolongée de pluies.

Face à ces conditions météorologiques, l’Agence nationale de météorologie et de télédétection par satellite (Mettelsat) appelle les habitants de la capitale à adopter certaines précautions, notamment une hydratation régulière et une limitation de l’exposition directe au soleil.

L’ingénieur Augustin Tagisabo, chef de division à la Mettelsat, contacté par ACTUALITÉ.CD, recommande aux Kinois de boire suffisamment d’eau afin de prévenir les effets liés à la chaleur. Il les invite également à éviter, autant que possible, de circuler sous un soleil ardent.

« Quand il fait chaud dans une ville, il faut prendre beaucoup d’eau, il ne faut pas circuler sous le soleil ardent. Il faut souvent porter des lunettes un peu grises et ne pas s’exposer aux rayons solaires pour éviter les ultraviolets qui risquent de nuire à votre santé, et surtout aux yeux », conseille Augustin Tagisabo.

L’expert recommande également de limiter les sorties lorsque cela est possible, évoquant parallèlement la pollution de l’air accentuée par la circulation automobile et la poussière qui se dégage sur les routes de la capitale.

« La pollution sera tellement grande du fait qu’il y a trop de circulation de véhicules. Donc, il faut éviter de s’exposer aux rayons solaires directs. Je conseillerais à la population de prendre beaucoup d’eau », insiste-t-il.

En attendant le retour des pluies, la Mettelsat invite ainsi la population kinoise à redoubler de prudence face à cette période de chaleur persistante.

Samyr Lukombo 



Renforcer la prévention des violations des droits humains, améliorer l’alerte et consolider la collaboration avec la société civile : tels sont quelques-uns des enjeux mis en avant lors de la conférence sur les droits humains organisée à Kinshasa.

Cette rencontre, organisée dans le prolongement des consultations engagées avec les acteurs de la société civile, a permis de revenir sur le rôle de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) dans la prévention et la protection des droits fondamentaux.

Le président de la CNDH, Paul Nsapu, a souligné l’importance d’une collaboration permanente, structurée et fondée sur la confiance avec les organisations de la société civile. Ces dernières, a-t-il rappelé, jouent un rôle de proximité auprès des communautés à travers la documentation des violations, l’accompagnement des victimes, l’alerte et la sensibilisation.

Cette collaboration doit également permettre de mieux prendre en compte les réalités vécues dans les zones touchées par les conflits. Les défenseurs des droits humains issus de ces espaces disposent notamment d’informations utiles à la compréhension des violations et à l’identification des besoins des victimes.

Le Dr Patrice Vanard, directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, (BCNUDH), a abondé dans le sens d’un renforcement de cette complémentarité. Il a notamment cité l’alerte précoce, la documentation des violations et le suivi des engagements en matière de droits humains parmi les domaines dans lesquels la CNDH et la société civile ont un rôle essentiel à jouer.

Pour le responsable onusien, une paix durable en République démocratique du Congo ne peut pas reposer uniquement sur les accords politiques ou les arrangements sécuritaires. Elle doit également s’appuyer sur la justice, la lutte contre l’impunité, la protection des victimes et la restauration de la confiance entre les communautés et les autorités.

Le Dr Patrice Vanard a également insisté sur la nécessité de consolider les capacités de la CNDH. Il a encouragé l’élaboration, en concertation avec les différentes parties prenantes, d’un plan d’action concret portant notamment sur l’indépendance institutionnelle ainsi que sur la mobilisation des ressources financières et matérielles.

Cette consolidation revêt une dimension internationale. Le directeur du BCNUDH a rappelé que le statut A de la CNDH constitue une reconnaissance internationale de son indépendance et de sa conformité aux standards internationaux. Sa préservation, a-t-il relevé, dépasse ainsi la seule question de l’accréditation et touche à la capacité de la RDC à disposer d’une institution nationale indépendante, crédible et pleinement engagée au service des populations.

À travers ces échanges, les participants ont ainsi mis en avant une même nécessité : faire de la prévention, de l’alerte et de la coopération entre institutions et société civile des leviers permanents de protection des droits humains en RDC.

 Serge Mavungu



Le président de la République démocratique du Congo , Félix Tshisekedi , s'est précisé à la nation ce jeudi 27 août 2026 à 20h00 pour fixer le cadre d'un dialogue national inclusif .

Points clés de l'allocution
  • Dialogue national : L'annonce d'un processus de dialogue national d'une durée de trois mois devant aboutir à un « Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État »
  • Lignes rouges : Le chef de l'État a exclu l'AFC/M23 et les mouvements combattant la République par les armes de ces assises, affirmant que « nul ne peut prétendre s'asseoir à la table de la nation tout en prenant les armes contre elle »
  • Décrispation : Une instruction sera donnée au gouvernement pour préparer des mesures de confiance et de décrispation politique.

Développement

Félix Tshisekedi a officiellement lancé jeudi un processus de dialogue national d'une durée maximale de trois mois, qui débutera par des consultations dans les 26 provinces avant des assises à Kinshasa, tout en excluant de ce cadre les acteurs qui continueront à combattre par les armes.

Baptisé « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État », le processus doit associer majorité et opposition, société civile, confessions religieuses, autorités coutumières ainsi que des représentants des milieux économiques, professionnels, universitaires et scientifiques, a annoncé le chef de l'État dans une adresse à la nation.

Des organisations de femmes, de jeunes et de travailleurs, des représentants des personnes vivantes avec un handicap, des entrepreneurs, des agriculteurs, des enseignants, des chercheurs, des artistes, des professionnels de la santé, des acteurs de l'économie informelle ainsi que la diaspora doivent également être consultés.

Dans chaque province, des forums préliminaires examineront notamment les causes de l'insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, les insuffisances administratives, les inégalités, les obstacles au développement et les réformes jugées nécessaires.

Les contributions seront ensuite regroupées dans un document de synthèse nationale destiné à servir de base aux assises de Kinshasa.

« Les assises de Kinshasa ne seront pas le point de départ du Dialogue, mais l'aboutissement d'une parole recueillie à travers tout le pays », a déclaré M. Tshisekedi.

Trois mois maximum

L'ensemble du processus sera limité à une durée maximale de trois mois, selon le président, qui n'a toutefois annoncé aucune date précise pour le début des consultations provinciales ou des assises nationales.

Une ordonnance doit être prise « dans les tout prochains jours » pour créer un Comité d'organisation chargé de la préparation administrative, matérielle et logistique.

Après la remise d'un rapport préliminaire par ce comité, une autre ordonnance doit convoquer formellement le dialogue et fixer notamment ses étapes, les modalités de représentation et les mécanismes de suivi.

Une Commission préparatoire sera également mise en place. Les confessions religieuses y seront représentées. Un Bureau et une Assemblée plénière doivent être constitués ultérieurement.

Le président congolais a également précisé les limites de l'inclusivité du processus.

« Nul ne peut prétendre s'asseoir à la table de la Nation tout en prenant les armes contre elle », a-t-il déclaré.

Ne pourront participer au dialogue « en qualité de composantes politiques » ceux qui, à son ouverture, combattent par les armes l'ordre constitutionnel, occupent par la force une partie du territoire, administrent illégalement des entités de la République ou agissent, selon le chef de l'Etat, au service d'une puissance étrangère, « en l'occurrence le Rwanda ».

Ces critères excluent, dans les conditions actuelles, l'AFC/M23 des composantes politiques admises au dialogue national.

Le gouvernement congolais et l'AFC/M23 sont déjà engagés dans des discussions à Doha, sous médiation du Qatar.

Félix Tshisekedi a réaffirmé jeudi que ce processus restait le cadre destiné à traiter avec l'AFC/M23 des questions liées notamment à la cessation des hostilités, au désengagement, au cantonnement et au désarmement.

Une possibilité de réintégration restera cependant ouverte, à titre individuel, aux membres de groupes armés qui renonceront « de manière sincère et vérifiable » à leur engagement armé et à toute forme de violence et condamneront l'agression dénoncée par Kinshasa.

Pas de suspension des institutions

Le chef de l'Etat a également affirmé que le dialogue ne devait ni remettre en cause « le choix souverain du peuple exprimé par les urnes », ni conduire à la suspension des institutions, qui continueront à exercer leurs prérogatives jusqu'au terme constitutionnel de leurs mandats.

Cette précision intervient dans un contexte de fortes divergences politiques autour du dialogue et du débat sur une éventuelle réforme de la Constitution.

Des responsables de l'opposition ont notamment réclamé un dialogue sans exclusion. Martin Fayulu avait demandé la participation de l'ancien président Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, coordonnateur de l'AFC/M23.

Le mouvement Sauvons la RDC, proche de M. Kabila, avait pour sa part demandé une médiation indépendante, l'organisation du dialogue dans un pays tiers et des mesures de décrispation politique préalables.

M. Tshisekedi a annoncé jeudi qu'il donnerait instruction au gouvernement de préparer des « mesures de confiance et de décrispation politique », sans en détailler le contenu.

Il a également promis de veiller à la création des conditions de sécurité et de confiance nécessaires « au retour et à la participation » des Congolais actuellement en marge de l'unité nationale, sans citer de noms.

Les assises doivent aboutir à l'adoption d'un « Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'Etat ».

Une matrice publique doit ensuite préciser pour chaque engagement de l'institution responsable, son calendrier d'exécution et les résultats attendus, tandis qu'un mécanisme national de suivi et des rapports périodiques sont annoncés.

Le dialogue national reste distinct des processus diplomatiques de Washington, consacrés principalement aux relations entre la RDC et le Rwanda, et de Doha, consacré aux discussions entre Kinshasa et l'AFC/M23.

actualite.cd/CC



Mutamba au cœur des débats judiciaires, les accords miniers RDC-USA sous pression à Washington

Les journaux et médias en ligne parus ce jeudi 20 août à Kinshasa reviennent largement sur deux sujets : le procès de l'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, et les interrogations soulevées aux États-Unis autour du partenariat minier conclu avec la RDC. La presse congolaise s'intéresse notamment au réquisitoire du ministère public, qui réclame 15 ans de travaux forcés contre Constant Mutamba et Chançard Bolukola. Sur le front économique et géopolitique, 54 élus démocrates américains demandent des comptes à l'administration Trump sur les accords portant sur les minéraux stratégiques congolais.

Le Potentiel  :  15 ans de travaux forcés requis contre Mutamba et Bolukola

Le Potentiel  ouvre sa revue de l'actualité avec le procès de l'ancien ministre de la Justice et de son coaccusé Chançard Bolukola. Le quotidien revient sur l'audience du 19 août devant la Cour de cassation, au cours de laquelle le ministère public a requis leur condamnation.

Le journal rappelle également que l'État congolais, constitué partie civile, demande la restitution des sommes que l'accusation considère comme ayant été irrégulièrement décaissées dans le cadre de la gestion du Fonds spécial de répartition et d'indemnisation aux victimes des activités illicites de l'Ouganda en RDC, FRIVAO.

Actualite.cd  donne davantage de détails sur les réquisitions du parquet. Le média en ligne rapporte que 15 ans de travaux forcés ont été requis contre Constant Mutamba et Chançard Bolukola, accusés notamment de détournement dans la gestion de plusieurs dizaines de millions de dollars liés aux fonds du FRIVAO.

De son côté,  7sur7.cd  souligne que le ministère public demande également l'interdiction du droit de vote et d'éligibilité à l'encontre de Constant Mutamba et de son coaccusé. Le site rappelle par ailleurs que l'État congolais réclame la restitution des sommes considérées comme irrégulièrement décaissées.

Les deux prévenus contestent les accusations portées contre eux et restent présumés innocents jusqu'à une décision judiciaire définitive.

Les accords miniers RDC-USA sous le regard du Congrès américain

Autre dossier mis en avant par la presse : le partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington autour des critiques minérales.

7sur7.cd  s'intéresse à l'annonce américaine d'une enveloppe de 14 millions de dollars destinée à soutenir le secteur minier congolais, dans le cadre du rapprochement entre les deux pays.

Le Potentiel , lui, a mis l'accent sur les critiques des lieux du Congrès américain. Le rapport quotidien que 54 élus démocrates de la Chambre des représentants ont prévu une lettre à plusieurs responsables de l'administration Trump pour demander davantage de transparence sur les accords miniers conclus avec la RDC.

Les parlementaires américains s'interrogent notamment sur les garanties prévues en matière de droits humains, de conditions de travail et de protection de l'environnement. Ils craignent également que certains risques financiers liés à ces accords ne soient finalement supportés par les contribuables américains.

Le dossier soulève aussi des interrogations sur la sécurisation des opérations minières et sur l'éventualité d'une levée des sanctions visant l'homme d'affaires Dan Gertler. Les élus demandent ainsi un contrôle accumulé du Congrès et davantage de transparence dans les négociations autour des minéraux stratégiques congolais.

radiookapi.net/CC



Le monde a célébré mercredi 19 août la Journée mondiale de la photographie. À Kinshasa, cette célébration met en lumière le rôle de la photographie dans la préservation de la mémoire collective, mais aussi dans la diffusion rapide de l’information.

Présente aussi bien dans la vie quotidienne que dans les médias, la photographie ne se limite plus à sa dimension esthétique. Elle constitue aujourd’hui un véritable outil d’archivage historique, de témoignage et de communication.

La photographie, une mémoire visuelle

Pour Jonathan Kamunga, photojournaliste et enseignant au Département des sciences de l’information et de la communication de l’Université de Lubumbashi, la photographie contribue à préserver les événements qui marquent l’histoire des sociétés.

Elle permet, selon lui, de construire une mémoire collective à travers des images qui témoignent des faits et les inscrivent dans le temps.

« La photographie, elle permet de composer la mémoire du peuple d'une manière visuelle en relatant les événements tels qu'ils se sont passés pour faire de ces événements un passé qui ne passe pas. Il y a aussi un autre aspect, c'est l'aspect communicationnel. La photo, elle permet aussi aux journalistes de communiquer, par exemple sur différentes plateformes comme X ou Facebook ».

Dans le domaine journalistique, cette fonction mémorielle s’accompagne d’une dimension communicationnelle. Une photographie peut être diffusée presque instantanément sur les plateformes numériques et contribuer ainsi à informer le public sur un événement en cours.

Des appareils professionnels aux smartphones

Pour Jonathan Kamunga, l’évolution des technologies a également transformé la pratique de la photographie. Les appareils professionnels continuent d’occuper une place importante dans le travail des photographes, tandis que les smartphones permettent désormais à un plus grand nombre de personnes de produire et de partager des images.

Il affirme que ces deux outils ne sont pas nécessairement concurrents. Ils peuvent répondre à des usages différents et se compléter en fonction des besoins, notamment en matière de qualité d’image, de mobilité et de rapidité de diffusion.

De l’espace privé aux lieux publics, la photographie est désormais omniprésente. Dans les médias comme sur les réseaux sociaux, elle participe à la circulation de l’information et à la construction de la mémoire visuelle des sociétés, ajoute M. Kamunga.

radiookapi.net/CC



À l’occasion de la Journée mondiale de la photographie, célébrée mercredi 19 août, les photographes du Maniema tirent la sonnette d’alarme sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés. La province ne dispose actuellement d’aucun laboratoire photo opérationnel, obligeant les professionnels à faire acheminer leurs fichiers numériques jusqu’à Kinshasa pour réaliser de simples tirages.

Selon Bernard Tche Ge Mwinyi, président de l’Association des photographes dignes du Maniema, le seul laboratoire qui desservait la province est aujourd’hui hors service. Des pièces défectueuses, difficiles à trouver localement, empêchent sa remise en fonctionnement.

Cette situation entraîne des retards importants dans la livraison des travaux et provoque régulièrement des tensions entre les photographes et leurs clients.

Un appel à l’investissement local

Face à ces difficultés, les professionnels du secteur plaident pour l’installation d’équipements modernes d’impression à Kindu.

Ils sollicitent notamment l’appui des autorités provinciales et des opérateurs économiques du Maniema pour investir dans des infrastructures adaptées aux besoins du secteur.

Pour les photographes, la modernisation des équipements permettrait non seulement d’améliorer leurs conditions de travail et la qualité des services proposés aux clients, mais aussi de préserver une activité qui contribue aux revenus de nombreuses familles dans la province.

radiookapi.net/CC



Plusieurs ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud appellent les autorités de Kinshasa à organiser une nouvelle opération de rapatriement vers la République démocratique du Congo. Dans un échange ce jeudi 20 août avec Radio Okapi, ils disent craindre les violences xénophobes signalées dans certaines localités sud-africaines depuis plusieurs mois.

Ces Congolais affirment ne pas avoir été suffisamment informés de l’opération qui a récemment permis le retour en RDC d’une centaine de leurs compatriotes.

Des inquiétudes sur la communication

Un ressortissant congolais, qui a requis l’anonymat, déplore le manque d’informations sur les modalités de cette opération.

Il affirme que plusieurs Congolais attendent toujours un dispositif leur permettant de regagner la RDC et s’interroge sur les conditions dans lesquelles la centaine de personnes récemment rapatriées a pu rejoindre Kinshasa.

Selon lui, l’ambassade de la RDC en Afrique du Sud n’aurait pas suffisamment communiqué auprès de la communauté congolaise sur le processus de rapatriement.

Ces ressortissants demandent au Gouvernement congolais, particulièrement à la Première ministre Judith Suminwa, de prendre des dispositions pour faciliter leur retour au pays dans les meilleurs délais.

Ils disent attendre la concrétisation de l’engagement annoncé précédemment par les autorités congolaises concernant l’organisation d’un vol destiné au rapatriement des Congolais souhaitant quitter l’Afrique du Sud.

Jusqu’au moment de la publication de cet article, Radio Okapi n’avait pas obtenu la réaction des autorités congolaises sur cet appel.

radiookapi.net/CC

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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