Lors d’une interview, le chroniqueur Celeo Scram reproche à Gaz Mawete de s’être rapproché de Rebo Tchulo, ex-compagne d’Innoss’B. Cette critique soulève des questions sur l’éthique et le code d’honneur dans le milieu artistique congolais.

Une remontrance publique qui secoue la scène musicale congolaise. Celeo Scram, figure influente de la chronique artistique, a exprimé son mécontentement face au rapprochement entre Gaz Mawete et Rebo Tchulo lors d’une interview récente. Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions entre les deux artistes masculins et souève des questions sur les codes non-dits du milieu musical kinois.

Selon Celeo Scram, Gaz Mawete s’est « directement attaché » à Rebo Tchulo après la séparation de celle-ci avec Innoss’B. Les deux ont été aperçus plusieurs fois ensemble dans les boîtes de nuit de Kinshasa, des apparitions qui ont nourri les spéculations et attiré l’attention des observateurs de la vie artistique capitaline.

 Une question de code d’honneur

« Il doit savoir que ça se passe pas comme ça. C’est une faiblesse d’esprit », a affirmé Celeo Scram, pointant du doigt ce qu’il considère comme un manquement aux règles implicites du milieu artistique congolais. Pour le chroniqueur, il existe une ligne à ne pas franchir : « Lorsqu’il s’agit de la femme de l’autre, son ancienne copine ou la mère de son enfant, on ne touche pas. »

Cette remontrance révèle l’existence de conventions morales et sociales fortes au sein de la communauté artistique, où le respect des relations et des liens de parentalité est considéré comme un élément fondamental du vivre-ensemble.

Une séparation confirmée mais complexe

La rupture entre Innoss’B et Rebo Tchulo, bien que progressivement manifestée depuis plusieurs années, semble désormais incontestable. Après la naissance de leur fille Amuleto en février 2022, les deux artistes se sont progressivement éloignés, leurs apparitions séparées et leurs échanges sur les réseaux sociaux marquant les étapes de leur séparation. En novembre 2025, Innoss’B s’affichait clairement comme célibataire, tandis que des procédures judiciaires concernant la garde de leur enfant étaient rapportées.

Un respect maintenu malgré les tensions

Malgré cette rupture, les deux artistes ont démontré qu’ils restaient liés par des responsabilités parentales et un respect mutuel. En juin 2026, Innoss’B avait publiquement défendu Rebo, reconnaissant qu’elle traversait une période difficile. En août, lors d’un concert à Kinshasa, il avait également demandé au public de ne pas la critiquer, soulignant son rôle fondamental de mère de sa fille. Ces gestes montrent que, au-delà des tensions conjugales, la coparentalité et l’honneur restent des priorités.

Une critique qui interroge les frontières

La critique de Celeo Scram soulève une question plus large : dans un contexte de rupture amoureuse, où se situent exactement les limites de ce qui est acceptable dans les relations entre artistes ? La position du chroniqueur suggère que certaines frontières demeurent inviolables, notamment le respect dû à la mère de l’enfant d’un confrère, indépendamment du statut de la relation.

Cette affaire illustre la complexité des relations humaines et professionnelles dans le microcosme artistique congolais, où les séparations amoureuses peuvent créer des ondes de choc bien au-delà des intéressés directs.
 
mbote/CC
 


Le président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé des sanctions disciplinaires exemplaires à l’encontre des membres du gouvernement et des organes de direction des entreprises publiques en cas de manquement avéré aux règles établies.

Cette mise en garde figure au deuxième point de sa communication lors de la 100ᵉ réunion du Conseil des ministres, dont le compte rendu a été lu ce vendredi à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.

Selon ce document, le chef de l’État a souligné que le bon fonctionnement de l’appareil de l’État repose notamment sur une répartition « claire des compétences, le respect des textes réglementaires, la discipline institutionnelle et une collaboration harmonieuse entre les responsables publics ».

Dans cette optique, Félix Tshisekedi a chargé la Première ministre de veiller « rigoureusement » à l’application des dispositions de l’ordonnance n° 25/293 définissant les attributions des ministères. Ce texte constitue, selon le compte rendu, « la pierre angulaire de la cohésion et de la cohérence gouvernementales ».

Le président de la République a également évoqué les conflits récurrents entre les présidents des conseils d’administration, les directeurs généraux et les directeurs généraux adjoints au sein des entreprises publiques. À ce sujet, il a rappelé les directives formulées lors de la deuxième réunion du Conseil des ministres, tenue le 21 juin 2024, en vue de clarifier les rôles et les attributions de ces différents responsables.

Félix Tshisekedi a ainsi réaffirmé la complémentarité de leurs fonctions, tout en insistant sur le respect des compétences de chacun et des règles de gouvernance applicables.

Dans cette perspective, chaque ministre, particulièrement celui ayant le Portefeuille dans ses attributions, a été instruit de prévenir les conflits et de veiller au respect de la discipline ainsi qu’à la collaboration entre les membres des organes de direction des entreprises publiques, a indiqué Patrick Muyaya.

Le chef de l’État a, par ailleurs, prévenu que les manquements avérés aux règles établies ne resteraient pas sans conséquences.

« Tout dérapage avéré imputable à un membre du gouvernement ou à un membre d’un organe de direction entraînera une sanction disciplinaire exemplaire, conformément aux textes applicables », rapporte le compte rendu.

À travers cette communication, Félix Tshisekedi réaffirme son exigence de discipline institutionnelle, de clarification des responsabilités et de respect des règles de gouvernance au sein de l’administration publique et des entreprises de l’État.

Raphaël Kwazi



Le ministre des Postes et Télécommunications a annoncé, lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 9 octobre 2026, le lancement commercial de la technologie mobile de cinquième génération (5G) en République démocratique du Congo.

Cette technologie devrait contribuer à l’amélioration de la connectivité, au développement socio-économique et à la modernisation de plusieurs secteurs d’activité.

Dans sa communication, le ministre a souligné que la 5G offre une connexion plus stable, des débits plus élevés et une latence réduite. Ces performances ouvrent la voie à l’innovation et facilitent l’utilisation d’applications de plus en plus exigeantes en bande passante.

Selon le ministre, le lancement commercial de cette technologie représente une opportunité stratégique pour le pays, reposant sur trois principaux leviers.

Le premier concerne les finances publiques. La 5G est présentée comme une nouvelle source de revenus substantiels et directs pour l’État.

Le deuxième porte sur le développement socio-économique et industriel. Son déploiement devrait stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat chez les jeunes, tout en favorisant la modernisation des secteurs clés de l’économie congolaise.

Le troisième levier concerne l’amélioration de la qualité des services de télécommunications. Grâce à sa capacité à gérer simultanément un grand nombre d’utilisateurs, la 5G permettra d’atteindre des débits très élevés et de réduire les temps de réponse, offrant ainsi une meilleure expérience aux utilisateurs.

Un déploiement progressif sur l’ensemble du territoire

Le déploiement de la 5G débutera dans les zones urbaines avant de s’étendre progressivement à l’ensemble du territoire national.

Cette extension devrait également renforcer la connectivité dans les zones non couvertes par la fibre optique, la 5G constituant une solution complémentaire et un relais stratégique pour les infrastructures de télécommunications.

À travers cette initiative, le gouvernement entend tirer parti des capacités de la cinquième génération de téléphonie mobile pour soutenir la transformation numérique et accompagner le développement de l’économie congolaise.

Grâce Kenye



Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a procédé, ce samedi 10 octobre 2026, à l’inauguration du premier site de regroupement des déchets ménagers, situé sur l’avenue Saïo, dans la commune de Ngiri-Ngiri. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Kinshasa Ezo Bonga », qui vise à renforcer la salubrité et à améliorer le cadre de vie des Kinois.

Le projet prévoit l’aménagement de 400 sites de regroupement des déchets à travers la capitale, dans le but d’optimiser leur collecte et leur évacuation. Il s’inscrit dans la dynamique des actions engagées par l’exécutif provincial pour lutter durablement contre l’insalubrité, conformément à la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, axée sur l’amélioration des conditions de vie de la population.

Lors de la cérémonie d’inauguration, Daniel Bumba a réaffirmé que la gestion des déchets constitue l’une des priorités de son action à la tête de la ville. Il a notamment évoqué les travaux de réhabilitation du site de décharge finale de Mpasa, ainsi que les aménagements prévus à Luzizila et à l’Université de Kinshasa. Par ailleurs, plusieurs autres sites sont en cours d’aménagement dans différentes communes de la capitale.

Ces infrastructures serviront de points de transit où les déchets ménagers seront temporairement entreposés avant d’être acheminés vers les centres d’enfouissement technique, notamment celui de Mpasa. L’ouverture du site de Ngiri-Ngiri constitue ainsi une étape importante dans la mise en place d’un dispositif organisé de collecte et d’évacuation des déchets à Kinshasa.

Équipés de clôtures en béton armé, de bacs à ordures, d’un dispositif d’éclairage public et d’un accès sécurisé, ces sites sont conçus pour mieux encadrer le dépôt des déchets et faciliter les opérations de collecte. Leur déploiement progressif devrait contribuer à réduire les dépôts sauvages sur la voie publique et à améliorer durablement la gestion des déchets dans les quartiers concernés.

Après l’acquisition de plusieurs camions-bennes, l’exécutif provincial poursuit le renforcement de ses capacités opérationnelles afin d’améliorer les interventions dans le secteur de l’assainissement.

Christian Dimanyayi



La République démocratique du Congo a officiellement désigné le film Rumba Royal pour porter ses couleurs dans la catégorie du Meilleur film international à la 99ᵉ édition des Oscars, prévue le 14 mars 2027 au Dolby Theatre de Hollywood, à Los Angeles.

 L’annonce a été faite jeudi à Kinshasa lors d’une cérémonie marquée également par la présentation des membres de la DRC Film Commission et la remise du « Léopard du 7ᵉ Art », prix du Meilleur Film National, à l’œuvre sélectionnée.

Selon la coordonnatrice de la DRC Film Commission, Cécilia Zoppelletto, cette étape marque l’aboutissement d’un processus lancé avec la création de la commission et l’ouverture des candidatures.

« Lors de notre précédente rencontre, nous annoncions la mise en place de la commission et l’ouverture des candidatures. Aujourd’hui, ce processus aboutit. Nous allons présenter les membres de la commission, dévoiler le film retenu et lui remettre le premier prix du 7ᵉ Art », a-t-elle déclaré.

Une sélection fondée sur la qualité artistique du film

La DRC Film Commission explique que le choix de Rumba Royal repose notamment sur la qualité de sa photographie, la richesse de son récit ainsi que sa capacité à replonger le spectateur dans le Léopoldville de la fin des années 1950.

« C’est la qualité de la photographie. Le soin apporté à la lumière, au cadrage et à la composition des images donne au film une véritable force visuelle. Ils ont également apprécié l’intérêt du récit et l’audace d’un projet qui fait revivre le Léopoldville de la fin des années 1950 », a souligné Cécilia Zoppelletto.

Elle a par ailleurs plaidé pour un renforcement des moyens accordés aux productions nationales et à leur diffusion dans les salles de cinéma. La commission entend suivre le parcours du film cette année tout en préparant la prochaine édition des Oscars.

Une distinction porteuse d’espoir pour le cinéma congolais

Récompensé par le « Léopard du 7ᵉ Art », le réalisateur de Rumba Royal, Yohane Dean Lengol, a salué le travail de son co-réalisateur Hamed Mobasser, des artistes, des techniciens, des producteurs et des partenaires ayant participé à la réalisation du long-métrage.

Pour lui, cette sélection dépasse la seule reconnaissance d’une œuvre cinématographique.« Pour nous, cette distinction dépasse la reconnaissance d’un film. Elle témoigne aussi de l’ambition du cinéma congolais pour l’avenir », a-t-il affirmé.

Le réalisateur a également mis en avant le rôle du cinéma dans la création d’emplois, la valorisation de la culture congolaise et le rayonnement du pays à l’international. Il a exhorté les jeunes attirés par le cinéma, l’art, la culture et l’entrepreneuriat à faire preuve d’ambition.

« Voyez grand et soyez ambitieux, osez ! Parce que notre Congo est grand. Nous avons les histoires, nous avons les talents, nous avons la culture. À nous maintenant de construire une véritable industrie autour de ces richesses », a-t-il lancé.

Construire une véritable industrie cinématographique

De son côté, Alain Yav Ndua, membre de la Commission nationale de sélection cinématographique de la RDC, a insisté sur l’importance de raconter les histoires du pays à travers le cinéma et de leur offrir une visibilité internationale.

« C’est important d’être représenté là où on parle du cinéma, d’être au cœur de l’action. Donc, pour moi, c’est un petit peu ça : le fait de prendre un sujet important, prendre nos histoires et les raconter là où le monde entier va les représenter », a-t-il expliqué.

Il estime également que l’un des principaux défis du secteur réside dans sa structuration afin de créer une véritable chaîne économique allant de la création des œuvres à leur distribution.

« Je crois qu’on a de gros défis. C’est d’arriver à transformer le cinéma en une industrie réelle. Une industrie réelle, ça veut dire qu’on produit de belles histoires. Les histoires sont emballées correctement, ça veut dire dans la forme. Elles sont distribuées correctement », a-t-il déclaré.

Selon lui, le développement de cette chaîne permettrait d’augmenter les revenus du secteur et de favoriser la production de nouvelles œuvres.

« Lorsque plus de films sortent, plus de gens payent pour votre film, plus vous gagnez de l’argent, plus vous faites de films. C’est un cercle vertueux. Et c’est le cercle qu’il faut lancer », a-t-il conclu.

 La RDC a été autorisée à soumettre un film dans la catégorie du Meilleur film international aux Oscars 2027. Cette annonce avait été faite en juin dernier lors du lancement de la Commission nationale de sélection cinématographique de la RDC. Pour le cinéma congolais, la désignation de Rumba Royal constitue ainsi une nouvelle étape vers une présence accrue sur la scène cinématographique internationale.

radiookapi.net/CC

 
 
 


« Bêtise », l’un des titres de l’album « Arena Way » d’Innoss’B, connaît actuellement un véritable succès sur les plateformes de streaming et particulièrement sur TikTok.

Le morceau s’est largement imposé sur le réseau social, où il cumule désormais plus de 100 000 challenges. Un engouement qui contribue à renforcer la visibilité du titre et à installer davantage « Bêtise » parmi les morceaux les plus populaires du moment.

Sorti dans le cadre de « Arena Way », le titre confirme ainsi l’impact du projet d’Innoss’B sur les réseaux sociaux, quelques semaines après sa sortie.

Ordi Mande



L’Inspection générale des finances (IGF) de la République démocratique du Congo poursuit sa réflexion sur la modernisation de ses méthodes de contrôle des finances publiques. Dans ce cadre, son inspecteur général, Christophe Bitasimwa Bahii, a tenu, le 3 octobre 2026 à Bruxelles, une séance de travail avec Erwin Moeyaert, Chef de corps du Corps interfédéral de l’Inspection des finances de Belgique.

Les échanges ont porté sur les mécanismes susceptibles d’améliorer l’efficacité du contrôle public, notamment à travers l’utilisation des technologies et l’exploitation des données dans le suivi de la gestion des ressources de l’État.

Les deux parties ont partagé leurs expériences en matière de contrôle ainsi que sur les moyens de renforcer les capacités institutionnelles. Elles ont également examiné différentes approches pouvant accompagner l’évolution des outils et méthodes utilisés dans le contrôle des finances publiques.

L’IGF-RDC a notamment présenté son approche de contrôle systémique, fondée sur l’exploitation des données, l’identification des risques et l’anticipation des irrégularités dans la gestion publique. Cette démarche vise à renforcer les capacités de l’institution en matière de détection des risques et de contrôle de la gestion des finances de l’État.

De son côté, Erwin Moeyaert a souligné l’intérêt d’associer plusieurs institutions spécialisées dans l’audit, la digitalisation et le contrôle financier. Cette approche doit permettre de croiser les expertises et d’identifier des solutions technologiques adaptées aux besoins de la RDC.

Les technologies de l’information et de la communication ont également été au centre des échanges. L’expérience du Service public fédéral (SPF) Finances de Belgique a notamment été évoquée comme une piste pouvant alimenter la réflexion de l’IGF-RDC sur la transformation numérique de ses mécanismes de contrôle.

Pour Christophe Bitasimwa Bahii, ces échanges constituent une occasion pour l’IGF-RDC de tirer profit des expériences étrangères et d’approfondir sa réflexion sur les outils nécessaires à la mise en place d’un contrôle davantage fondé sur les données et la prévention des risques.

À travers cette démarche, l’IGF entend poursuivre la modernisation de ses méthodes de travail et renforcer les dispositifs destinés à améliorer le contrôle et la sécurisation des finances publiques en République démocratique du Congo.

Chançard Sindani



Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a procédé ce lundi 5 octobre 2026 à Kananga, dans la province du Kasaï Central, à la pose de la première pierre des travaux de construction de la première phase de l’usine de traitement d’eau potable de Lulua.

La cérémonie s’est déroulée sous le haut patronage du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en présence notamment du gouverneur du Kasaï Central, Joseph Moïse Kambulu N’Konko, ainsi que de plusieurs autorités nationales, provinciales et locales.

Organisée par la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O), cette cérémonie marque le lancement officiel d’un chantier destiné à accroître la production d’eau potable et à améliorer progressivement la desserte de la population de Kananga.

Réalisée dans le cadre du Projet d’Accès, de Gouvernance et de Réforme des secteurs de l’Électricité et de l’Eau (AGREE), avec l’appui financier de la Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA), l’infrastructure doit contribuer à répondre aux difficultés persistantes d’approvisionnement en eau potable dans la ville.

Le système existant présente une capacité limitée alors que Kananga connaît une extension de son espace urbain. Cette situation contraint encore de nombreux ménages à parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau ou à recourir à des sources ne présentant pas toujours toutes les garanties sanitaires.

La première phase de l’usine de Lulua aura une capacité nominale de 75 000 mètres cubes d’eau potable par jour. Les travaux comprennent notamment un ouvrage de captage sur la rivière Lulua, les installations de traitement, les conduites de refoulement et de distribution gravitaire ainsi que les réservoirs de stockage.

Selon la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O), l’ensemble de ces infrastructures doit permettre de capter l’eau de la rivière Lulua, de la traiter afin de la rendre potable, puis de l’acheminer vers les ouvrages destinés à alimenter la ville.

L’usine de Lulua s’inscrit dans un programme plus large visant à renforcer la production, le stockage et les réseaux de distribution d’eau potable à Kananga. Les investissements prévus comprennent notamment le captage de Tshibashi, la réhabilitation et l’extension de l’usine de Kanyuka, les ouvrages de stockage de Ndesha et Palace, ainsi que la réhabilitation et l’extension des réseaux et la création de nouveaux points d’accès à l’eau.

À l’horizon 2029, le programme global d’alimentation en eau potable de Kananga prévoit 122 000 mètres cubes d’eau supplémentaires produits et fournis au réseau chaque jour. Il prévoit également 30 000 nouveaux branchements particuliers et 266 nouvelles bornes-fontaines, dont 50 % devraient être gérées par des structures des femmes.

La contribution propre de la première phase de l’usine de Lulua correspond à une capacité nominale de 75 000 mètres cubes par jour.

Ces investissements doivent notamment permettre de rapprocher l’eau des familles, de réduire le temps consacré à sa collecte et de contribuer à la prévention des maladies hydriques. Ils doivent également améliorer les conditions d’hygiène dans les écoles et les structures sanitaires, tout en soutenant les activités commerciales et économiques dépendantes d’un approvisionnement régulier en eau.

Sous l’autorité du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, la Cellule d’Exécution des Projets-Eau assure la mise en œuvre des investissements du volet Eau du projet AGREE. Le suivi du chantier portera notamment sur la qualité des ouvrages, le respect des délais contractuels, la maîtrise des coûts ainsi que l’application des mesures environnementales et sociales.

La préparation de l’exploitation future sera menée avec la REGIDESO afin de favoriser la continuité du service et l’entretien des infrastructures.

La réalisation du projet prévoit également des mesures relatives à la protection de la rivière Lulua, à la sécurité des travailleurs et des riverains, au respect des droits des personnes affectées et à l’information des communautés.

La pose de la première pierre ouvre ainsi la phase de réalisation des infrastructures. L’accès effectif à l’eau potable interviendra progressivement après l’achèvement des ouvrages, les essais techniques et leur mise en service coordonnée avec les réseaux de distribution.

Raphaël Kwazi

A Propos

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Ali Kalonga

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