Depuis fin août, Kinshasa fait face à une période de fortes chaleurs, marquée par des températures dépassant les 30 degrés Celsius et une absence prolongée de pluies.
Face à ces conditions météorologiques, l’Agence nationale de météorologie et de télédétection par satellite (Mettelsat) appelle les habitants de la capitale à adopter certaines précautions, notamment une hydratation régulière et une limitation de l’exposition directe au soleil.
L’ingénieur Augustin Tagisabo, chef de division à la Mettelsat, contacté par ACTUALITÉ.CD, recommande aux Kinois de boire suffisamment d’eau afin de prévenir les effets liés à la chaleur. Il les invite également à éviter, autant que possible, de circuler sous un soleil ardent.
« Quand il fait chaud dans une ville, il faut prendre beaucoup d’eau, il ne faut pas circuler sous le soleil ardent. Il faut souvent porter des lunettes un peu grises et ne pas s’exposer aux rayons solaires pour éviter les ultraviolets qui risquent de nuire à votre santé, et surtout aux yeux », conseille Augustin Tagisabo.
L’expert recommande également de limiter les sorties lorsque cela est possible, évoquant parallèlement la pollution de l’air accentuée par la circulation automobile et la poussière qui se dégage sur les routes de la capitale.
« La pollution sera tellement grande du fait qu’il y a trop de circulation de véhicules. Donc, il faut éviter de s’exposer aux rayons solaires directs. Je conseillerais à la population de prendre beaucoup d’eau », insiste-t-il.
En attendant le retour des pluies, la Mettelsat invite ainsi la population kinoise à redoubler de prudence face à cette période de chaleur persistante.
Samyr Lukombo
Mathieu Epolo a disputé son tout premier match officiel avec les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) face au Nzalang Nacional de la Guinée Équatoriale pour le compte de la 1ère journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).
Loin d'être une surprise, la titularisation du jeune portier congolais était attendue dans l'opinion publique sportive nationale après la blessure de Lionel Mpasi Nzau. Il fallait lui donner confiance, lui qui était en 3ème position dans la hiérarchie des gardiens après Timothy Fayulu qui est absent de ce rassemblement et qui va clairement perdre des points parce que c'était à lui que revenait cette place. Le portier du Standard de Liège (Belgique) a fait un match correct bien qu'il n'a pas eu quasiment grand chose à faire à part deux arrêts exceptionnels sur un coup-franc lointain et une frappe à bout portant où il a été obligé de sortir toute l'étendue de son talent. Il a marqué des points lors de cette explication et il ne lui restera qu'à convaincre au prochain rendez-vous au Zimbabwe si jamais il est reconduit.
À 20 ans, il fait partie des plus jeunes portiers alignés dans ces qualifications pour l'ensemble des équipes qui disputent ces qualifications. C'est une fierté bien évidemment pour lui alors qu'il a fait un choix fort de rejoindre les Léopards alors qu'il avait le chemin tracé pour jouer avec la Belgique.
Michel TOBO
La Première ministre de la République démocratique du Congo Judith Suminwa Tuluka, représentant le président de la République, Félix Tshisekedi, s'est prononcée mercredi 23 septembre à la tribune de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies, tenue à New York, aux États-Unis d'Amérique, autour du thème : « Rétablir la confiance, gérer la transformation : des Nations unies au service de tous ».
La Représentante du Chef de l'Etat, Judith Suminwa a dénoncé devant la communauté internationale l'agression rwandaise via le groupe armé AFC/M23 et le double standard dans le traitement des crises mondiales.
« Nous attendons l'exécution des résolutions »
Dénonçant l'agression de la RDC par le Rwanda sous le couvert du groupe armé AFC/M23, la cheffe du gouvernement congolais a rappelé les conséquences dramatiques de ce conflit :
- déplacements massifs de populations
- violences sexuelles
- recrutement d'enfants.
Face aux décalages observés dans le traitement des crises internationales, elle a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à faire appliquer ses propres décisions, faisant notamment référence à la résolution 2773.
« Nous n’attendons pas de nouveaux textes pour remplacer ceux qui ont déjà été adoptés. Nous attendons leur exécution », a-t-elle martelé.
Elle a par ailleurs affirmé que la présence des FDLR ne saurait plus servir de prétexte à une présence militaire étrangère sur le sol congolais, mettant en avant les efforts engagés par Kinshasa pour le désarmement et la démobilisation.
Dans un autre registre, la cheffe du gouvernement congolais a présenté les différentes mesures engagées par la RDC pour moderniser la gouvernance de son secteur minier, lutter contre la fraude et le travail des enfants, mais aussi renforcer la traçabilité des minerais et accroître la part de valeur créée sur le territoire congolais.
Selon elle, la RDC entend poursuivre la modernisation de la gouvernance minière à travers plusieurs réformes visant à améliorer la gestion de ce secteur stratégique pour le pays.
« La RDC poursuit la modernisation de la gouvernance minière par la transparence des contrats, des revenus extractifs et des bénéficiaires effectifs, le renforcement du cadastre minier, le déploiement de mécanismes de traçabilité et la lutte contre la fraude. Elle accélère également la formalisation de l'exploitation artisanale, l'encadrement des négociants, l'organisation des coopératives et la sécurisation des zones d'exploitation », a déclaré Judith Suminwa Tuluka.
La question du travail des enfants dans les mines a occupé une place particulière dans le discours de la Première ministre. Judith Suminwa a présenté la lutte contre ce phénomène comme une responsabilité à la fois morale et nationale, en annonçant le renforcement des mécanismes visant à identifier, suivre et accompagner les enfants concernés.
La RDC entend notamment travailler avec l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'UNICEF et d'autres partenaires afin de renforcer la formation des inspecteurs, de favoriser la scolarisation des enfants et de proposer des solutions économiques aux familles concernées.
« La lutte contre le travail des enfants dans les mines constitue, à cet égard, une obligation morale et nationale. Avec l'Organisation internationale du Travail, l'UNICEF et nos autres partenaires, nous renforçons les mécanismes d'identification, de suivi et de remédiation, la formation des inspecteurs, la scolarisation des enfants et les solutions économiques proposées à leurs familles. Notre objectif ne souffre d'aucune ambiguïté : zéro enfant dans les mines », a-t-elle affirmé.
Pour la cheffe du gouvernement, cette responsabilité ne peut toutefois pas reposer uniquement sur l'État congolais. Elle concerne également l'ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de valeur des minéraux, depuis leur extraction jusqu'à leur utilisation par les consommateurs.
Au-delà des réformes nationales, Judith Suminwa a annoncé que la RDC entend également porter une proposition à l'échelle internationale. La RDC souhaite l'élaboration, sous l'égide des Nations Unies et en partenariat avec l'Union africaine, d'un cadre mondial destiné à encadrer les chaînes de valeur des minéraux critiques.
Cette initiative devrait associer les pays producteurs, transformateurs et consommateurs et viser à promouvoir des chaînes d'approvisionnement plus justes, traçables et résilientes.
« Cette responsabilité incombe à l'État congolais. Mais elle engage également les entreprises, les négociants, les raffineurs, les fabricants, les institutions financières et les marchés de destination. Le premier test d'une chaîne responsable n'est pas le véhicule électrique à l'arrivée ; c'est l'enfant qui ne descend plus dans la mine au départ. C'est pourquoi la République démocratique du Congo propose l'élaboration, sous l'égide des Nations unies, en partenariat avec l'Union africaine et en concertation avec les pays producteurs, transformateurs et consommateurs, d'un Cadre mondial pour des chaînes de valeur des minéraux critiques justes, traçables et résilientes », a déclaré le Premier ministre.
Selon elle, ce cadre devrait être fondé sur la souveraineté des États producteurs et garantir plusieurs principes : la traçabilité des minéraux, la responsabilité des acteurs économiques, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu'un partage plus équitable de la valeur à travers la transformation locale et le transfert de technologies.
« Fondé sur la souveraineté des États producteurs, il devra garantir la traçabilité des minéraux, la responsabilité des acteurs économiques, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu'un partage plus équitable de la valeur grâce à la transformation locale et au transfert de technologies », a ajouté Judith Suminwa.
Dans un autre registre, la cheffe du gouvernement a présenté le Corridor de Lobito comme une infrastructure au service de l'industrialisation régionale. La RDC salue l'engagement de l'Angola, de la Zambie, des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Banque africaine de développement, des institutions financières et du secteur privé en faveur de la réalisation de ce corridor.
« Le Corridor de Lobito doit devenir l'un des instruments de cette ambition. Nous saluons l'engagement de l'Angola, de la Zambie, des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Banque africaine de développement, des institutions financières et du secteur privé en faveur de sa réalisation. La réhabilitation des liaisons ferroviaires, la modernisation des infrastructures, la facilitation des échanges et les investissements énergétiques peuvent désenclaver nos territoires, réduire les coûts logistiques et stimuler le commerce régional » a expliqué Judith Suminwa dans son discours
Mais la vision congolaise ne se limite pas au transport des minerais vers les marchés internationaux. Selon le Premier ministre, la RDC souhaite faire du Corridor de Lobito un véritable instrument d'industrialisation régionale, en favorisant les investissements et les partenariats autour de la transformation des matières premières, des infrastructures et de l'énergie.
« Mais notre vision va bien au-delà de l'exportation accélérée des matières premières. Un couloir qui raccourcirait seulement le chemin de la mine au port ne ferait que reproduire le passé. Le Corridor de Lobito doit devenir une colonne vertébrale de l'industrialisation véritable régionale avec le concours des investisseurs avec qui nous espérons bâtir des partenariats transparents, durables et mutuellement avantageux pour le bien-être de nos générations futures », a affirmé la Première ministre Judith Suminwa.
Cette position s'inscrit dans une ligne déjà défendue par la République démocratique du Congo sur la scène internationale. À l'initiative de la RDC, alors présidente du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mois de juillet, une réunion en formule Arria a notamment été consacrée à l'évaluation du déficit normatif en matière de ressources naturelles et de paix.
À cette occasion, la République démocratique du Congo, par l'intermédiaire de la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Congolais de la diaspora, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait plaidé pour une approche internationale plus cohérente afin d'empêcher que les ressources naturelles ne continuent d'alimenter les conflits et les guerres.
Clément MUAMBA avec radiookapi.net/CC
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, et le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima, ont échangé, ce jeudi 24 septembre 2026, à Kinshasa, sur les besoins budgétaires liés aux prochaines échéances électorales.
La rencontre s’est tenue au cabinet de travail du VPM du Budget, au Centre financier de Kinshasa, dans le cadre des échanges entre les institutions publiques sur la préparation du budget de l’État.
À l’issue de l’entretien, Denis Kadima a présenté cette démarche comme une étape normale dans les relations entre la CENI et le ministère du Budget. Il a rappelé que le fonctionnement de la Centrale électorale dépend du budget de l’État et que ses besoins doivent, à ce titre, être discutés avec l’institution chargée de sa préparation.
« Il est tout à fait naturel que nous rencontrions le vice-Premier ministre qui est en charge du Budget pour discuter justement des questions y relatives », a déclaré le président de la CENI.
Une enveloppe prévue pour les prochaines élections
Denis Kadima a confirmé qu’une enveloppe destinée aux prochaines élections figure dans le projet de budget soumis au Parlement. Il a, toutefois, indiqué que le texte doit encore suivre la procédure parlementaire avant son adoption.
Les discussions sur les besoins électoraux devraient se poursuivre avec les différentes institutions concernées au cours du processus budgétaire.
« Nous allons continuer les échanges avec les différentes institutions jusqu’à l’adoption du budget », a expliqué le président de la CENI.
L’enrôlement des électeurs parmi les premières priorités
Les besoins présentés par la CENI ne concernent pas uniquement la tenue des scrutins. Denis Kadima a notamment insisté sur l’enrôlement des électeurs, qui constitue l’une des premières opérations à financer dans la préparation du processus électoral.
« Pour nous, c’est important d’avoir ces échanges avec le ministre et voir dans quelle mesure ils peuvent tenir compte de ces besoins-là », a-t-il indiqué.
La CENI avait déjà souligné, dans son rapport annuel 2025-2026 présenté à l’Assemblée nationale en mai dernier, les défis financiers, logistiques et sécuritaires liés à l’organisation des élections. La Centrale électorale avait notamment indiqué que les élections locales n’avaient pas pu se tenir faute de financement.
Kadima se dit rassuré
À l’issue de sa rencontre avec Adolphe Muzito, Denis Kadima a fait état d’une ouverture du ministère du Budget à l’examen des besoins de la CENI.
« Le ministre est ouvert, on a parlé, on est sur la même longueur d’ondes », a-t-il déclaré, tout en précisant que d’autres institutions devront également être associées aux discussions.
Les échanges entre le VPM Adolphe Muzito et la CENI interviennent ainsi dans le cadre de la préparation du budget 2027 et de la prise en compte des dépenses liées aux prochaines opérations électorales. Le financement définitif dépendra du processus d’examen et d’adoption du projet de loi de finances par le Parlement.
Prosper Buhuru
La République démocratique du Congo conserve son éligibilité à l'African Growth and Opportunity Act (AGOA) jusqu'en décembre 2028. La confirmation officielle a été communiquée ce jeudi 24 septembre 2026 au ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, par Richard Nicholson, envoyé de l'ambassade des États-Unis à Kinshasa.
Cette reconduction permet aux produits congolais éligibles de continuer à accéder au marché américain dans le cadre du régime préférentiel de l'AGOA, sans droits de douane. L'administration américaine salue notamment les progrès réalisés par la RDC en matière d'État de droit, de climat des affaires et de droits des travailleurs, selon le ministre.
« Au nom du Gouvernement, je me félicite de cette décision qui maintient l'accès de nos produits au marché américain sans droits de douane », a déclaré Julien Paluku.
Le ministre invite désormais les producteurs et exportateurs congolais à se mobiliser auprès de l'Agence nationale de promotion des exportations (ANAPEX) afin de satisfaire aux normes requises et de tirer pleinement profit de ce régime préférentiel.
« J'invite dès à présent nos producteurs et exportateurs à se mobiliser auprès de l'ANAPEX pour satisfaire aux normes requises et tirer pleinement profit de ce régime préférentiel », a-t-il indiqué.
Au cours de cette rencontre, Julien Paluku a également salué l'accompagnement continu des États-Unis dans le processus de paix dans l'Est de la RDC.
Don Benjamin Makolo
Renforcer la prévention des violations des droits humains, améliorer l’alerte et consolider la collaboration avec la société civile : tels sont quelques-uns des enjeux mis en avant lors de la conférence sur les droits humains organisée à Kinshasa.
Cette rencontre, organisée dans le prolongement des consultations engagées avec les acteurs de la société civile, a permis de revenir sur le rôle de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) dans la prévention et la protection des droits fondamentaux.
Le président de la CNDH, Paul Nsapu, a souligné l’importance d’une collaboration permanente, structurée et fondée sur la confiance avec les organisations de la société civile. Ces dernières, a-t-il rappelé, jouent un rôle de proximité auprès des communautés à travers la documentation des violations, l’accompagnement des victimes, l’alerte et la sensibilisation.
Cette collaboration doit également permettre de mieux prendre en compte les réalités vécues dans les zones touchées par les conflits. Les défenseurs des droits humains issus de ces espaces disposent notamment d’informations utiles à la compréhension des violations et à l’identification des besoins des victimes.
Le Dr Patrice Vanard, directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, (BCNUDH), a abondé dans le sens d’un renforcement de cette complémentarité. Il a notamment cité l’alerte précoce, la documentation des violations et le suivi des engagements en matière de droits humains parmi les domaines dans lesquels la CNDH et la société civile ont un rôle essentiel à jouer.
Pour le responsable onusien, une paix durable en République démocratique du Congo ne peut pas reposer uniquement sur les accords politiques ou les arrangements sécuritaires. Elle doit également s’appuyer sur la justice, la lutte contre l’impunité, la protection des victimes et la restauration de la confiance entre les communautés et les autorités.
Le Dr Patrice Vanard a également insisté sur la nécessité de consolider les capacités de la CNDH. Il a encouragé l’élaboration, en concertation avec les différentes parties prenantes, d’un plan d’action concret portant notamment sur l’indépendance institutionnelle ainsi que sur la mobilisation des ressources financières et matérielles.
Cette consolidation revêt une dimension internationale. Le directeur du BCNUDH a rappelé que le statut A de la CNDH constitue une reconnaissance internationale de son indépendance et de sa conformité aux standards internationaux. Sa préservation, a-t-il relevé, dépasse ainsi la seule question de l’accréditation et touche à la capacité de la RDC à disposer d’une institution nationale indépendante, crédible et pleinement engagée au service des populations.
À travers ces échanges, les participants ont ainsi mis en avant une même nécessité : faire de la prévention, de l’alerte et de la coopération entre institutions et société civile des leviers permanents de protection des droits humains en RDC.
Serge Mavungu
La RDC a réussi son entrée en lice dans les éliminatoires de la CAN Pamoja 2027 en s’imposant face à la Guinée équatoriale (2-0), jeudi 24 septembre 2026. Après cette victoire à domicile, le sélectionneur des Léopards, Sébastien Desabre, s’est dit satisfait à la fois du résultat et du contenu livré par son équipe.
« La victoire était importante ce soir pour démarrer une nouvelle compétition. Les premiers matchs dans toute nouvelle compétition sont importants. Nous, on a une première compétition de six matchs pour se qualifier à la CAN, donc c'est toujours bien à domicile de prendre les points. On sait que ça passe par des victoires à domicile d'abord », a déclaré le technicien français en conférence de presse.
Desabre a également salué l’intégration des jeunes joueurs, notamment celle de Matthieu Epolo, titularisé dans les cages. Le sélectionneur estime toutefois qu’il est encore trop tôt pour tirer une évaluation définitive du jeune gardien.
« Il a forcément eu une incidence positive dans le clean sheet. Il fait un bel arrêt, mais je ne suis pas en train d'évaluer le gardien. L'évaluation, elle se fait après quelques matchs », a-t-il expliqué.
Pour le sélectionneur, l’intégration des nouveaux joueurs doit se faire progressivement. « On a besoin de leur donner des matchs, qu'ils prennent de plus en plus de confiance, et puis c'est comme ça que vous lancez des jeunes », a-t-il poursuivi, avant de souligner que plusieurs nouveaux commencent à trouver leur place au sein d’un groupe déjà expérimenté.
Sur le contenu de la rencontre, Desabre réfute l’idée selon laquelle son équipe n’aurait pas suffisamment imposé son rythme. « Je ne suis pas d'accord avec vous du tout. Je pense qu'on a imposé notre rythme », a-t-il affirmé.
Il reconnaît néanmoins des marges de progression, notamment dans le réalisme offensif et sur certaines phases arrêtées : « On peut peut-être bonifier encore quelques situations où je pense qu'on peut mener 1-0 à la mi-temps, mais je pense qu'on peut mener plus. »
Le technicien français a enfin évoqué la pelouse, dont l’état s’est amélioré selon lui, tout en estimant qu’elle doit encore progresser. « Les joueurs méritent d'avoir une pelouse comme ça se fait dans pratiquement tous les pays maintenant d'Afrique », a-t-il déclaré.
Il estime toutefois que la surface de jeu n’a pas empêché les Léopards de produire une bonne prestation. « Celle de ce soir n'a pas été un frein dans la qualité de notre jeu. Je pense qu'on a fait un bon match. »
Don Benjamin Makolo
Après la victoire des Léopards de la RDC (2-0) face à la Guinée équatoriale, jeudi 24 septembre au Stade des Martyrs de Kinshasa, le président Félix Tshisekedi s’est rendu dans le vestiaire de la sélection équato-guinéenne pour saluer les joueurs et leur adresser un message de félicitations.
« Non, c'était vraiment pour les féliciter. C'est des braves là », a déclaré le chef de l’État congolais, sous les applaudissements des joueurs. Il a particulièrement salué la prestation du numéro 22 équato-guinéen, dont il a dit avoir été impressionné. « Il est formidable celui-là. J'ai envie de le prendre comme Congolais ! », a-t-il lancé avec humour, provoquant des rires dans le vestiaire.
Félix Tshisekedi a également transmis ses salutations au président de la Guinée équatoriale, qu’il a présenté comme son « grand frère ». « J'aime beaucoup votre président parce que je considère que c'est mon grand frère. Que vous le saluiez pour moi », a-t-il déclaré.
Le président congolais a ensuite souhaité beaucoup de succès à la sélection équato-guinéenne pour la suite de son parcours, tout en espérant retrouver l’équipe à la prochaine Coupe d’Afrique des nations. « J'espère qu'on va se retrouver à la Coupe d'Afrique, ensemble ! », a-t-il déclaré.
De son côté, le capitaine équato-guinéen a remercié Félix Tshisekedi pour ses paroles, tout en saluant l’accueil réservé à la délégation de son pays en RDC. « Nous sommes très bien reçus, on a été très bien reçus, sans problème », a-t-il indiqué.
Félix Tshisekedi a finalement souhaité un bon retour au pays à la délégation équato-guinéenne et « plein de succès pour la suite », avant de quitter le vestiaire sous les applaudissements.
Don Benjamin Makolo
Le président de la République démocratique du Congo , Félix Tshisekedi , s'est précisé à la nation ce jeudi 27 août 2026 à 20h00 pour fixer le cadre d'un dialogue national inclusif .
- Dialogue national : L'annonce d'un processus de dialogue national d'une durée de trois mois devant aboutir à un « Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État »
- Lignes rouges : Le chef de l'État a exclu l'AFC/M23 et les mouvements combattant la République par les armes de ces assises, affirmant que « nul ne peut prétendre s'asseoir à la table de la nation tout en prenant les armes contre elle »
- Décrispation : Une instruction sera donnée au gouvernement pour préparer des mesures de confiance et de décrispation politique.
Développement
Félix Tshisekedi a officiellement lancé jeudi un processus de dialogue national d'une durée maximale de trois mois, qui débutera par des consultations dans les 26 provinces avant des assises à Kinshasa, tout en excluant de ce cadre les acteurs qui continueront à combattre par les armes.
Baptisé « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État », le processus doit associer majorité et opposition, société civile, confessions religieuses, autorités coutumières ainsi que des représentants des milieux économiques, professionnels, universitaires et scientifiques, a annoncé le chef de l'État dans une adresse à la nation.
Des organisations de femmes, de jeunes et de travailleurs, des représentants des personnes vivantes avec un handicap, des entrepreneurs, des agriculteurs, des enseignants, des chercheurs, des artistes, des professionnels de la santé, des acteurs de l'économie informelle ainsi que la diaspora doivent également être consultés.
Dans chaque province, des forums préliminaires examineront notamment les causes de l'insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, les insuffisances administratives, les inégalités, les obstacles au développement et les réformes jugées nécessaires.
Les contributions seront ensuite regroupées dans un document de synthèse nationale destiné à servir de base aux assises de Kinshasa.
« Les assises de Kinshasa ne seront pas le point de départ du Dialogue, mais l'aboutissement d'une parole recueillie à travers tout le pays », a déclaré M. Tshisekedi.
Trois mois maximum
L'ensemble du processus sera limité à une durée maximale de trois mois, selon le président, qui n'a toutefois annoncé aucune date précise pour le début des consultations provinciales ou des assises nationales.
Une ordonnance doit être prise « dans les tout prochains jours » pour créer un Comité d'organisation chargé de la préparation administrative, matérielle et logistique.
Après la remise d'un rapport préliminaire par ce comité, une autre ordonnance doit convoquer formellement le dialogue et fixer notamment ses étapes, les modalités de représentation et les mécanismes de suivi.
Une Commission préparatoire sera également mise en place. Les confessions religieuses y seront représentées. Un Bureau et une Assemblée plénière doivent être constitués ultérieurement.
Le président congolais a également précisé les limites de l'inclusivité du processus.
« Nul ne peut prétendre s'asseoir à la table de la Nation tout en prenant les armes contre elle », a-t-il déclaré.
Ne pourront participer au dialogue « en qualité de composantes politiques » ceux qui, à son ouverture, combattent par les armes l'ordre constitutionnel, occupent par la force une partie du territoire, administrent illégalement des entités de la République ou agissent, selon le chef de l'Etat, au service d'une puissance étrangère, « en l'occurrence le Rwanda ».
Ces critères excluent, dans les conditions actuelles, l'AFC/M23 des composantes politiques admises au dialogue national.
Le gouvernement congolais et l'AFC/M23 sont déjà engagés dans des discussions à Doha, sous médiation du Qatar.
Félix Tshisekedi a réaffirmé jeudi que ce processus restait le cadre destiné à traiter avec l'AFC/M23 des questions liées notamment à la cessation des hostilités, au désengagement, au cantonnement et au désarmement.
Une possibilité de réintégration restera cependant ouverte, à titre individuel, aux membres de groupes armés qui renonceront « de manière sincère et vérifiable » à leur engagement armé et à toute forme de violence et condamneront l'agression dénoncée par Kinshasa.
Pas de suspension des institutions
Le chef de l'Etat a également affirmé que le dialogue ne devait ni remettre en cause « le choix souverain du peuple exprimé par les urnes », ni conduire à la suspension des institutions, qui continueront à exercer leurs prérogatives jusqu'au terme constitutionnel de leurs mandats.
Cette précision intervient dans un contexte de fortes divergences politiques autour du dialogue et du débat sur une éventuelle réforme de la Constitution.
Des responsables de l'opposition ont notamment réclamé un dialogue sans exclusion. Martin Fayulu avait demandé la participation de l'ancien président Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, coordonnateur de l'AFC/M23.
Le mouvement Sauvons la RDC, proche de M. Kabila, avait pour sa part demandé une médiation indépendante, l'organisation du dialogue dans un pays tiers et des mesures de décrispation politique préalables.
M. Tshisekedi a annoncé jeudi qu'il donnerait instruction au gouvernement de préparer des « mesures de confiance et de décrispation politique », sans en détailler le contenu.
Il a également promis de veiller à la création des conditions de sécurité et de confiance nécessaires « au retour et à la participation » des Congolais actuellement en marge de l'unité nationale, sans citer de noms.
Les assises doivent aboutir à l'adoption d'un « Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'Etat ».
Une matrice publique doit ensuite préciser pour chaque engagement de l'institution responsable, son calendrier d'exécution et les résultats attendus, tandis qu'un mécanisme national de suivi et des rapports périodiques sont annoncés.
Le dialogue national reste distinct des processus diplomatiques de Washington, consacrés principalement aux relations entre la RDC et le Rwanda, et de Doha, consacré aux discussions entre Kinshasa et l'AFC/M23.
actualite.cd/CC
Mutamba au cœur des débats judiciaires, les accords miniers RDC-USA sous pression à Washington
Les journaux et médias en ligne parus ce jeudi 20 août à Kinshasa reviennent largement sur deux sujets : le procès de l'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, et les interrogations soulevées aux États-Unis autour du partenariat minier conclu avec la RDC. La presse congolaise s'intéresse notamment au réquisitoire du ministère public, qui réclame 15 ans de travaux forcés contre Constant Mutamba et Chançard Bolukola. Sur le front économique et géopolitique, 54 élus démocrates américains demandent des comptes à l'administration Trump sur les accords portant sur les minéraux stratégiques congolais.
Le Potentiel : 15 ans de travaux forcés requis contre Mutamba et Bolukola
Le Potentiel ouvre sa revue de l'actualité avec le procès de l'ancien ministre de la Justice et de son coaccusé Chançard Bolukola. Le quotidien revient sur l'audience du 19 août devant la Cour de cassation, au cours de laquelle le ministère public a requis leur condamnation.
Le journal rappelle également que l'État congolais, constitué partie civile, demande la restitution des sommes que l'accusation considère comme ayant été irrégulièrement décaissées dans le cadre de la gestion du Fonds spécial de répartition et d'indemnisation aux victimes des activités illicites de l'Ouganda en RDC, FRIVAO.
Actualite.cd donne davantage de détails sur les réquisitions du parquet. Le média en ligne rapporte que 15 ans de travaux forcés ont été requis contre Constant Mutamba et Chançard Bolukola, accusés notamment de détournement dans la gestion de plusieurs dizaines de millions de dollars liés aux fonds du FRIVAO.
De son côté, 7sur7.cd souligne que le ministère public demande également l'interdiction du droit de vote et d'éligibilité à l'encontre de Constant Mutamba et de son coaccusé. Le site rappelle par ailleurs que l'État congolais réclame la restitution des sommes considérées comme irrégulièrement décaissées.
Les deux prévenus contestent les accusations portées contre eux et restent présumés innocents jusqu'à une décision judiciaire définitive.
Les accords miniers RDC-USA sous le regard du Congrès américain
Autre dossier mis en avant par la presse : le partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington autour des critiques minérales.
7sur7.cd s'intéresse à l'annonce américaine d'une enveloppe de 14 millions de dollars destinée à soutenir le secteur minier congolais, dans le cadre du rapprochement entre les deux pays.
Le Potentiel , lui, a mis l'accent sur les critiques des lieux du Congrès américain. Le rapport quotidien que 54 élus démocrates de la Chambre des représentants ont prévu une lettre à plusieurs responsables de l'administration Trump pour demander davantage de transparence sur les accords miniers conclus avec la RDC.
Les parlementaires américains s'interrogent notamment sur les garanties prévues en matière de droits humains, de conditions de travail et de protection de l'environnement. Ils craignent également que certains risques financiers liés à ces accords ne soient finalement supportés par les contribuables américains.
Le dossier soulève aussi des interrogations sur la sécurisation des opérations minières et sur l'éventualité d'une levée des sanctions visant l'homme d'affaires Dan Gertler. Les élus demandent ainsi un contrôle accumulé du Congrès et davantage de transparence dans les négociations autour des minéraux stratégiques congolais.
radiookapi.net/CC









