Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, qu’ils accusent de soutenir la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), dans l’est du pays.

Cette décision s’inscrit dans une stratégie américaine engagée de longue date pour tenter de contenir l’influence de l’ex-chef de l’État congolais. Dès 2016, Washington s’inquiétait de la prolongation de son mandat au-delà des délais constitutionnels. En 2019, Corneille Nangaa, alors proche de son régime et aujourd’hui à la tête de l’AFC/M23, avait lui aussi été sanctionné.

Malgré ces pressions, Joseph Kabila demeure actif sur la scène régionale. Il continue de se déplacer et a été reçu à Luanda fin décembre. Il entretient également des contacts dans plusieurs pays d’Afrique australe, notamment au Zimbabwe, au Botswana, en Namibie et en Eswatini, ainsi qu’au Rwanda, témoignant d’une capacité à conserver des relais diplomatiques dans la sous-région.

À l’intérieur de la RDC, son influence apparaît contrastée. Des relais subsistent, notamment au sein de l’armée et dans l’espace Katanga. Mais à Kinshasa, son réseau a été fortement affaibli. Plusieurs de ses proches ont été arrêtés ou contraints à la fuite. Aubin Minaku est détenu depuis janvier sans accès à ses avocats, tandis qu’Emmanuel Ramazani Shadary a été interpellé de nuit.

En dépit de ce recul, l’ancien président continue de s’organiser. En avril, son entourage s’est réuni dans un pays d’Afrique australe avec pour objectif affiché de préparer des mobilisations, notamment dans la capitale congolaise.

Sur le plan financier, les sanctions américaines impliquent le gel d’éventuels avoirs aux États-Unis et compliquent les transactions en dollars. Mais leur efficacité reste incertaine. Plusieurs personnalités et entités liées à la crise dans l’est de la RDC sont déjà sous sanctions, dont des responsables rwandais, l’armée rwandaise, Corneille Nangaa ou encore le vice-président du Sénat congolais Norbert Basengezi.

Sur le plan politique, l’impact pourrait être limité. Joseph Kabila évolue dans un environnement où les réseaux régionaux, les loyautés politiques et les intérêts miniers jouent un rôle déterminant, souvent indépendamment des décisions de Washington.

Affaibli et sous pression, l’ancien président n’est toutefois pas neutralisé. Reste à savoir si ses appels à la mobilisation trouveront un écho à Kinshasa, où ses réseaux ont été en grande partie démantelés.

actualite.cd/CC



Les messages de félicitations à l’endroit de l’artiste musicien Fally Ipupa pour ses deux concerts livrés au Stade de France continuent d’affluer. Très émue, la Première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, a salué en quelques mots le rayonnement de la culture congolaise.

"Au-delà de la performance musicale, c’est le génie créatif, la résilience et le rayonnement de toute une génération congolaise et africaine qui ont été célébrés", peut-on lire sur le compte X de la Première dame.

Au nom de tous les Congolais, Denise Nyakeru, patriote, traduit par ses mots l’admiration de tout le pays. "Cette réussite est aussi un message d’encouragement à tous nos artistes, créateurs, entrepreneurs culturels et talents congolais qui, chacun dans son domaine, contribuent à faire briller la RDC au-delà de ses frontières", a-t-elle ajouté.

D’après un expert interrogé par nos confrères de l’Agence congolaise de presse, le Trésor public français devrait engranger plus de vingt millions d’euros grâce au double spectacle du chanteur de la République démocratique du Congo, Fally Ipupa.

La superstar congolaise Fally Ipupa a électrisé le Stade de France pendant deux jours successifs, pour les 20 ans de sa carrière solo. Surnommé "Aigle", l’artiste a survolé la plus grande enceinte sportive de l’Hexagone devant plus de 70 000 spectateurs samedi 2 mai et 50 000 dimanche 3 mai 2026.

Grevisse Tekilazaya



Timothée Menayame a été élu président de la Ligue Nationale de Football (Linafoot) ce lundi 4 mai 2026, à l'issue d'une Assemblée générale élective organisée au Pullman Hôtel de Kinshasa. Il succède ainsi à Bosco Mwehu à ce poste.

Timothée Menayame a obtenu 65 voix au deuxième tour de l'élection, face à Delphin Kikuni, qui a 63 voix. Jean-Claude Booto a été éliminé lors de la première tournée.

Timothée Menayame et son équipe sont fortement attendues sur divers projets, y compris la relance du championnat national et la redynamisation de la Ligue 2, qui a fait face à de nombreuses difficultés depuis longtemps.

Son choix témoigne d'une véritable aspiration au renouveau, à plus de professionnalisme, à plus de rigueur, et surtout d'un objectif clair de faire évoluer le football congolais vers un niveau supérieur. C'est le début d'une nouvelle ère, avec maintenant l'accent mis sur le terrain et les résultats.

Makabi gratuit et Fiston MOKILI



La Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins (SOCODA COOP-CA) prépare une répartition inédite. La commission de répartition procède actuellement à la collecte des données des œuvres exploitées, en vue du paiement des droits d’auteur qui interviendra "incessamment sous peu".

"La particularité, c’est que cette fois-ci, pour la première fois, les artistes plasticiens sont aussi repris", a confié Aimé Bassay, rapporteur de la Commission de répartition de la SOCODA. Jusque-là, seuls les musiciens et les arts dramatiques étaient concernés. Cette énième opération marque donc un tournant pour les peintres, sculpteurs et graphistes.

Lancée le 24 avril, la collecte de données doit s’achever le 18 mai. "Le paiement va intervenir. C’est une obligation pour nous de payer les artistes de toutes catégories", a assuré Albert Ndosi, rapporteur adjoint de ladite commission.

En présence de la vice-présidente de la Commission de répartition, Mariam Magbada, il a été précisé à Opinion-info.cd que des descentes ont eu lieu à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa et au Centre Wallonie-Bruxelles, considérés comme les temples des plasticiens, pour collecter plus d’éléments se rapportant aux arts plastiques.

 Serge Mavungu



Ce dimanche, le Stade de France s’est transformé en panthéon musical africain. Fally Ipupa n’avait pas convié des artistes ; il avait convoqué une génération. Seize invités, soigneusement sélectionnés, ont défilé sur sa scène. Ce n’était pas une tournée d’amis. C’était la démonstration du pouvoir absolu.

La rumba rencontre l’urbain : l’architecture de la conquête

Gaz Mawete et Zaiko Langa Langa représentaient la rumba, la colonne vertébrale congolaise. Ben-J, Guy2Bezbar, Keblack et Naza incarnaient la modernité urbaine. Fally Ipupa ne les opposait pas ; il les fusionnait. Ce choix révèle une stratégie implacable : rassembler tous les mondes musicaux sous un seul toit, celui de l’Aigle de l’Afrique.

Lynnsha, Tayc, Lokua Kanza et Calema élargissaient le spectre vers la soul, le R&B et les harmonies continentales. Chaque artiste occupait un rôle précis dans la symphonie de domination. Fally Ipupa ne partageait pas simplement sa scène ; il orchestrait une hiérarchie. Ceux qui montaient aux côtés de l’Aigle reconnaissaient publiquement son statut de sommet incontesté.

Diamond Platnumz et Chancel Mbemba : l’extension continentale et nationale

Diamond Platnumz apportait l’Afrique de l’Est, confirmant que la domination de Fally Ipupa dépassait les frontières de la francophonie. Chancel Mbemba, capitaine des Léopards, représentait la gloire sportive validée par la musique. Fiston Saï Saï et Joé Dwèt Filé incarnaient les voix alternatives, celles qui acceptent de se soumettre au pouvoir central.

Cette architecture révèle une vérité perturbante : l’Afrique ne produit pas plusieurs légendes simultanément. Elle en produit une, qui absorbe les autres. Fally Ipupa était le centre gravitationnel de ce dimanche du Stade de France. Diamond Platnumz, malgré son statut continental, devenait invité. Chancel Mbemba, malgré sa gloire sportive, devenait figurant. L’Aigle de l’Afrique organisait la hiérarchie depuis sa scène.

Celé Mfumu et Dolly Mafinga : la transmission générationnelle

Celé Mfumu et Dolly Mafinga fermaient cette procession de 16 invités. Ils représentaient une génération plus jeune, celle qui grandirait en reconnaissant Fally Ipupa comme fondateur. Ce dimanche au Stade de France n’était pas qu’un concert ; c’était l’établissement d’une succession. L’Aigle de l’Afrique gravait dans les esprits : voilà comment on règne. Voilà comment on rassemble.

Seize invités défilant sur la scène de Fally Ipupa créaient un précédent indestructible. Aucun artiste africain n’avait réuni une telle assemblée. Aucun n’avait osé. Fally Ipupa venait de démontrer que le pouvoir musical absolu ne se mesure pas au nombre de spectateurs, mais à la capacité d’imposer sa vision du continent sur la plus grande scène possible. Ce dimanche, il avait fait plus que chanter. Il avait fondé une nouvelle Afrique musicale.
 
mbote/CC


Unique artiste gospel de l’affiche, la chanteuse congolaise Dena Mwana s’est produite samedi 3 mai 2026 sur la grande scène de l’INJS Marcory, en Côte d’Ivoire, pour la 18e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA).

Elle a ouvert la soirée avec un set de louange et d’adoration, représentant la République démocratique du Congo dans ce rendez-vous majeur de la musique africaine.

Le FEMUA se poursuit ce dimanche avec plusieurs têtes d’affiche, dont Youssou Ndour, Black M, Meiway, Didi B, Roseline Layo, DJ Kedjevara et DJ Arsenal.

Créé en 2008, le festival réunit chaque année les grands noms de l’afropop. Lors de la 16e édition en 2024, Gims et Franglish avaient représenté le Congo.

Gratis Makabi



La récente prestation de Fally Ipupa au Stade de France continue de susciter des réactions chez de nombreux Congolais. Pour l’UNC - Union pour la Nation Congolaise -, parti cher à Vital Kamerhe, il s’agit bien plus qu’un simple exploit artistique.

Dans une déclaration, le secrétaire général du parti a souligné la portée symbolique du parcours de l’artiste.

"Fally n’est pas juste une réussite individuelle, c’est un symbole", a-t-il affirmé, mettant en avant l’itinéraire inspirant du chanteur, parti de Bandalungwa jusqu’à l’une des scènes les plus prestigieuses d’Europe.

Pour Billy Kambale, cette réussite dépasse le cadre de la musique. Elle incarne ce que peuvent produire la discipline, la vision et la persévérance.

Dans un contexte où la jeunesse congolaise cherche des repères, le parcours de Fally Ipupa est présenté comme un modèle à suivre.

L’homme politique insiste sur la nécessité de valoriser de telles figures, capables de porter l’image de la RDC à l’international. À travers cette reconnaissance, l’UNC invite les décideurs à créer davantage d’opportunités pour faire émerger d’autres talents.

Au-delà de l’événement artistique, la performance de Fally Ipupa nourrit un discours plus large sur le potentiel congolais. Une réussite individuelle devenue, selon l’UNC, un véritable motif de fierté nationale.

 Patrick Kitoko



Petit Fally, jeune artiste congolais inspiré par Fally Ipupa, ouvrira la deuxième représentation sold-out au Stade de France. Cette sélection révèle les tensions entre héritage artistique et quête d'identité personnelle.

Petit Fally monte sur la scène du Stade de France le 3 mai pour ouvrir le concert de celui dont il porte le nom. Ce lever de rideau n’est pas une simple obligation logistique : c’est une mise en scène de la transmission et des rivalités implicites qui structurent le gospel et la musique congolaise moderne.
 
L’ombre du maître projetée sur le lever de rideau

Petit Fally n’a pas été choisi par hasard. Son surnom même révèle l’ambiguïté de sa position : “Petit Fally” parce que sa ressemblance artistique avec Fally Ipupa est flagrante. Sa voix, son style, parfois même son apparence évoquent l’Aigle de l’Afrique. Sur les réseaux sociaux et dans les clubs de Kinshasa, cette proximité lui a offert une visibilité rapide et précieuse. Cependant, en le plaçant en lever de rideau du concert du maître lui-même, les organisateurs posent une question provocatrice : qui est véritablement Petit Fally au-delà de sa ressemblance avec Fally Ipupa ?

Cette sélection dérange silencieusement. Petit Fally doit performer face à un public de plus de 65 000 spectateurs dans un stade sold-out, sachant que chaque note sera comparée à l’excellence de celui qui le suit. Le double sold-out du Stade de France crée une pression inévitable : comment briller quand vous ouvrez pour une légende ? Comment exister quand votre identité artistique reste partiellement construite sur l’imitation inspirée d’un géant ?

 

Entre imitation et affirmation : le dilemme de la nouvelle génération

Petit Fally incarne un paradoxe classique de la musique congolaise moderne. Sa ressemblance avec Fally Ipupa l’a lancé, mais cette même ressemblance le confine. Les critiques, légitimes, pointent l’absence d’identité artistique propre, le risque de rester éternellement “petit” face au “vrai” Fally. Progressivement, l’artiste tente de se démarquer, développant son propre style, proposant des titres originaux, cherchant à dépasser l’ombre protectrice mais étouffante de son inspirateur.

Son performance au Stade de France le 3 mai constitue un moment charnière. Sera-t-il capable de transcender la comparaison inévitable ? Parviendra-t-il à prouver au public que “Petit Fally” mérite d’exister en tant qu’artiste à part entière, et non simplement comme satellite de Fally Ipupa ? Le lever de rideau du double sold-out offre à Petit Fally une plateforme rare : montrer à 65 000 spectateurs que la nouvelle génération, même inspirée par les géants, possède sa propre voix à affirmer.



Dans un communiqué daté du samedi 2 mai 2026 à Kinshasa, l’ancien international Shabani Nonda a annoncé le retrait de sa candidature à la présidence de la fédération congolaise de football association (FECOFA), évoquant des raisons personnelles.

Toutefois, il a exprimé sa reconnaissance envers ses soutiens, notamment « le peuple congolais » ainsi que les acteurs du football pour leurs encouragements.

Ce retrait intervient alors que sa candidature a récemment été jugée incomplète par la commission électorale. Celle-ci a décidé de la déclarer recevable sous réserve, accordant un délai de recours allant du 2 au 8 mai pour permettre au candidat de se conformer aux exigences administratives.

Dans son message, Shabani Nonda réaffirme son engagement en faveur du développement du football congolais, précisant qu’il continuera à œuvrer « à sa manière ».

GLK/CC



LUNPCa violation de la liberté de la presse dans les zones occupées par le M23-AFC a été condamnée dimanche à Kinshasa, en République démocratique du Congo, par l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC), à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai de chaque année, selon un communiqué parvenu à l’ACP.

"L'UNPC exprime sa vive préoccupation face à la dégradation de conditions d'exercice du métier de journaliste notamment dans les zones sous occupation. Elle condamne fermement la violation de la liberté de la presse dans les zones occupées par le M23-AFC appuyé par le Rwanda et appelle à l'ouverture d'enquête indépendante", a-t-on lu.

ACP/CC

Page 1 of 780

A Propos

www.culturecongolaise.com

Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

Tél (whatsapp): +243 808 856 557

alikalonga@culturecongolaise.com

Derniers Articles