Le gouvernement tient à résorber le problème de chômage des jeunes en République démocratique du Congo. Pour y parvenir, l’exécutif national va lancer dans les prochains jours un concours national de plans d’affaires dédié à la jeunesse, en vue d’encourager l’entrepreneuriat et ainsi réduire le taux de chômage dans le pays.
Le ministre de l’Entrepreneuriat et développement des petites et moyennes entreprises, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, l’a annoncé, mercredi, lors d’un briefing presse , co-animé avec son collègue de la Communication et médias, Patrick Muyaya.
« Nous devons absolument faire en sorte que chaque jeune puisse accéder à l’emploi ou créer sa propre entreprise. Il n’est pas possible de résoudre les problèmes dans ce pays avec des entreprises du portefeuille de l’État. Un jeune qui réfléchit aux besoins de sa société n’a pas besoin d’aller demander un emploi auprès d’une entreprise qui n’a peut-être pas la qualification nécessaire pour répondre à ses besoins. C’est pourquoi nous voulons changer la mentalité de nos jeunes, faire en sorte que lorsqu’ils terminent leurs études, leur premier réflexe ne soit pas celui de demander de l’emploi. Nous allons organiser un concours national de plans d’affaires simplifiés, territoire par territoire. Nous devons avoir, tous les deux ou trois ans, des champions entrepreneuriaux », a-t-il révélé.
Ce briefing a été consacré à la restitution de la table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes en RD Congo organisée récemment. À en croire le ministre Kalumba, ces assises ont connu la participation de 475 jeunes et ont débouché sur 305 recommandations parmi lesquelles la création d’un grand centre de formation professionnelle dans chaque province pour outiller les jeunes et leur permettre de trouver ou de créer de l’emploi.
Selon lui, les travaux du Palais du peuple ont permis de dégager trois axes prioritaires, présentés comme « deux pieds et un trépied » : l’emploi, l’entreprise et la formation professionnelle.
« Il n’est pas acceptable que dans un pays qui a 65% de jeunes dans la population, et qui est considéré comme le coffre-fort du monde en termes de ressources naturelles, qu’il y ait un tel taux de chômage. Il faut absolument renverser la table. Il faut absolument que l’État prenne sur ses épaules la nécessité d’avoir une grande école de formation professionnelle dans chaque province », a ajouté Justin Kalumba.
Évoquant la question de l’introduction du concours sur l’entrepreneuriat dans l’enseignement de base en République démocratique du Congo, ce membre du gouvernement a rassuré que tout est mis en œuvre pour atteindre cet objectif.
Prince Mayiro
Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe a condamné, mercredi 26 novembre, Honorine Porsche à dix ans de servitude pénale principale.
L’accusée devra également verser une amende de 300 millions de francs congolais en réparation des préjudices causés.
La juridiction militaire a reconnu Honorine Porsche coupable de vol à main armée et d’actes de terrorisme.
Le juge président de cette composition, le major Freddy Eume, a précisé que, conformément à l’article 7 du Code pénal militaire, en cas de cumul d’infractions, seule la peine la plus lourde est appliquée.
Ainsi, Honorine Porsche a écopé d’une peine unique de dix ans de servitude pénale, assortie d’une amende de 300 millions de francs congolais.
Dans son jugement, le tribunal a néanmoins acquitté tous les autres prévenus associés au même dossier. Les juges ont estimé que les charges portées contre eux étaient insuffisantes pour établir leur implication directe ou indirecte dans le braquage.
Très médiatisée à Kinshasa, cette affaire a suscité de vives réactions dans l’opinion publique, notamment en raison des circonstances spectaculaires du braquage.
Avec cette condamnation, la justice militaire entend envoyer un signal fort contre la criminalité urbaine et les actes qualifiés de terroristes.
Ce verdict marque une nouvelle étape dans la lutte contre l’insécurité en RDC et soulève des attentes quant à la poursuite des efforts visant à renforcer la justice militaire.
radiookapi.net/CC
Le Président de l’Assemblée nationale de la république démocratique du Congo (RDC), Aimé Boji Sangara, a fermement dénoncé l’usage des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) comme prétexte pour justifier des agressions contre l'est de la RDC. Il a également qualifié ce groupe rebelle M23 de véritable « cheval de Troie », pointant son rôle dans la déstabilisation de l’Est congolais.
Selon lui, les FDLR n’ont mené aucune incursion sur le territoire rwandais depuis plusieurs décennies et agissent exclusivement à l’intérieur de la RDC, causant des troubles contre les intérêts nationaux. Cette clarification vise à corriger une lecture erronée selon laquelle FDLR et M23 auraient conjointement déstabilisé la région.
« Il n’y a eu aucune incursion ni action armée des FDLR sur le sol rwandais depuis plusieurs décennies. Les quelques centaines de miliciens encore actifs opèrent exclusivement en République démocratique du Congo, et contre ses intérêts. Les FDLR servent aujourd’hui de prétexte pour justifier les agressions contre notre pays, tandis que le M23 est utilisé comme un véritable cheval de Troie », a déclaré Aimé Boji.
Cette mise au point a été faite lors du Comité exécutif du Forum parlementaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui s’est tenu à Durban, en Afrique du Sud, le 26 novembre 2025. Arrivé sur place ce même jour, le Président de l’Assemblée nationale a profité de cette tribune pour exposer les vérités sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, en pleine période de tensions persistantes et de négociations diplomatiques.
Il a souligné que l’accord de paix signé le 27 juin 2025 avec le Rwanda s’inscrit dans une continuité de processus régionaux majeurs, soutenus notamment par l’implication du Président angolais João Lourenço. Par ailleurs, les récents pourparlers de Doha entre le gouvernement congolais et le M23/AFC ont abouti à la signature d’un Accord-Cadre le 15 novembre, marquant un pas vers la paix et la restauration de l’intégrité territoriale.
Cependant, malgré ces avancées, les violations graves des droits humains se poursuivent dans les zones contrôlées par les forces rwandaises et leurs alliés du M23, ce qui alimente encore les tensions dans la région.
Enfin, cette intervention s’inscrit dans la réactivation de la diplomatie parlementaire, un volet stratégique désormais central dans l’action du Parlement congolais pour soutenir les efforts du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans sa quête d’une paix durable pour l’Est du pays.
opinion-info/CC
Une motion de défiance contre le gouverneur Jean Bakomito a été déposée ce mercredi 26 novembre à l'assemblée provinciale du Haut-Uele. Plusieurs griefs sont retenus contre M. Bakomito, selon le document transmis au président de l'assemblée provinciale.
Les députés motionnaires (4) présentent Bakomito comme un homme « clientéliste, verrouillé et déconnecté des attentes de la population ». Les auteurs de la motion accusent le gouverneur de clientélisme assumé, de favoritisme au profit d'un cercle restreint d'amis, d’une incompétence manifeste dans la conduite de l'action publique et d’un éloignement progressif de la vision du Président Félix Tshisekedi.
Pour eux, cette vision s'oriente vers la gouvernance et le développement. Jean Bakomito est également accusé d’absence prolongée à Isiro, chef-lieu de la province. Conformément à la loi, il doit donc se présenter devant l'Assemblée provinciale dans les 48 heures qui suivent le dépôt de la motion.
Cette démarche intervient alors que Kinshasa a appelé à la suspension des motions de défiance et pétitions au sein des assemblées provinciales du pays. Dans le Haut-Uele, les motionnaires ont noté que leur démarche « remplit les conditions de recevabilité prévues par les textes en vigueur ».
En RDC, au moins 9 provinces sont touchées par des motions contre les gouverneurs et des pétitions visant les assemblées provinciales. Début novembre, tous les présidents des organes délibérants et les exécutifs provinciaux ont été conviés à Kinshasa. Ils ont discuté de la stabilité des institutions politiques dans les provinces. D’où la décision de suspension des initiatives visant à destituer les chefs des institutions provinciales.
Gaston MUKENDI, à Kisangani
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a nommé, dimanche 24 novembre dans la soirée, Bienvenu Ilambo au poste de conseiller spécial en matière de communication, un nouveau rôle créé au sein du cabinet du Chef de l’État. Cette nomination marque une volonté d’assurer une structuration plus stratégique et coordonnée de la communication présidentielle.
Selon les précisions officielles, il s’agit d’un poste « qui vise un positionnement stratégique global au cœur du dispositif de communication du Président de la République. Sa tâche principale consiste donc à assurer l’orientation, le pilotage et l’harmonisation des actions de communication du Chef de l’État, en vue de garantir la cohérence, l’efficience et l’efficacité de la communication présidentielle. »
Âgé de 36 ans, Bienvenu Ilambo est reconnu pour sa discrétion et son professionnalisme. Ancien élève de l’École Nationale d’Administration (ÉNA-RDC), il est administrateur senior au sein de la fonction publique. Depuis 2019, il assumait la fonction de responsable de la communication de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, un rôle dans lequel il s’est distingué par une gestion rigoureuse et méthodique de l’image de la Fondation Denise Nyakeru.
Sa nomination intervient dans un contexte où la communication institutionnelle joue un rôle déterminant dans la perception et l’efficacité de l’action publique. En confiant cette mission à Bienvenu Ilambo, le Chef de l’État semble vouloir renforcer la cohérence du message présidentiel et optimiser la coordination de l’ensemble des canaux de communication rattachés à la Présidence.
Cette nouvelle organisation pourrait marquer une étape importante dans la stratégie globale de communication du pouvoir en place.
Hervé Ntumba
Lors de son concert au Intuit Dome, Burna Boy a créé un moment fort en mêlant musique et engagement. En pleine prestation, l’artiste nigérian a soudainement arrêté le show pour prendre la parole et attirer l’attention sur les crises qui secouent actuellement trois pays africains : le Soudan, la RDC et le Nigeria.
Face à son public, il a élevé sa voix pour exprimer son soutien et rappeler la gravité des situations que traversent ces nations. La salle, d’abord surprise, a rapidement réagi avec force, saluant le courage et la sensibilité de l’artiste.
Habitué à utiliser sa plateforme pour défendre les causes sociales, Burna Boy confirme une fois de plus son rôle de porte-voix pour les peuples en difficulté. Sa prise de position, largement relayée sur les réseaux sociaux, démontre l’impact qu’un artiste peut avoir lorsqu’il décide de mettre en lumière les réalités que vivent ses compatriotes et ses voisins africains.
Six protocoles d’entente ont été signés, ce vendredi 21 novembre 2025, à Kinshasa, entre la République démocratique du Congo et l’État du Qatar, couvrant des secteurs clés allant du portuaire au social, en passant par la justice, la jeunesse et les consultations politiques.
Le premier accord porte sur le domaine portuaire et engage Qatar Ports Management Company "Mwani Qatar" aux côtés de l’Office National des Transports (ONATRA SA) pour renforcer les capacités logistiques congolaises. Un second protocole établit une coopération juridique entre les ministères de la Justice des deux pays. Un troisième accord instaure une exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et spéciaux.
Le quatrième mémorandum lie le Qatar Fund for Development au ministère congolais des Affaires sociales pour soutenir la réponse d’urgence multisectorielle au Sud-Kivu. Un cinquième protocole consolide la collaboration dans les domaines de la jeunesse et du sport. Enfin, un sixième accord institue des consultations politiques régulières entre les ministères des Affaires étrangères de la RDC et du Qatar.
Selon la Présidence congolaise, ces instruments s’inscrivent dans une stratégie d’élargissement du partenariat avec le Qatar et s’ajoutent aux efforts de médiation engagés dans le cadre du Processus de Doha pour appuyer la recherche de solutions durables à la crise dans l’Est de la RDC.
Prosper Buhuru
Le Ministre délégué près le Ministre de la défense nationale chargé des anciens combattants Eliezer Ntambwe a reçu, vendredi 21 novembre, l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Burundi en RDC, Agricole Mwamba Ntirampeba.
Organisée dans son cabinet de travail, la rencontre a permis au diplomate burundais de présenter ses civilités au Ministre délégué à la défense et le rassurer de son soutien pour la réussite de la mission lui confiée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
À l'issue de l'audience, le diplomate Burundais a salué la qualité des échanges avec le Ministre délégué Eliezer Ntambwe.
'' Ce moment était favorable afin de lui présenter mes civilités pour ses nouvelles fonctions. Nous en avons profité pour discuter des questions liées à la coopération entre les deux gouvernements. Et comme vous le savez, on a des accords bilatéraux dans plusieurs domaines, particulièrement dans le secteur de la Défense.", a laissé entendre, le Général Maj Agricole Mwamba Ntirampeba.
Cette rencontre était donc l'occasion pour le Ministre délégué à la défense nationale d'expliquer au diplomate burundais la vision du Président Félix Tshisekedi pour les anciens combattants congolais. Le diplomate a quitté la maison Blanche des anciens combattants très rassuré.
Grevisse Tekilazaya









