La Première Ministre de la RDC -République démocratique du Congo-, Judith Suminwa Tuluka, a reçu mardi 2 septembre 2025, à l’hôtel du Gouvernement, une délégation qatarie conduite par Son Altesse Sheikh Mansour Bin Jabor Bin Jasim Al Thani. Au centre des échanges : une lettre d’intention annonçant un investissement de près de 21 milliards USD, concrétisé à travers un partenariat public-privé entre le gouvernement congolais et l’entreprise privée Al Mansour Holding.

Ce partenariat stratégique couvrira plusieurs secteurs clés, allant de l’agriculture, la pêche et l’élevage, à la santé, l’industrie pharmaceutique, la formation professionnelle, les infrastructures, les finances, la cybersécurité, ainsi que les mines, hydrocarbures et la gestion des déchets.

Reda Jaber, représentant du Sheikh, a souligné que la RDC constitue "une terre d’opportunités" et que ce projet vise à profiter à la fois au Qatar et au peuple congolais. De son côté, la Première Ministre Suminwa a salué l’initiative comme une illustration de l’ouverture de son gouvernement aux investissements privés. Elle a assuré les investisseurs qataris d’un accompagnement pour lever les obstacles et garantir la transparence.

Huit mémorandums d’entente sont en cours de finalisation pour concrétiser ce partenariat public-privé et lancer les premiers projets dans les secteurs prioritaires. Cette initiative marque un tournant pour la RDC dans la promotion des investissements internationaux et le renforcement de la coopération économique bilatérale.

 Serge Mavungu 

 

 


La République démocratique du Congo va pour la première fois émettre une euro-obligation, d’un montant de 1,5 milliard de dollars américains, a annoncé vendredi le ministère des Finances. L’objectif est de financer des infrastructures prioritaires et d’améliorer la connectivité nationale, conformément au Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028.

Un eurobond est un emprunt émis par un pays sur les marchés financiers internationaux, en devises fortes (généralement en dollars) pour attirer des investisseurs étrangers. En contrepartie, le pays s’engage à rembourser les capitaux empruntés, avec des intérêts, sur une période déterminée.

Selon le communiqué, cette opération est rendue possible par des indicateurs économiques jugés favorables : une inflation contenue à 7,8%, une faible dépréciation du franc congolais (1,1% sur les sept premiers mois de 2025), et une croissance économique estimée à 5,3% pour l’année.

La RDC bénéficie également d’une notation souveraine B- chez Standard & Poor’s et B3 chez Moody’s, toutes deux avec perspectives stables. Ce type de notation, bien que classé parmi les dettes « spéculatives », permet au pays de rassurer une partie des investisseurs.

Le gouvernement précise que le processus d’émission pourrait s’achever avant le 30 juin 2026. Il affirme vouloir utiliser ces fonds pour accélérer les réformes économiques, développer des infrastructures d’intérêt national et renforcer une croissance « inclusive, diversifiée et durable ».

actualite.cd/CC



Le baril de pétrole, l’un des principaux produits d’exportation de la RDC -République démocratique du Congo-, a enregistré une légère baisse sur les marchés internationaux. Selon la note de conjoncture économique de la BCC -Banque centrale du Congo-, au 24 juillet 2025, il s’est négocié à 69,5 USD, contre 69,7 USD la semaine précédente, soit un recul de 0,2 %.

La BCC attribue cette baisse à la menace de nouvelles mesures douanières annoncées par Donald Trump, qui pourraient entrer en vigueur ce 1ᵉʳ août 2025 et peser sur les échanges commerciaux mondiaux. Ces incertitudes ont provoqué des tensions sur le marché des matières premières.

Durant la période précédente, du 11 au 18 juillet, le prix du pétrole avait pourtant connu une hausse hebdomadaire de 1,4 %, atteignant alors 69,7 USD le baril. Toutefois, à fin 2024, le baril affichait une baisse globale de 6,6 %, illustrant une tendance instable sur le long terme.

Dans un contexte mondial de transition énergétique, la Banque centrale rappelle que les pays exportateurs de pétrole, dont la RDC, doivent envisager des politiques adaptées pour répondre aux défis climatiques et réduire leur dépendance aux hydrocarbures.

Outre le pétrole, la note de la BCC fait état de baisses notables sur les prix des principales céréales : Le riz s’est établi à 283,4 USD la tonne, en baisse de 0,7 % sur une semaine. Le blé a chuté à 197,8 USD la tonne, soit une diminution de 2,6 %. Ces baisses sont principalement attribuées à l’abondance des récoltes et à la hausse des stocks mondiaux.

En revanche, le maïs a enregistré une hausse de 2,9 %, atteignant 157 USD la tonne, en raison des risques climatiques et de la demande soutenue, combinés à une réduction des stocks prévisionnels.

La volatilité des cours des matières premières continue d’avoir un impact direct sur l’économie congolaise, fortement tributaire des exportations dans les secteurs minier, pétrolier et agricole. Une situation qui appelle à une diversification de l’économie nationale et à une stratégie d’adaptation aux marchés mondiaux.

Gloire Balolage 



Le ministère des Finances a annoncé, ce samedi 26 juillet 2025, que les opérations de paie des agents et fonctionnaires de l’État débuteront, le mercredi 30 juillet, prochain sur toute l’étendue du territoire national. L’annonce est contenue dans un communiqué signé par le directeur de cabinet du ministre Doudou Fwamba Likunda.

Selon ce document, l’état liquidatif du troisième trimestre 2025 a été transmis au ministère des Finances par la Direction de la Paie du ministère du Budget, avec un retard de deux semaines dû à des mises à jour administratives. Ce retard avait provisoirement perturbé le calendrier régulier de paiement.

Le ministère rassure cependant les fonctionnaires : des instructions fermes ont été données pour permettre aux banques commerciales de recevoir les fonds dès le mardi 29 juillet. Les opérations de paie seront lancées le lendemain, et devraient être clôturées le samedi 2 août 2025.

Enfin, le Comité de Suivi de la Paie a été chargé de collaborer avec la Direction de la Paie pour rendre disponibles tous les listings nécessaires à l’exécution des paiements dans les délais.

Prehoub Urprus

 


André Wameso Nkwaloki vient d'être nommé gouverneur de la Banque Centrale du Congo ( BCC). L'annonce de sa nomination a été faite ce mercredi 23 juillet 2025 à l'issue d'une série lues sur la chaîne nationale RTNC. À ce poste, André Wameso succède à Madame Malangu Kabedi Mbuyi qui occupait ce poste depuis   maintenant près de 4 ans déjà.

Avant cette nomination, André Wameso occupait la fonction  du Directeur de Cabinet adjoint du Chef de l'État chargé des questions économiques et financières. Bien avant cette nomination, André Wameso était parmi les cinq ambassadeurs itinérants du chef de l'État Félix Tshisekedi.

Élu député national lors des dernières élections législatives, André Wameso n'avait pas siégé à l'Assemblée nationale en préférant conserver son poste au sein du cabinet de Félix Tshisekedi. Il prend la tête de la BCC où il sera secondé par les deux vice-gouverneurs actuels de la Banque Centrale du Congo (BCC) qui sont Dieudonné Fikiri Alimasi wa Asani et William Pambu.

Clément MUAMBA



Le nouveau Coordonnateur du Projet d’appui à la Transformation Numérique (PATN) en République démocratique du Congo a pris ses fonctions vendredi, lors d’une cérémonie de remise et reprise, présidée par le directeur de cabinet du ministre des Postes télécommunications et numérique (PTN), selon un communiqué.

«Monsieur Noël Litanga vient de prendre les fonctions de Coordonnateur du Projet d’appui à la transformation numérique (PATN) en République démocratique du Congo», a-t-on lu.

Le PATN poursuit essentiellement plusieurs objectifs, notamment étendre l’accès à Internet haut débit partout en RDC, y compris les zones reculées; renforcer les infrastructures numériques en créant un réseau intranet gouvernemental sécurisé, interconnecter les institutions publiques, centres de données et d’autres.

Aussi, le projet a pour objectif de moderniser l’administration publique en introduisant des services publics en ligne accessibles via un guichet numérique unique ; promouvoir l’inclusion numérique à travers la formation des jeunes, des femmes et les populations vulnérables aux compétences numériques essentielles.

Nouvellement établi, le PATN est une initiative phare en RDC qui est financé à hauteur de 400 millions de dollars américains par la Banque Mondiale (BM) et 100 millions d’euros par l’Agence Française de Développement (AFD) dans le but d’accélérer le développement numérique du pays.

En chiffre, durant ces cinq ans le PATN entend construire 10.000 km de fibre optique, assurer la formation des 6.000 jeunes et concourir à l’inclusion numérique de 30 millions de congolais.

C’est au terme d’un concours de la Banque mondiale que le Coordonnateur Noël Litanga a été choisi ainsi que plusieurs autres membres qui font partie du Projet d’appui à la transformation numérique (PATN). 

ACP/ODM/CC



Selon les informations confirmées par un responsable des douanes de l’aéroport international de Beyrouth, les autorités ont récemment saisi 7 millions de dollars en espèces dans des valises acheminées vers le Liban à bord d’un vol en provenance du Congo.

Trois voyageurs impliqués

Les trois personnes transportant cet argent se trouvaient sur le même avion à destination de Beyrouth, l’une en provenance du Congo et les deux autres en transit depuis un autre pays africain. Ils ont été remis au bureau des crimes financiers après avoir fait de fausses déclarations sur les sommes transportées.

D’après les médias libanais, le montant total saisi serait en réalité de 6,8 millions de dollars, dissimulés dans trois valises. La découverte de cette importante somme en espèces a conduit le gouverneur de la Banque centrale libanaise à ordonner son dépôt dans ses coffres, afin d’en déterminer la provenance.

Un enjeu de sécurité financière

Cette saisie intervient dans un contexte de contrôle renforcé des frontières libanaises, notamment pour empêcher le Hezbollah d’importer de l’argent et des armes depuis l’Iran. En février dernier, 2,5 millions de dollars en espèces destinés au Hezbollah avaient déjà été interceptés à l’aéroport de Beyrouth.

La situation financière du Hezbollah s’est fortement dégradée ces dernières années, l’obligeant à trouver des voies alternatives pour s’approvisionner. Cette nouvelle saisie illustre les efforts des autorités libanaises pour lutter contre les trafics illégaux transitant par l’aéroport de Beyrouth.

mbote/CC

 

 
 


L’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS) a annoncé la prolongation de la suspension temporaire de l’exportation du cobalt de la République démocratique du Congo (RDC) pour une durée de trois mois, à compter du 21 juin 2025.

Dans un communiqué daté de vendredi, ARECOMS justifie cette décision par l’existence de « stocks toujours importants sur le marché ». La mesure concerne tout le cobalt issu de l’exploitation minière, qu’elle soit industrielle, semi-industrielle, artisanale ou à petite échelle.

Cette décision fait suite à la suspension initiale décrétée le 22 février 2025. Elle vise à encadrer le marché des substances minérales stratégiques, selon l’Autorité, qui indique qu’une nouvelle décision pourra être prise avant la fin de cette période pour éventuellement modifier, prolonger ou lever la mesure.

Le cobalt congolais représente près des deux tiers de l’offre mondiale. Depuis la première suspension, les prix ont fortement augmenté pendant un mois, avant de se stabiliser. En Afrique, les principaux stocks de cobalt sont entreposés en Zambie et en Afrique du Sud, tandis qu’au niveau international, des volumes importants sont également stockés en Chine et en Malaisie.

actualite.cd/CC

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Ali Kalonga

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