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La Première ministre de la République démocratique du Congo Judith Suminwa Tuluka, représentant le président de la République, Félix Tshisekedi, s'est prononcée mercredi 23 septembre à la tribune de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies, tenue à New York, aux États-Unis d'Amérique, autour du thème : « Rétablir la confiance, gérer la transformation : des Nations unies au service de tous ».
La Représentante du Chef de l'Etat, Judith Suminwa a dénoncé devant la communauté internationale l'agression rwandaise via le groupe armé AFC/M23 et le double standard dans le traitement des crises mondiales.
« Nous attendons l'exécution des résolutions »
Dénonçant l'agression de la RDC par le Rwanda sous le couvert du groupe armé AFC/M23, la cheffe du gouvernement congolais a rappelé les conséquences dramatiques de ce conflit :
- déplacements massifs de populations
- violences sexuelles
- recrutement d'enfants.
Face aux décalages observés dans le traitement des crises internationales, elle a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à faire appliquer ses propres décisions, faisant notamment référence à la résolution 2773.
« Nous n’attendons pas de nouveaux textes pour remplacer ceux qui ont déjà été adoptés. Nous attendons leur exécution », a-t-elle martelé.
Elle a par ailleurs affirmé que la présence des FDLR ne saurait plus servir de prétexte à une présence militaire étrangère sur le sol congolais, mettant en avant les efforts engagés par Kinshasa pour le désarmement et la démobilisation.
Dans un autre registre, la cheffe du gouvernement congolais a présenté les différentes mesures engagées par la RDC pour moderniser la gouvernance de son secteur minier, lutter contre la fraude et le travail des enfants, mais aussi renforcer la traçabilité des minerais et accroître la part de valeur créée sur le territoire congolais.
Selon elle, la RDC entend poursuivre la modernisation de la gouvernance minière à travers plusieurs réformes visant à améliorer la gestion de ce secteur stratégique pour le pays.
« La RDC poursuit la modernisation de la gouvernance minière par la transparence des contrats, des revenus extractifs et des bénéficiaires effectifs, le renforcement du cadastre minier, le déploiement de mécanismes de traçabilité et la lutte contre la fraude. Elle accélère également la formalisation de l'exploitation artisanale, l'encadrement des négociants, l'organisation des coopératives et la sécurisation des zones d'exploitation », a déclaré Judith Suminwa Tuluka.
La question du travail des enfants dans les mines a occupé une place particulière dans le discours de la Première ministre. Judith Suminwa a présenté la lutte contre ce phénomène comme une responsabilité à la fois morale et nationale, en annonçant le renforcement des mécanismes visant à identifier, suivre et accompagner les enfants concernés.
La RDC entend notamment travailler avec l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'UNICEF et d'autres partenaires afin de renforcer la formation des inspecteurs, de favoriser la scolarisation des enfants et de proposer des solutions économiques aux familles concernées.
« La lutte contre le travail des enfants dans les mines constitue, à cet égard, une obligation morale et nationale. Avec l'Organisation internationale du Travail, l'UNICEF et nos autres partenaires, nous renforçons les mécanismes d'identification, de suivi et de remédiation, la formation des inspecteurs, la scolarisation des enfants et les solutions économiques proposées à leurs familles. Notre objectif ne souffre d'aucune ambiguïté : zéro enfant dans les mines », a-t-elle affirmé.
Pour la cheffe du gouvernement, cette responsabilité ne peut toutefois pas reposer uniquement sur l'État congolais. Elle concerne également l'ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de valeur des minéraux, depuis leur extraction jusqu'à leur utilisation par les consommateurs.
Au-delà des réformes nationales, Judith Suminwa a annoncé que la RDC entend également porter une proposition à l'échelle internationale. La RDC souhaite l'élaboration, sous l'égide des Nations Unies et en partenariat avec l'Union africaine, d'un cadre mondial destiné à encadrer les chaînes de valeur des minéraux critiques.
Cette initiative devrait associer les pays producteurs, transformateurs et consommateurs et viser à promouvoir des chaînes d'approvisionnement plus justes, traçables et résilientes.
« Cette responsabilité incombe à l'État congolais. Mais elle engage également les entreprises, les négociants, les raffineurs, les fabricants, les institutions financières et les marchés de destination. Le premier test d'une chaîne responsable n'est pas le véhicule électrique à l'arrivée ; c'est l'enfant qui ne descend plus dans la mine au départ. C'est pourquoi la République démocratique du Congo propose l'élaboration, sous l'égide des Nations unies, en partenariat avec l'Union africaine et en concertation avec les pays producteurs, transformateurs et consommateurs, d'un Cadre mondial pour des chaînes de valeur des minéraux critiques justes, traçables et résilientes », a déclaré le Premier ministre.
Selon elle, ce cadre devrait être fondé sur la souveraineté des États producteurs et garantir plusieurs principes : la traçabilité des minéraux, la responsabilité des acteurs économiques, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu'un partage plus équitable de la valeur à travers la transformation locale et le transfert de technologies.
« Fondé sur la souveraineté des États producteurs, il devra garantir la traçabilité des minéraux, la responsabilité des acteurs économiques, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu'un partage plus équitable de la valeur grâce à la transformation locale et au transfert de technologies », a ajouté Judith Suminwa.
Dans un autre registre, la cheffe du gouvernement a présenté le Corridor de Lobito comme une infrastructure au service de l'industrialisation régionale. La RDC salue l'engagement de l'Angola, de la Zambie, des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Banque africaine de développement, des institutions financières et du secteur privé en faveur de la réalisation de ce corridor.
« Le Corridor de Lobito doit devenir l'un des instruments de cette ambition. Nous saluons l'engagement de l'Angola, de la Zambie, des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Banque africaine de développement, des institutions financières et du secteur privé en faveur de sa réalisation. La réhabilitation des liaisons ferroviaires, la modernisation des infrastructures, la facilitation des échanges et les investissements énergétiques peuvent désenclaver nos territoires, réduire les coûts logistiques et stimuler le commerce régional » a expliqué Judith Suminwa dans son discours
Mais la vision congolaise ne se limite pas au transport des minerais vers les marchés internationaux. Selon le Premier ministre, la RDC souhaite faire du Corridor de Lobito un véritable instrument d'industrialisation régionale, en favorisant les investissements et les partenariats autour de la transformation des matières premières, des infrastructures et de l'énergie.
« Mais notre vision va bien au-delà de l'exportation accélérée des matières premières. Un couloir qui raccourcirait seulement le chemin de la mine au port ne ferait que reproduire le passé. Le Corridor de Lobito doit devenir une colonne vertébrale de l'industrialisation véritable régionale avec le concours des investisseurs avec qui nous espérons bâtir des partenariats transparents, durables et mutuellement avantageux pour le bien-être de nos générations futures », a affirmé la Première ministre Judith Suminwa.
Cette position s'inscrit dans une ligne déjà défendue par la République démocratique du Congo sur la scène internationale. À l'initiative de la RDC, alors présidente du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mois de juillet, une réunion en formule Arria a notamment été consacrée à l'évaluation du déficit normatif en matière de ressources naturelles et de paix.
À cette occasion, la République démocratique du Congo, par l'intermédiaire de la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Congolais de la diaspora, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait plaidé pour une approche internationale plus cohérente afin d'empêcher que les ressources naturelles ne continuent d'alimenter les conflits et les guerres.
Clément MUAMBA avec radiookapi.net/CC
L’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo a tenu à mettre les choses au clair face aux rumeurs qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux.
Contrairement à certaines informations relayées, les autorités américaines ne demandent aucune caution aux citoyens congolais souhaitant obtenir un visa pour les États-Unis.
Dans une communication officielle, l’ambassade rappelle l’importance de se fier uniquement aux sources fiables afin d’éviter la propagation de fausses informations. « Une information fiable commence par une source officielle », insiste-t-elle.
Les autorités encouragent ainsi le public à consulter directement les canaux officiels de l’ambassade pour toute information relative aux procédures de demande de visa.
Le président guinéen Mamadi Doumbouya a procédé lundi à un remaniement partiel du gouvernement marqué par l'entrée de cinq nouveaux ministres, tout en maintenant le Premier ministre Amadou Oury Bah à son poste, selon un décret présidentiel diffusé par les médias d'État.
La principale innovation de ce remaniement est la création d'un poste de ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale. Cette fonction a été confiée à Ibrahima Kalil Condé, jusqu'alors ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation.
Parmi les nouveaux entrants figure Bintou Keita, nommée ministre de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation, de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Avant cette nomination, elle occupait les fonctions de représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et cheffe de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco).
Le remaniement voit également les nominations de Djenabou Touré à l'Administration du territoire et de la Décentralisation, d'Aboubacar Kourouma à l'Industrie et au Commerce, de Lansana Béa Diallo à la Jeunesse ainsi que de Fodé Téa Kouyaté à l'Environnement et au Développement durable.
Bintou Keita avait quitté Kinshasa fin novembre 2025, mettant un terme à près de quatre années à la tête de la Monusco. Son départ, initialement prévu en février 2026 mais avancé à sa demande, avait été présenté par les Nations unies comme une « décision personnelle ».
Nommée à la tête de la Monusco en janvier 2021 par le secrétaire général de l'ONU António Guterres, Bintou Keita était devenue la deuxième femme, et la première originaire d'un pays d'Afrique subsaharienne, à diriger la mission onusienne en RDC. Forte de plus de trente années de carrière aux Nations unies, elle avait notamment dirigé les efforts de l'ONU contre Ebola en Sierra Leone en 2015 avant d'occuper plusieurs fonctions de haut niveau dans les opérations de paix et au sein de l'UNICEF.
actualite.cd/CC
Le Président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, est attendu ce lundi 22 juin 2026 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, pour une visite d’État de 48 heures.
Selon la cellule de communication de la Présidence de la République démocratique du Congo, qui a annoncé la nouvelle ce dimanche 21 juin 2026 dans la soirée, cette visite du président en exercice de l’UA à Kinshasa fait suite à une invitation de son homologue congolais, Félix-Antoine Tshisekedi
Toujours selon la même source, cette visite d’État du chef de l’État burundais témoigne de la profondeur des liens historiques qui unissent les deux pays et leurs peuples respectifs, à savoir le Burundi et la République démocratique du Congo.
À cette occasion, renseigne la Présidence de la République, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi effectuera le déplacement de l’aéroport international de N’djili pour accueillir son hôte de marque. Les deux chefs d’État auront ensuite des entretiens en tête-à-tête à la Cité de l’Union africaine, suivis d’une conférence de presse conjointe.
"Les échanges entre les deux dirigeants porteront sur des questions d’intérêt commun notamment la question de la sécurité à l'Est de la RDC, ainsi que la riposte contre la maladie à virus Ebola. Cette visite intervient au moment où le Président Ndayishimiye assure la présidence en exercice de l'Union africaine", précise le cabinet de Félix Tshisekedi
Dans la région des Grands Lacs, le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC) sont des alliés stratégiques liés par un accord bilatéral de défense signé en mars 2023. Face à l’insécurité dans l’est de la RDC et à l'agression rwandaise via la rébellion de l’AFC/M23 et ses alliés actifs dans le Sud-Kivu, Bujumbura a déployé des milliers de soldats pour appuyer l’armée congolaise (FARDC) et sécuriser la frontière commune.
Cette alliance militaire s’articule autour de plusieurs axes de coopération. Les ministres de la Défense des deux pays réaffirment régulièrement leur volonté de consolider ce partenariat stratégique. Des milliers de militaires burundais sont présents au Sud-Kivu et dans d’autres zones de front afin de soutenir les FARDC dans les opérations contre les groupes armés.
Les deux nations partagent ainsi des défis sécuritaires communs et affichent un engagement conjoint en faveur de la pacification durable de la région des Grands Lacs.
Clément MUAMBA
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, en visite à Houston, aux États-Unis, s’est entretenu avec Frank W. Garcia Jr., secrétaire d’État adjoint américain chargé des Affaires africaines. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges diplomatiques engagés entre Kinshasa et Washington en vue de renforcer leur partenariat stratégique. Les deux responsables ont passé en revue plusieurs dossiers prioritaires concernant la RDC et la région.
Au cœur des discussions figurait le renforcement de la coopération stratégique entre la RDC et les États-Unis. Les échanges ont notamment porté sur les modalités de collaboration dans les domaines politique et sécuritaire, ainsi que sur les initiatives communes destinées à consolider les relations bilatérales. Les deux parties ont souligné l’importance d’un partenariat renforcé pour répondre aux défis auxquels le pays est confronté.
La sécurité régionale a occupé une place centrale dans les pourparlers. Les deux délégations ont évoqué la nécessité de coordonner leurs efforts afin de favoriser la stabilité dans la région des Grands Lacs. À cette occasion, le président Félix Tshisekedi a rappelé que la paix constitue un préalable essentiel au développement économique et à la sécurité transfrontalière.
Les minerais critiques ont également figuré parmi les principaux sujets abordés. Ces ressources, indispensables à plusieurs industries technologiques, représentent un enjeu stratégique tant pour la RDC que pour ses partenaires internationaux. Les discussions ont porté sur leur gestion et leur valorisation dans une perspective de transparence, de création de valeur et de bénéfices mutuels.
La lutte contre l’épidémie d’Ebola a aussi été évoquée au cours de cet entretien. Les échanges ont mis en avant l’importance de la coopération sanitaire et du soutien international pour contenir les foyers épidémiques et renforcer les capacités nationales de riposte. Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’un appui technique et logistique afin de protéger les populations et de prévenir de nouvelles flambées.
Les perspectives de coopération économique ont complété l’agenda de cette rencontre. Les discussions ont exploré plusieurs opportunités d’investissements et de partenariats susceptibles de stimuler la croissance en République démocratique du Congo, avec pour objectif de promouvoir un développement durable, créateur d’emplois et respectueux de la souveraineté nationale.
À l’issue de ces échanges, le chef de l’État a réaffirmé que la paix et le respect de la souveraineté de la RDC demeurent des conditions indispensables à la stabilité et à la prospérité de l’ensemble de la région des Grands Lacs.
opinion-info/CC
En séjour dans la capitale roumaine, Patrick Ngulu Mbiobawhul, président de l'ASBL Solidarité Badiadingi et encadreur des jeunes, a rencontré plusieurs membres de la diaspora congolaise vivant à Bucarest. Les échanges ont porté sur les principaux défis socio-économiques auxquels fait face la République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur le débat relatif à une éventuelle révision de la Constitution.
Au cours de cette rencontre, Patrick Ngulu Mbiobawhul a estimé que la priorité actuelle de la RDC devrait être la stabilisation de l'économie afin de créer un climat favorable aux investissements et à la relance économique. Selon lui, plusieurs obstacles institutionnels freinent cet objectif et nécessitent une adaptation de la loi fondamentale.
La question de la rétrocession aux provinces
Parmi les réformes jugées prioritaires figure l'application effective des dispositions constitutionnelles relatives à la rétrocession de 40 % des recettes nationales aux provinces, prévue aux articles 175 à 181 de la Constitution. Pour le président de Solidarité Badiadingi, l'absence de financements prévisibles empêche les provinces de planifier efficacement leur développement.
Cette situation décourage les investisseurs, confrontés à des insuffisances en matière d'infrastructures, notamment dans les secteurs des routes, de l'eau et de l'électricité. Il préconise l'automatisation des transferts financiers, l'instauration de mécanismes de sanction en cas de non-respect des obligations de l'État central ainsi que l'élargissement des compétences fiscales des provinces.
Réformer le mode d'élection des gouverneurs
Patrick Ngulu Mbiobawhul s'est également prononcé en faveur d'une révision des articles 198 et 106 relatifs à l'élection des gouverneurs et des sénateurs. Selon lui, l'expérience des dernières années a montré que le système d'élection indirecte favorise la corruption, fragilise la stabilité politique provinciale et affaiblit la légitimité des gouverneurs dans leurs relations avec les partenaires au développement.
Il estime que l'élection directe des gouverneurs renforcerait leur responsabilité devant les citoyens, réduirait les crises politiques provinciales et améliorerait l'exécution des projets de développement.
Clarifier le régime exécutif
L'intervenant a également plaidé pour une clarification du fonctionnement du régime exécutif congolais. À ses yeux, le caractère semi-présidentiel du système actuel peut parfois engendrer des blocages institutionnels entre la présidence et le Parlement, retardant la mise en œuvre de réformes économiques importantes.
Il suggère un choix plus net entre un régime présidentiel renforcé ou un mécanisme de cohabitation clairement encadré, afin d'offrir davantage de visibilité et de stabilité aux investisseurs.
La double nationalité au cœur du débat
L'une des questions ayant suscité le plus d'attention lors de la rencontre concerne l'article 10 de la Constitution, qui consacre le principe de l'exclusivité de la nationalité congolaise. Patrick Ngulu Mbiobawhul estime que cette disposition ne correspond plus aux réalités actuelles de la diaspora congolaise.
Il souligne que des millions de Congolais vivant à l'étranger ont acquis une autre nationalité par naissance, par mariage ou par naturalisation, sans pour autant rompre leurs liens avec leur pays d'origine.
Selon lui, cette situation crée une insécurité juridique et prive la RDC d'importantes ressources financières, de compétences et d'investissements potentiels. Il relève également que l'absence de mécanismes clairs de contrôle de la nationalité unique transforme souvent cette question en sujet de controverse politique et électorale.
Pour répondre à ces préoccupations, il propose l'autorisation de la double nationalité sous réserve d'une déclaration obligatoire, tout en maintenant des restrictions pour l'accès aux fonctions régaliennes les plus sensibles.
Mieux définir les compétences entre l'État et les provinces
Enfin, Patrick Ngulu Mbiobawhul a recommandé une révision de l'article 197 afin de clarifier le partage des compétences entre l'État central et les provinces.
Il préconise une définition claire et précise des compétences exclusives et concurrentes, ainsi que la création d'un mécanisme institutionnel chargé de régler les conflits de compétence.
Une réforme orientée vers le développement
En conclusion, le président de Solidarité Badiadingi a expliqué que les propositions évoquées visent avant tout à lever les blocages qui freinent l'économie nationale, à renforcer la stabilité des provinces et à favoriser une participation accrue de la diaspora au développement du pays.
Pour lui, toute réflexion sur la Constitution devrait être guidée par des impératifs de gouvernance, de croissance économique et d'efficacité institutionnelle, dans l'intérêt du développement durable de la République démocratique du Congo.
Patrick Kitoko
La ministre d’État en charge des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a pris part à la cérémonie officielle d’ouverture de la Semaine africaine organisée par l’UNESCO, ce mardi 19 mai 2026 à Paris. À cette occasion, elle a porté un plaidoyer en faveur d’une gouvernance concertée, durable et inclusive des ressources en eau sur le continent africain.
Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les États africains et les partenaires internationaux afin d’assurer une gestion équitable et responsable des ressources hydriques. Elle a mis en avant l’importance d’une approche commune face aux défis liés à l’eau.
Elle a également rappelé la place stratégique de la République démocratique du Congo dans l’écosystème hydrique mondial. Le pays détient, selon ses propos, près de 52 % des réserves en eau de surface du continent africain, notamment grâce au Bassin du Congo, considéré comme le deuxième plus grand bassin fluvial de la planète.
Cette déclaration met en lumière les enjeux environnementaux majeurs liés à la protection des ressources naturelles, en particulier dans une région aussi déterminante que le Bassin du Congo. Elle souligne également la responsabilité partagée des États dans la préservation de cet équilibre écologique.
La RDC entend réaffirmer son engagement à jouer pleinement son rôle de pays-solution dans les efforts internationaux liés à la gestion de l’eau. Le pays se positionne ainsi comme un acteur clé des initiatives visant à faire de l’eau un facteur de paix, d’intégration régionale et de développement durable.
Gloire Balolage
Le processus de paix de Doha continue de buter sur des divergences majeures entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le M23-AFC, selon un extrait du rapport à mi-parcours du Groupe d’experts des Nations unies consulté récemment. Les experts relèvent des interprétations opposées des engagements pris par les parties, compromettant la mise en œuvre effective des mesures convenues.
D’après ce document, les autorités congolaises s’attendaient à ce que le M23-AFC se retire des zones sous son contrôle et accepte le cantonnement de ses éléments, conformément à la Déclaration de Doha. Une attente qui ne s’est pas matérialisée sur le terrain ; les dirigeants de le M23-AFC ayant, au contraire, insisté pour conserver le contrôle de leurs positions actuelles.
Le rapport indique également que le M23-AFC a exprimé la volonté de s’intégrer dans les structures de l’État, tout en défendant une autonomie accrue vis-à-vis du pouvoir central. Dans cette logique, le mouvement a mis en avant le fédéralisme comme option de gouvernance, tout en poursuivant, selon les experts, la construction d’une structure parallèle de type étatique et de ses propres forces, en vue d’un objectif présenté comme à long terme.
Ces divergences d’interprétation, notent les experts de l’ONU, ont contribué à fragiliser la confiance entre les parties et à ralentir l’avancée du processus de paix. Elles interviennent dans un contexte sécuritaire toujours instable, marqué par la poursuite des affrontements armés dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, malgré les discussions en cours.
Le rapport à mi-parcours du Groupe d’experts met ainsi en lumière les défis persistants du processus de Doha, soulignant la nécessité d’un cadre d’interprétation commun et d’engagements clairs pour espérer une désescalade durable de la crise dans l’est de la RDC.
Prosper Buhuru
Lors d'une causerie avec des jeunes, samedi 13 décembre à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a adressé des éloges à sa ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino, affirmant avoir enfin « trouvé la personne adéquate » pour piloter ce ministère.
Face aux critiques d’inefficacité portées contre la jeune ministre notamment sur les réseaux sociaux, le Chef de l’Etat a rendu hommage à Grâce Kutino, « qui m’étonne de jour en jour ». Félix Tshisekedi a par ailleurs révélé qu’elle avait « passé brillamment son premier test » d’entrée au Gouvernement Suminwa II :
« C’est lorsqu’on lui a posé la question de sa mission et de sa vision pour la jeunesse de la République démocratique du Congo. Et ce jour-là l’ai compris que j’avais trouvé la personne adéquate, qui m’aidera à me rapprocher davantage de la jeunesse congolaise et à travailler avec celle-ci pour la préparer aux défis futurs de notre pays ».
Appel au patriotisme
Devant plus de trois mille jeunes venus de toutes les provinces, le Chef de l’État a appelé la jeunesse à contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire et au développement du pays. Selon lui, les jeunes doivent jouer pleinement leur rôle dans l’avenir de la société congolaise.
Cet échange a permis au Chef de l’État de donner la parole aux jeunes, ayant exposé leurs différentes préoccupations sur des sujets aussi variés que l’emploi, l’entrepreneuriat, la lutte contre la précarité, le financement des projets et l’encadrement des start-ups.
Félix Tshisekedi a répondu sans détour aux diverses questions avant de lancer un appel à un engagement patriotique accru de la jeunesse, en ces temps difficiles où la RDC fait face à l’agression rwandaise :
« C’est pour cette raison que je dis que le patriotisme a quelque peu disparu dans ce pays. Mais il n’est pas trop tard. Notre population est majoritairement jeune, et nous devons réinculquer cette valeur fondamentale du patriotisme à notre jeunesse. C’est à ce prix que la nation sera sauvée dans les années à venir ».
Cette activité intervient un mois après la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes. Ce forum avait rassemblé de nombreux acteurs institutionnels, économiques et sociaux afin d’identifier des pistes pour créer des opportunités professionnelles et soutenir l’initiative privée des jeunes à travers le pays.
radiookapi.net/CC
Le président de la Chambre basse du Parlement congolais, Aimé Boji Sangara, en séjour à Abidjan, capitale de la Côte d'Ivoire, où il représente le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la cérémonie d’investiture du Président ivoirien Alassane Ouattara, a accordé, lundi 08 décembre 2025, une audience au Sous-secrétaire d’État américain chargé des questions économiques, Jacob Helberg.
L’émissaire du Président américain Donald Trump a salué la tenue de cet échange "franc, amical et constructif".
Cet entretien intervient alors que la RDC et le Rwanda viennent de signer un accord de paix historique conclu sous la médiation de Washington. Dans ce contexte d’avancée diplomatique, Abidjan a offert un cadre propice à un dialogue renforcé entre Kinshasa et Washington DC.
"Nous avons échangé sur les priorités de nos deux pays. J’ai partagé avec mon collègue les orientations économiques de l’administration Trump, notamment la nouvelle stratégie nationale que nous venons de publier", a indiqué Jacob Helberg au sortir de l’audience.
L’émissaire américain a souligné la volonté des États-Unis et de la RDC de hisser leur relation bilatérale à un niveau supérieur, en construisant un "comprehensive partnership"; un partenariat global couvrant les domaines économiques, institutionnels et stratégiques.
"Ce n’est, à mon avis, que le début d’une conversation de long terme entre nos deux pays, d’une amitié durable et d’un partenariat solide", a-t-il ajouté.
Cette rencontre sur le sol ivoirien confirme le rôle essentiel du Parlement congolais dans la diplomatie parlementaire, en appui aux efforts du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la paix, la stabilité régionale et la consolidation des alliances stratégiques.
Serge Mavungu









