La Haute Autorité Politique de Référence de l’UDPS -Union pour la Démocratie et le Progrès Social-/Tshisekedi a franchi, ce mardi 30 septembre 2025, une étape majeure dans la restauration de l’unité du parti. Après les orientations données le 19 septembre 2025, les différentes tendances internes, parfois en divergence, se sont réunies au siège national du parti pour mettre fin à leurs différends et renforcer la cohésion.
À l’issue de cette rencontre, les parties se sont engagées à travailler loyalement pour restaurer la fraternité entre tous les combattants et cadres du parti. Elles ont convenu de préparer et organiser le Congrès extraordinaire prévu au plus tard le 14 décembre 2025 et de tenir, ce samedi 4 octobre 2025, une grande matinée politique de réconciliation au siège de l’UDPS. Une feuille de route sera élaborée pour guider l’ensemble du processus, sous la supervision d’un Comité de suivi chargé de veiller à la bonne exécution de toutes les directives de la Haute Autorité.
Le FCC -Front Commun pour le Congo- a réagi avec virulence à la condamnation à mort de son autorité morale, l'ancien Président Joseph Kabila, prononcée, ce 30 septembre 2025, par la Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel signé par Raymond Tshibanda, président de la cellule de crise, la plateforme rejette une décision « inacceptable » et promet de la combattre « sans répit ».
Pour le FCC, ce verdict n'est pas seulement celui d'un homme, mais aussi celui de l'État de droit et de toutes les conquêtes démocratiques obtenues depuis deux décennies. Le regroupement estime que ce procès, entaché "d'illégalités de bout en bout", n'était rien d'autre qu'une "tragi-comédie" orchestrée par un pouvoir qui se rêve en "monarchie absolue " et qui gouverne par la terreur.
Le communiqué ne s'arrête pas là : il accuse directement le régime actuel d'avoir déjà fait preuve de brutalité par le passé, évoquant les massacres de Kilwa et la répression sanglante des adeptes de la secte Wazalendo à Goma. Aux yeux du FCC, ces événements constituent des preuves de la dérive autoritaire du Président Félix Tshisekedi, qu'il qualifie de responsable d'une « tyrannie ».
En réagissant de la sorte, le camp Kabila transforme la condamnation de son leader en un véritable front politique contre Tshisekedi. Cette prise de position ouvre une nouvelle phase de confrontation qui risque de radicaliser davantage le climat politique congolais et de fragiliser encore plus les équilibres déjà précaires du pays.
Prosper Buhuru
La Haute Cour militaire de la RDC - République démocratique du Congo - a rendu, ce mardi 30 septembre 2025, des décisions majeures dans le cadre du procès de l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Jugé par contumace et sans défense, Kabila est désormais confronté à de lourdes accusations concernant sa participation et sa complicité avec la coalition rebelle M23-AFC.
L’auditoire militaire a confirmé que Joseph Kabila avait, durant son mandat, exercé un rôle direct dans la conduite des hostilités. Selon la Haute Cour militaire, il tenait à Goma et à Bukavu "de véritables réunions d’état-major" et effectuait des "inspections dans des centres d’instruction" des rebelles du M23-AFC. La cour a ainsi estimé que l’ancien chef de l’État était "le chef incontesté de tous les mouvements rebelles qu’a connus le pays depuis la rébellion de Mutebusi".
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a précisé que, malgré les allégations des parties civiles sur sa supposée nationalité rwandaise, elle se déclare incompétente sur ce point et renvoie la question au gouvernement. Les magistrats se concentrent uniquement sur "la personne et les faits", affirmant que Joseph Kabila est bien de nationalité congolaise.
La cour a également relevé que Joseph Kabila était en intelligence avec le Rwanda et avait légitimé les actes du M23-AFC, provoquant l’indignation d’une large partie de la population congolaise. En conséquence, elle annonce une "peine de mort" incluant "l’arrestation immédiate" de l’ex-président pour crimes de guerre, trahison, complot et organisation d’un mouvement insurrectionnel en "participation criminelle" avec la coalition rebelle.
Ce procès, inédit dans l’histoire politique congolaise, marque un tournant dans la gestion de la justice et la responsabilité des anciens dirigeants en RDC, et suscite une attention nationale et internationale considérable.
Prosper Buhuru
Une proposition de décision portant création d’une régie financière locale de Kalamu, une commune située dans le centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été faite, lundi, par un élu local lors du dépôt de ce document au bureau du Conseil de cette municipalité.
« En ma qualité de conseiller communal, j’ai l’honneur de vous transmettre, pour examen et adoption par le Conseil communal, ma proposition de décision portant création d’une régie financière locale au sein de la commune de Kalamu dénommée +Direction générale des recettes de Kalamu (DGRKA)+ », a écrit Nicolas Djomo, l’élu de la circonscription électorale de Kalamu.
M. Djomo a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’autonomie financière de la commune en tant qu’entité territoriale décentralisée (ETD), conformément aux dispositions des articles 50, 104 et 105 de la loi organique du 07 octobre 2008, portant organisation et fonctionnement des ETD, ainsi qu’aux prescriptions du règlement intérieur du Conseil communal de Kalamu.
Selon le conseiller communal, cette régie financière locale envisagée vise à améliorer la mobilisation des recettes propres de Kalamu, à garantir une meilleure traçabilité des flux financiers, et à soutenir les actions de développement local dans un esprit de transparence et de redevabilité.
L’élu local de cette municipalité a fait cette proposition pour qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour de la session plénière communale de septembre 2025 prévue le 30 septembre 2025, d’après le communiqué du bureau du conseil communal de Kalamu.
ACP/C.L./CC
La deuxième réunion du Mécanisme conjoint de coordination en matière de sécurité (MCCS) pour l'Accord de paix signé à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda s'est tenue les 17 et 18 septembre dernier aux États-Unis d'Amérique, entre des représentants des deux pays et ceux des partenaires internationaux.
La déclaration finale de cette réunion renseigne que les membres du MCCS ont examiné la posture sécuritaire actuelle dans l'Est de la RDC, et ont échangé des données de renseignement ainsi que des informations afin d'établir une compréhension commune de la situation sur le terrain.
« Ce tableau de renseignements partagés a été utilisé pour définir une approche progressive de la mise en œuvre du concept d'opérations (CONOPS) pour la neutralisation des FDLR et de leurs groupes associés ainsi que pour le désengagement des forces et la levée des mesures défensives par le Rwanda. Les gouvernements de la RDC et du Rwanda ont réaffirmé leur engagement à l'égard de l'état final souhaité décrit dans le CONOPS, qui comprend l'éradication de la menace des FDLR en RDC, la levée des mesures défensives du Rwanda, le rétablissement de l'autorité de la RDC et le rétablissement de la confiance entre la RDC et le Rwanda », at-on lu dans la déclaration conjointe sur la deuxième réunion du MCCS.
Au cours de cette réunion de deux jours, les parties ont également négocié un ordre opérationnel (OPORD) pour faire avancer le CONOPS. Elles sont également convenues de commencer la mise en œuvre de l'OPORD le 1er octobre 2025.
À en croire cette source, toutes les parties ont réaffirmé leur engagement à promouvoir une paix et une stabilité « durables » dans l'Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.
Raphaël Kwazi
La Première Ministre Judith Suminwa arrive , ce lundi 29 septembre 2025, à Muanda dans le Kongo Central, pour une visite de travail chargé de symbolisme .
Dès son arrivée à Muanda, la Cheffe de l'exécutif national du Gouvernement va entamer dans une série d'activités cruciales pour l'avenir de la province et du pays tout entier.
C'est au chantier du port en eau profonde de Banana, projet phare qui incarne la volonté de la RDC de reprendre son rang légitime dans l'économie maritime mondiale que va se rendre d'abord au Premier Ministre.
Elle va inspecter également les ouvrages de lutte contre l'érosion côtière, démontrant la sollicitude constante du Gouvernement central pour la protection des terres et de populations face aux défis environnementaux. Ce moment de travail intense culminera à une communion avec la population, lors d'une réunion populaire où elle va partager la vision du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et va recueillir les aspirations de son peuple. La journée va s'achèver par une visite empreinte de vision stratégique du site de relocalisation de la Base Navale de Banana à Kindofula, renforçant ainsi la souveraineté nationale et la sécurité de nos côtes.
La même source renseigne que le séjour de la Premier Ministre, fille du Kongo Central, va véritablement s'inscrire ensuite dans la profondeur historique et géographique de la province. Son itinéraire, soigneusement tracé, est une ode à la mémoire collective et à l'avenir commun. Il comprendra un hommage solennel et recueillement au Mausolée du feu Président Joseph Kasa-Vubu, à Singini dans le territoire de Tshela, rappelant ainsi le lien sacré qui unit le présent Gouvernement au combat libérateur des héros de la nation. Elle va inspecter ensuite la route Manterne – Tshela – Singini, artère vitale pour les populations locales, avant de visiter le port de Boma, autre joyau du patrimoine économique provincial.
Dans une tribune publiée sous le titre "2028 : Fatshi va-t-il pince bagage ?", le député Steve Mbikayi, membre de l'Union sacrée de la Nation, remet en question les discours de l'opposition sur l'échéance du mandat présidentiel.
Selon lui, « il est illusoire et irresponsable de prétendre que le mandat du Président de la RDC se terminera automatiquement en 2028 », au regard de la situation sécuritaire marquée par l'occupation d'une partie du territoire national. Mbikayi a établi un parallèle avec d'autres pays en guerre comme l'Ukraine et la Syrie, où les Présidents ont prolongé leur mandat faute d'élections possibles.
L'ancien ministre dénonce, par ailleurs, la faiblesse de l'opposition congolaise qu'elle qualifie de « bourgeoise, virtuelle et exilée ». Il estime que, contrairement aux "13 parlementaires" qui avaient défié Mobutu dans les années 1980 au prix de lourds sacrifices, l'opposition actuelle se limite à des discours sans substance, principalement sur les réseaux sociaux.
Enfin, Steve Mbikayi appelle à un débat contradictoire entre acteurs politiques de véritable poids, regrettant que la scène médiatique soit aujourd'hui dominée par des "communicateurs" qu'il décrit comme de simples griots.
Prosper Buhuru
Le verdict de l’affaire opposant le parquet général- parties civiles, République démocratique du Congo (RDC), à l’ancien Président Joseph Kabila, jugé pour participation à un mouvement insurrection, est attendu le mardi 30 septembre, selon l’extrait de rôle de la Haute cour militaire consulté, lundi, à Kinshasa par l’ACP.
« L’audience de la Haute cour militaire du mardi 30 septembre va prononcer l’affaire opposant le parquet général militaire-parties civiles République démocratique du Congo, la province du Nord-Kivu, la province du Sud -Kivu et la province de l’Ituri au sénateur à vie Joseph Kabila », a-t-on écrit dans cet extrait signé par Jeanne-Françoise Ngalula, greffière en chef de cette haute juridique militaire.
Rappelons que, lors de l’audience de la réouverture des débats du 19 septembre dernier, le magistrat du parquet général militaire a réitéré son réquisitoire sollicitant de la Haute cour la condamnation de l’ex-Président Joseph Kabila à la peine de mort pour participation à un mouvement insurrection, crime contre l’humanité par viol, tueries par balles et apologie du terrorisme.
Il avait également sollicité la saisie des avoirs de l’ex-Président Joseph Kabila et son arrestation immédiate.
« Nous réitérons, M. le président notre réquisitoire et vous demandons d’en tenir compte lors du délibéré » avait affirmé le général de brigade magistrat Kiamandja.
De leur côté, les parties civiles RDC, les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, celle de l’Ituri et une organisation défendant les intérêts des victimes, ont aussi réitéré leur plaidoirie.
« Pour la gravité des faits commis par le prévenu Joseph Kabila, il importe que la haute cour, au-delà de requalifier l’infraction de trahison à l’espionnage, de réévaluer les dommages et intérêts à allouér aux parties civiles à la hauteur de 31.000.000 de dollars américains », avait ajouté Me Jean Marie Kabengela Ilunga.
« Concernant la dénégation de la nationalité congolaise dans le chef du prévenu Kabila, cela ne vient pas de l’invention des avocats de la République » , a-t-il martelé, affirmant qu’ils se sont référés aux déclarations des certaines personnes et personnalités à ce sujet, notamment le professeur Ngoy Mukena, Moïse Katumbi, Willy Mishiki, Vital Kamerhe, Honoré Ngwanda et Jean-Pierre Bemba, dans une déclaration faite à la Radio Top Congo FM et partagée par Pepele News en juin 2025, ainsi qu’un écrivain international Va Lengi Ngemi.
Il avait également renseigné à la Haute cour militaire qu’il n’y a pas à douter que Kabila est Rwandais, et était venu à la RDC comme étant un espion.
La mise en accusation du sénateur à vie Joseph Kabila résulte du fait que le pays fait face à une agression de la part du Rwanda, à travers la coalition AFC-M23 dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Ce dernier avait décidé de rentrer au pays, de la Namibie où il était, à partir de Goma, selon toujours les avocats de la République.
ACP/C.L./CC









