À la grande barrière de Goma, entre la RDC et le Rwanda, un bâtiment de la DGM -Direction Générale de la Migration- abrite désormais un flux incessant de clients. C’est là que la Bank of Kigali a installé un guichet bancaire, sous l’impulsion des rebelles du M23-AFC et avec l’appui de Kigali.

Il y a encore quelques mois, la CADECO -Coopérative d’épargne et de crédit du Congo- faisait office d’expérience pilote pour soutenir le commerce transfrontalier. Mais faute d’assise et de suivi, l’initiative s’est rapidement essoufflée. Le terrain resté vacant est aujourd’hui occupé par la Bank of Kigali, qui s’est imposée comme l’unique alternative financière dans les zones contrôlées par le M23-AFC.

Chaque jour, les recettes issues des services administratifs et commerciaux des zones sous occupation convergent vers ce point unique. Les files s’allongent, parfois du matin au soir.

Un habitant de Goma témoigne à nos confrères de libregrandlac.com : "Je suis arrivé à 9h30, mais je n’ai été servi qu’à 14h45. Les services de l’État comme les particuliers viennent y déposer leurs fonds. Même les francs congolais sont acceptés, mais à la fin de la journée, tout est transféré à Kigali."

La particularité de ce guichet tient à sa commission. Toutes les transactions s’effectuent en dollars américains, et un prélèvement automatique de 5 % s’applique sur chaque retrait. Pourtant, malgré ce coût supplémentaire, l’affluence ne faiblit pas. Dépôts et retraits se comptent par centaines, reflet d’une dépendance croissante des habitants et institutions à cette nouvelle structure.

Derrière cette dynamique bancaire se lit une stratégie plus large : canaliser les flux financiers de l’Est congolais vers Kigali. Cette centralisation, dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire, nourrit de vives inquiétudes sur l’érosion de la souveraineté économique congolaise.

opinion-info/CC



Jeudi, 18 septembre 2025-Dans la nuit du 16 au 17 septembre 2025, la résidence familiale d’Azarias Ruberwa Manywa, ancien Vice-Président de la République, a été la cible d’une importante opération des forces de sécurité. Selon un communiqué publié par sa famille ce mercredi, près de 150 agents lourdement armés ont pris part à cette intervention.

Toujours d’après la même source, neuf gardes du corps affectés à la protection de la résidence ont été arrêtés « de manière arbitraire » puis conduits vers un lieu jusque-là inconnu.

Des témoins cités par la famille indiquent que des éléments de la Garde présidentielle se sont déployés à l’intérieur et aux abords de la propriété, située sur l’Avenue du Fleuve, dans la commune huppée de Gombe, à Kinshasa.

Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités compétentes afin d’expliquer les motifs de cette opération spectaculaire.

ITK



L'Assemblée nationale a mis en place mercredi 17 septembre une commission spéciale et temporaire chargée d'examiner les pétitions visant la destitution de cinq membres du bureau, dont le président Vital Kamerhe, accusés de mauvaise gestion de la chambre basse du Parlement.

La décision a été prise au cours de la plénière présidée par le premier vice-président, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, accompagné du deuxième vice-président, Christophe Mboso, non concernés par ces pétitions.

Cette commission, composée d'un délégué de chaque groupe parlementaire, dispose de 72 heures pour présenter son rapport à l'Assemblée plénière. Cependant, le débat a tourné au tour des conditions de recevabilité de ces pétitions.

Au cours de la plénière, certains députés ont dénoncé le non-respect de procédure ; car ils n’ont pas eu le temps de prendre connaissance de ces pétitions. D’autres pensent que l’urgence pour le moment, c’est le rétablissement de la paix dans l’Est du pays

« Je viens du front (du territoire national) et le peuple se pose la question si nous sommes dans une République démocratique du Congo normale, où une et plusieurs parties de ses grandes villes sont occupées. Je suis devant vous comme un témoin des massacres, des morts… », a affirmé Justin Bitakwira. 

En réaction, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi estime que le règlement intérieur est respecté, car il est urgent d’examiner le budget 2026 :

« Je vais relire l’article 74. Les documents à soumettre aux délibérations des membres de l’Assemblée plénière sont distribués 48 heures au moins avant les séances, sauf cas d’urgence. Alors je voudrais bien savoir comment vous pensez qu’il n’y a pas urgence. Si pour une session budgétaire, cinq membres du bureau sont empêchés de siéger alors que dans cet état, le budget ne peut pas être examiné ».

Pour sa part, Samuel Yumba, porte-parole des pétitionnaires dit attendre l’aboutissement de leur démarche. Il remercié l’Assemblée nationale « pour la prise de conscience, au vu de violations intempestives du règlement intérieur. C’était en âme et conscience qu’on avait voté le bureau ».

C’est à l’issue de l’examen de ces pétitions par cette commission spéciale que Vital Kamerhe et les quatre autres membres du Bureau connaitront leurs sorts.

radiookapi.net/CC



La question de la production d’électricité en République démocratique (RDC) du Congo a été au cœur d’une rencontre tenue mercredi 17 septembre à Kinshasa entre le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi et l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux.

La France, via l’Agence française de développement (AFD), réaffirme son engagement à accompagner la RDC dans ses défis de développement, notamment à travers la réhabilitation du barrage de la Tshopo, un projet en cours depuis juillet 2023.

Le ministre congolais a exprimé les attentes pressantes des populations et des élus provinciaux, confrontés à une pénurie chronique d’électricité. Il a insisté sur la nécessité de solutions durables et rapides pour répondre aux besoins énergétiques du pays.

De son côté, l’ambassadeur Maréchaux a souligné la détermination de l’AFD à adapter le projet initial pour accélérer les résultats. Les deux parties ont convenu de coordonner leurs efforts afin de mettre en œuvre des mesures d’urgence, en parallèle des travaux de longue haleine comme l’extension du réseau de distribution.

Autre sujet abordé : le projet du barrage de Ruzizi III, présenté comme un appui aux efforts diplomatiques des États-Unis pour la paix dans l’Est de la RDC. Ce projet vise à favoriser l’intégration économique régionale et à garantir que les populations riveraines bénéficient rapidement des retombées de la stabilité retrouvée, selon l’ambassadeur.

Enfin, cette rencontre a été l’occasion pour la France de présenter le nouveau directeur de l’AFD en RDC, Hervé Conan, appelé à piloter ces initiatives stratégiques dans le secteur énergétique.

radiookapi.net/CC



Le site de référence BoxRec a mis à jour, ce mercredi 17 septembre, son classement des poids lourds africains. Sans surprise, le Congolais Martin Bakole, tombeur de Tony Yoka, conserve sa place de numéro un incontesté.

‎‎Bakole, 31 ans, conforte son statut de leader grâce à ses récentes performances. Son bilan lors de ses six derniers combats s'établit à quatre victoires, pour une défaite et un match nul. Cette régularité au plus haut niveau lui permet de devancer l'ensemble de ses concurrents.

‎Deux Congolais dans le top 20 ‎

‎La force de la boxe congolaise est mise en avant, avec huit représentants dans le top 90. José Kadima (14e) et Reagan Apanu (17e) se hissent dans le top 20. Ils sont suivis par:

  • José Mwamba (40e) 
  • Yannick Kakuta (47e) 
  • Kiwa Kabamba (64e)
  • Jonathan Kambali (67e)
  • Arnold Mwanda (87e).‎

‎Le classement général, qui répertorie 88 boxeurs, est largement dominé par le Nigeria, qui place cinq athlètes dans le top 10. 

L'Afrique du Sud y compte trois représentants, suivi de l'Ouganda et de la République démocratique du Congo, représentée par son champion, Martin Bakole.

radiookapi.net/CC



Privé de son attaquant congolais Yoane Wissa, blessé lors du match RDC-Sénégal, Newcastle United accueille ce jeudi 18 septembre le FC Barcelone dans le cadre de la Ligue des champions de l’UEFA.

Touché au genou lors du dernier rassemblement avec la République Démocratique du Congo, le joueur est forfait pour cette rencontre face au géant espagnol. Selon plusieurs sources anglaises, Wissa aurait pourtant insisté auprès du staff pour figurer dans le groupe, malgré une gêne persistante.

Mais la direction de Newcastle, menée par l’entraîneur Eddie Howe et son équipe médicale, a opté pour la prudence. 

Considéré comme un élément clé pour la longue saison à venir, Yoane Wissa ne prendra aucun risque inutile. Certaines estimations évoquent une indisponibilité de quatre à cinq semaines.

Cette période d’absence pourrait également le priver des prochains matchs des Léopards de la RDC contre le Togo et le Soudan, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde. 

Son retour dépendra des résultats des examens médicaux à venir.

Une absence regrettable pour le club comme pour le joueur, qui affichait une excellente forme avec deux buts inscrits sous le maillot national lors de ses dernières apparitions.

radiookapi.net/CC



Le nouvel entraîneur du DCMP -Daring Club Motema Pembe-, Franklin Kimbongila a dévoilé ses ambitions pour la saison 2025-2026, deux semaines après la prise de ses fonctions.

Dans une interview accordée à nos confrères de la radio Top Congo, le technicien belgo-congolais a fait savoir qu'il veut redorer l'image de la team verte et blanche de Kinshasa, en arrachant un ticket qualificatif pour une compétition des interclubs de la CAF -Confédération Africaine de Football-.

"Nous vous demandons d'être patients, ça fait seulement deux semaines que nous sommes là. Il y'a 70 à 80 joueurs à notre disposition, et nous devons essayer d'éliminer quelques-uns pour arriver au moins à 40 joueurs", a-t-il déclaré.

Il est à noter que Franklin Kimbongila travaille aux côtés d'un autre belgo-congolais, Jean-Louis Dingongo, à la tête du staff technique des immaculés. Ils ont la mission de bâtir une équipe jeune, compétitive, et ambitieuse, surtout capable de se qualifier pour les interclubs de la CAF.

Pour rappel, Franklin Kimbongila est un coach réputé et déjà bien connu du championnat national. Il s’est illustré en 2015 lors de son passage au FC Renaissance du Congo en révélant des talents comme Henock Inonga, Jesus Moloko, Djuma Shabani ou encore Rachidi Musinga.
 
 Gratis Makabi

 



Le curage de la rivière Makelele, qui traverse les communes de Bandalungwa, Ngaliema et Kintambo, sera désormais réalisé par le corps du Génie militaire, en collaboration avec l’Office des voiries et drainage (OVD). Le ministre des Infrastructures et travaux publics, John Banza, a procédé à l’installation d’une brigade permanente le samedi 13 septembre dernier.

L'objectif de cette initiative, selon le ministre, est de prévenir les inondations récurrentes dans cette partie de la ville.

« Le président de la République tient à la vie de ses concitoyens. Il nous a donné des instructions claires afin que des dispositions soient prises avant la tombée des pluies », a déclaré John Banza lors d’une cérémonie sur le site du pont Makelele.

Selon la cellule de communication du ministère des ITP, John Banza « a souligné la nécessité d’étendre ce dispositif à l’ensemble de la capitale. »

La même source précise que le ministre des Infrastructures et travaux publics a appelé la population à ne pas transformer les canaux d’évacuation d’eau en dépotoirs, car l’insalubrité constitue l’une des principales causes des inondations à Kinshasa.

Bienfait Luganywa



Le Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a lancé lundi 15 septembre un appel à une mobilisation générale pour éradiquer les différentes épidémies qui touchent la RDC, notamment Ebola, le choléra, le Monkey pox (Mpox) et la rougeole.

Dans son discours prononcé lors de la rentrée parlementaire lundi, Jean-Michel Sama Lukonde a aussi plaidé pour l’intensification des campagnes de vaccination afin de venir à bout de ces maladies à la fois contagieuses et dangereuses. 

Le président du Senat a rappelé que ces maladies peuvent être évitées grâce à des comportements responsables et la vaccination.

« Je tiens à rappeler que notre pays fait face à une résurgence inquiétante de plusieurs épidémies, notamment le choléra, la rougeole, l’Ebola et le Mpox, qui continuent de menacer la vie de nos concitoyens. Ces maladies, évitables, emportent encore des vies précieuses et fragilisent des familles entières », a-t-il déclaré.

Sama Lukonde a également salué les efforts du gouvernement pour contenir ces épidémies et limiter leur propagation sur l’ensemble du territoire national, appelant à améliorer la couverture santé universelle ainsi qu’à accroître les efforts de prévention et de sensibilisation.

Enfin, il a exhorté la population congolaise à faire preuve de responsabilité et à s’approprier la lutte contre ces épidémies en respectant strictement les mesures d’hygiène recommandées par les autorités sanitaires.

Epidémies en RDC : Ebola, Mpox et Cholera

 Depuis le 4 septembre, les autorités sanitaires ont confirmé une épidémie d’Ebola dans la zone de santé de Bulape, dans la province du Kasaï, la 16ᵉ répertoriée en République démocratique du Congo.

Le bilan provisoire fait état de 28 cas suspects, dont 16 décès, incluant quatre agents de santé, indiquant un taux de létalité de 57%. Face à cette situation, des équipes d’intervention rapide ont été déployées, avec un renforcement de la surveillance épidémiologique et la mise en place de centres de triage et d’isolement. 

Le ministre de la Santé publique a appelé la population à respecter les mesures de prévention, notamment la déclaration des cas suspects via un numéro vert.

Du 23 au 29 juin 2025, 127 nouveaux cas confirmés de variole de singe (Mpox) ont été signalés en RDC, selon un communiqué du ministère de la Santé publique. Les personnes âgées de 15 à 34 ans constituent la majorité des cas confirmés. Depuis 2024, 89 109 cas suspects ont été investigués, et 603 338 personnes ont été vaccinées contre cette maladie.

De plus, depuis juin 2025, la RDC fait face à une épidémie officielle de choléra, touchant quasiment toutes les 26 provinces du pays, grandeur et diversité du territoire national inclus, selon les autorités sanitaires.

radiookapi.net/CC

 



Dans une tribune, le penseur libre Jean-Claude Mutombo dénonce le rôle du CNC -Conseil National de Cyberdéfense-, créé en août 2023 par ordonnance présidentielle. Présenté officiellement comme un organe de sécurité, ce service fonctionnerait, selon lui, comme une véritable police secrète, échappant à tout contrôle institutionnel.

Mutombo décrit une structure "entièrement dévouée au pouvoir en place", qui recourrait à des méthodes arbitraires : écoutes téléphoniques illégales, filatures, rafles nocturnes, enlèvements, détentions au secret et même torture. Plusieurs personnalités, parmi lesquelles des généraux, un avocat d’affaires et des députés nationaux, auraient été victimes d’arrestations extrajudiciaires attribuées au CNC.

L’auteur compare ce dispositif à des services tristement célèbres, tels que la Securitate roumaine ou la Stasi, évoquant "un État dans l’État" au cœur du système sécuritaire congolais. Il estime que son fonctionnement installe un climat de peur et de répression, qui rappelle certaines dérives du régime Mobutu.

À travers ce texte, Mutombo alerte sur les conséquences d’un tel pouvoir sans contrepoids, qui met en péril les droits fondamentaux et mine la confiance dans les institutions démocratiques.
 
Prosper Buhuru
Page 34 of 759

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