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L’édition numéro 2 du prix de la littérature écologique s’est intéressée aux plus jeunes, aux élèves. Dans le but de les préparer à une conscience environnementale durable pour l’avenir, les élèves des 7 écoles dénommées American Academy for Excellence (AAE) ont été choisis pour concourir à la rédaction de textes littéraires sur la protection de l’environnement et à réaliser des dessins dans le même sens.

Ce mercredi 5 juin 2024 marquait l'aboutissement de cette deuxième édition, qui a vu 39 élèves être récompensés pour leurs textes et 17 pour leurs dessins. Un livre, une anthologie, a été éditée pour l’occasion et présentée aux élèves, parents, enseignants et bien d’autres invités du jour. Dans une ambiance scolaire et écologique, l’activité s’est tenue à l’école AAE 4 de Kindobo, dans la commune de Maluku.

Écrire pour laisser des traces

Les organisateurs de ce concours littéraire ont choisi de recourir à la littérature pour sensibiliser sur l’environnement. Pour cette édition, il a été jugé bon d’utiliser l’imaginaire des plus jeunes pour atteindre un objectif plus large. Pendant toute l’année scolaire, les élèves ont été encadrés pour écrire des textes et réaliser des dessins. Les meilleures productions ont été retenues et récompensées.

« Nous voulons participer à l’éducation de la jeunesse tout en faisant de la littérature romanesque. Mais nous voulons que le concept de la littérature écologique prenne de l’ampleur dans notre société. Nous sommes en RDC, nous sommes le deuxième poumon du monde. Nous ne blâmons pas les gens mais nous disons que les responsables, les autorités doivent prendre conscience du danger qui nous guette », a expliqué Marthe Bosuandole Bulamatari, initiatrice du prix de la littérature écologique “LitEco”.

Plus de 720 élèves des écoles primaires et secondaires AAE ont participé à ce concours, parmi lesquels 409 du primaire et 319 du secondaire. 56 lauréats ont été sélectionnés : 39 pour leurs textes sur différents thèmes tels que le manguier, le potager, planter un arbre, la gestion des déchets à l’école et la pollution, l’agriculture et l’environnement ; et 17 pour leurs dessins autour du thème de l’eau. Les textes ont été corrigés par un jury indépendant et édités, et le livre publié porte le titre de « Ma belle forêt du Congo ».

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Des récompenses ont été remises aux élèves pour les encourager, notamment des certificats nominatifs, l’anthologie contenant leurs textes, des cahiers, stylos, sacs et autres objets scolaires. Le grand gagnant a obtenu, en plus, la prise en charge de ses frais scolaires par l’organisation du prix littéraire écologique pour l’année scolaire prochaine. C’est l’élève Mujiko Kambala de la 6ème année à AAE 7 qui a fini grand gagnant de cette édition.

« Nous voulons travailler pour la protection de l’environnement, nous estimons qu’au-delà de l’action publique, il revient à chacun de nous de travailler pour la protection de l’écosystème, de la planète, de l’environnement. C’est pour cela que nous disons qu’il faut préparer les jeunes générations, il faut apprendre aux enfants de ne jamais jeter les déchets n’importe où, et à choisir des objets biodégradables », a ajouté Marthe Bulamatari.

Prix de la littérature écologique

Installer une littérature verte dans les pays du bassin du fleuve Congo est l’un des objectifs poursuivis par le prix littéraire écologique. Cela vise à faire entendre la voix des écrivains sur les questions environnementales qui touchent la planète entière. Lors de la première édition, cinq lauréats ont été primés et leurs textes publiés dans une anthologie intitulée « Village ravagé ».

Le prix de la littérature écologique surnommé “LitEco” se base sur des textes qui promeuvent l’émergence d’acteurs littéraires engagés dans la sensibilisation pour la protection de l’environnement et la lutte contre les effets du changement climatique. Il est organisé par le site littéraire www.mbbactu.net et l’Association pour la Protection de l’Environnement et le Développement Durable (APEDD).

Dans ses éditions classiques, ce prix est destiné aux ressortissants ou résidents de l’un des pays du Bassin du Congo : la RD Congo, la République du Congo, la République Centrafricaine, le Cameroun, la Guinée-Équatoriale et le Gabon.

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Journée mondiale de l’environnement

Le monde célèbre chaque 5 juin la journée mondiale de l’environnement, une journée d’une importance capitale qui concentre l’attention sur la question écologique, la nature et les conséquences désastreuses de la détérioration de l’environnement sur les humains. La chaleur extrême provoque la perturbation de l’équilibre naturel, la pénurie alimentaire, des risques pour la santé, la pauvreté et les déplacements.

L’augmentation de la gravité des tempêtes se traduit par des tempêtes plus violentes et fréquentes, susceptibles de provoquer des inondations et des glissements de terrain, de détruire des maisons et des communautés, et de coûter des milliards de dollars. La perte de biodiversité, les incendies de forêt, les conditions météorologiques extrêmes, les espèces nuisibles et les maladies comptent parmi les menaces liées aux changements climatiques. Si certaines espèces peuvent se déplacer et survivre, d’autres ne peuvent pas en faire autant.

Face à l’urgence d’agir pour la préservation de l’environnement, les efforts se multiplient. Les pays du bassin du Congo ont la responsabilité de préserver notamment la forêt tropicale, qui subit les conséquences de l’agriculture sur brûlis, l’urbanisation, la croissance démographique rapide, la production de charbon de bois, la déforestation, l’exploitation forestière et minière illégale, le commerce de la viande de brousse et le changement climatique.

Le bassin du Congo est un réservoir de biodiversité qui s’étend sur six pays d’Afrique centrale. Connu comme le « deuxième poumon du monde », ce bassin, avec plus de 500 millions d’acres, est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Ses arbres absorbent environ 1,2 milliard de tonnes de dioxyde de carbone chaque année et abritent 30 milliards de tonnes métriques de carbone – l’équivalent de trois ans d’émissions mondiales totales de combustibles fossiles, soit 20 ans d’émissions de gaz à effet de serre des États-Unis.

La forêt tropicale du Congo est connue pour sa biodiversité extraordinaire, comprenant des millions d’espèces endémiques. Elle abrite plus de 75 millions de personnes de plus de 150 groupes ethniques distincts.

Kuzamba Mbuangu



L’écrivaine, avocate et mandataire en mines et carrières, Annicha Bualankay a présenté son ouvrage de 339 pages, intitulé « Convention Sino-Congolaise » : modèle de financement des infrastructures pour le développement de la RDC, ce vendredi 24 mai 2024, dans la salle saint Sylvestre de la CENCO, dans la commune de la Gombe, devant un représentant de sa maison d’édition l’Harmattant à Kinshasa.

Paru aux éditions l'Harmattan Paris, l'ouvrage d’Annicha Bualankay intitulé « La Convention Sino-Congolaise » : modèle de financement des infrastructures pour le développement de la RDC, a été baptisé par le professeur Grégoire Bakandeja, professeur émérite des universités et doyen honoraire de la faculté de droit de l’université de Kinshasa.

Il faut rappeler aussi que Me Annicha Bualankay qui a reçu beaucoup d’encouragements lors du baptême de son ouvrage par ses anciens collègues et d’autres participants est avocat au barreau près la cour d'appel de Kinshasa Matete.

D’après Annicha Bualankay, l'élan patriotique du développement de son pays, la République Démocratique du Congo l’a poussé à écrire cet ouvrage qui a comme titre, « Convention Sino-Congolaise », modèle de financement des infrastructures pour le développement de la RDC, afin de donner un outil de travail à ses compatriotes évoluant dans ce domaine avec beaucoup de réflexions.

« Je ne souhaite pas seulement que le peuple congolais achète mon ouvrage, mais aussi le lire pour découvrir beaucoup de choses, fruits de nos recherches », a soutenu Annicha Bualankay à la rédaction de factuel.cd.

 Il faut indiquer l’ouvrage « La convention sino congolaise », modèle de financement des infrastructures pour le développement de la RDC a été vendu sur place aux différents prix de 200, 100 et de 50$ américains, à part d’autres souscriptions.

Djo Akeks



La ville de Kinshasa s’apprête à vivre la deuxième édition du Festival Buku, un rendez-vous littéraire qui se tient à l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa du 7 au 9 juin, entre 9h et 20h. Cette année, le thème choisi “Pour une presse libre et constructive”, met l'accent sur le rôle crucial de la presse dans la société.

Après le succès de sa première édition, qui a accueilli plus de 1 000 visiteurs, le Festival Buku refait surface pour le plus grand bonheur des amoureux du livre et vise à attirer plus de 2 000 cette année. Cette deuxième édition promet une programmation variée et riche en activités : expositions de livres, conférences, ateliers de lecture et d'écriture, tables rondes, séances de lecture publique, pièces de théâtre, projections de films et de dessins animés. 

Le festival sera une occasion unique de découvrir les dernières créations littéraires congolaises, africaines et internationales.

Influer sur la chaîne du livre 

Le Festival Buku est une collaboration d’envergure entre une coalition d'associations et d'acteurs majeurs de l'industrie du livre en République Démocratique du Congo. Parmi eux, les associations d'écrivains telles que l'Union des Écrivains Congolais (UECO), l'Association de Jeunes Écrivains Congolais (AJECO), et l'Atelier pour le Leadership, l'Excellence et la Formation (ALEF), ainsi que des associations de libraires comme LAESH et Pêle-mêle. 

Les éditeurs, représentés par des maisons telles que Miezi, Nzoi, Médiaspaul, Afrika, et Andybook, sont également au cour de cet événement. L'association des bouquinistes de la RDC et des collectifs promouvant la littérature, tels que Bookutani et Le Café Littéraire de Missy, apportent leur soutien indispensable dans cette fête autour du livre.

L'un des objectifs principaux du Festival Buku est de promouvoir la littérature congolaise et africaine auprès d'un large public. En réunissant écrivains, éditeurs, distributeurs et lecteurs, le festival favorise les échanges et encourage la découverte de nouveaux talents littéraires. Il s'efforce également de contribuer à l'amélioration des conditions socioprofessionnelles des écrivains et artistes en leur offrant une plateforme pour présenter et circuler leurs œuvres originales et inédites.

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Le Festival Buku se distingue également par son ambition de créer un réseau de collaborations durables avec d'autres organismes littéraires et culturels à l'échelle provinciale et nationale. Cette démarche vise à permettre la circulation des livres et des spectacles dans toutes les provinces de la RDC, contribuant ainsi au développement socio-économique et culturel du pays.

Le point culminant du festival sera la remise du Prix Littéraire Patrice-Emery Lumumba, destiné à couronner une œuvre littéraire de grande valeur. Ce prix international vise à faire rayonner la littérature congolaise et africaine à travers le monde.

Une fête pour tous les publics

Le Festival Buku s'adresse à tous les publics, quel que soit l’âge, origine ou statut social, en investissant des lieux atypiques comme l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Il développe des projets en partenariat avec des intervenants des milieux littéraire, culturel, communautaire et éducatif, pour promouvoir la lecture comme instrument de développement socio-économique et culturel.

Des stands seront également mis à disposition des exposants pour permettre aux festivaliers de découvrir de nouveaux livres et de rencontrer leurs auteurs, créant ainsi un environnement propice à l'échange et à la découverte littéraire.

actualite.cd/CC



Julien Paluku a dévoilé sa dernière œuvre dénommée "Recueil annoté des résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies sur la RDC de 1960 à 2023", ce mardi 16 avril à Kinshasa. Un livre qui pose le problème de l’application de certaines mesures pour faire voir la RDC le bout du tunnel certains plans dont la sécurité qui reste une épine sur le pied des dirigeants congolais.

Le livre explore les évaluations politiques, philosophiques, économiques et sécuritaires des résolutions de l'ONU concernant la RDC. L’ancien gouverneur du Nord-Kivu, doctorant en sciences politiques et administratives à l'Université de Kinshasa, a analysé un échantillon de 156 décisions prises par l'organisation mondiale concernant la RDC.

À la lumière de ses recherches, Julien Paluku pose deux questions épineuses : Ces recommandations ont-elles facilité la résolution des problèmes abordés en RDC ? Et la RDC a-t-elle efficacement utilisé ces résolutions à son avantage ? Le livre, rédigé par le ministre de l’industrie contient des réponses plus ou moins précises.

Paluku rappelle les directives exhortant l'État congolais à réformer son appareil de sécurité. Il se demande si l'ONU aurait dû aider dans ces réformes ou si la responsabilité incombait aux congolais eux-mêmes.

Étant donné la mission robuste et coûteuse de l'ONU en RDC, l’auteur voit de nombreuses opportunités de soutien dans l'exécution des réformes décrites dans certaines résolutions. Il insiste sur l'importance de lire les résolutions pour déterminer précisément les niveaux de responsabilité.

L'ancien Vice-Premier Ministre de l'Économie, Vital Kamerhe, auteur de la préface, souligne les problèmes liés à la rédaction et à la mise en œuvre des résolutions concernant la RDC, notant que bien que des résolutions soient obtenues, leur application reste problématique.

actualite.cd/CC



Le jeune écrivain congolais Jephté Mbangala est en pleine tournée pour la présentation de son livre dénommé “Les codes secrets de Mamadou Ndala”. Paru il y a près de 3 mois, cet ouvrage fait déjà parler de lui. Les premières dates de sa présentation dans le cadre de cette tournée étaient au Salon du livre Africain de Paris, du 15 au 17 mars dernier, et Jephté sera à Bruxelles le 30 et 31 mars, avant de revenir à Paris le 12 avril pour un café littéraire autour de ce livre.

“Les codes secrets de Mamadou Ndala” fait son bonhomme de chemin en bonne et due forme et booste simultanément la carrière déjà fructueuse de ce talentueux écrivain congolais qui ne fait que produire des fruits dignes de rendre fiers son pays la RDC. Ce bouquin est une pièce de théâtre, loin d’être le résultat d’une plume de journaliste ou d’une enquête qui tend à révéler la vérité, c’est une fiction littéraire, en hommage à un homme dont la RDC a encore besoin.

En deux mois, un nombre important d'exemplaires s’est déjà vendu. Un accueil assez chaleureux dont l’auteur ne s’attendait pas vraiment, confie-t-il à ACTUALITÉ.CD. Jephté Mbangala ne perd pas de vue de faire connaître son travail dans son pays, il est prévu des dates de présentation du livre dans les universités à Kinshasa et en province, dès le mois d’avril. Les précisions sur les dates seront connues à la fin du mois de mars. Les discussions s’élargiront dans le sens de jeter un regard sur la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC et Mamadou Ndala comme modèle du patriotisme.

Jephté Mbangala, 23 ans, est un écrivain congolais et étudiant en droit à l'Université de Kinshasa. Depuis l’assassinat de Mamadou Ndala, il a été habité par un profond sentiment d’injustice pour celui dont il a intensément apprécié le combat, l’abnégation et le patriotisme. Il l’a déversée dans une pièce de théâtre qui fait plonger le lecteur dans un univers de fiction mais avec une idée de rendre hommage à un homme dont la République a encore besoin. 

Le Colonel Mamadou Mustafa Ndala avait été tué dans une embuscade tendue près de l’aéroport de Beni (Nord-Kivu) le 2 janvier 2014. Beaucoup de zones d’ombre demeurent dans cette affaire. Jusqu’à ces jours, plusieurs sources évoquent la piste d’un règlement de comptes internes à l’armée alors que les voix officielles privilégiaient la thèse d’une responsabilité des combattants ADF.

Kuzamba Mbuangu



L'écrivain congolais basé à Goma, Alexis Kant, a lancé officiellement son deuxième tome intitulé "J'ai épousé une religieuse, Tome 2". C'était le 7 mars 2024 dernier, à Goma. Ce roman fait suite à son premier ouvrage, et promet une continuité captivante de l'histoire de la religieuse et de son entourage. 

Avec ces réponses fascinantes à nos questions, l'auteur de "J'ai épousé une religieuse, Tome 2", Alexis Kant promet une lecture captivante et pleine de rebondissements. Les thèmes abordés, les personnages développés et les messages transmis font de ce livre une œuvre littéraire incontournable à découvrir.

Q1. Pouvez-vous nous parler de la suite de votre livre "J'ai épousé une religieuse" et nous donner un aperçu de l'intrigue?

"Le volume 2 de mon roman "J'AI ÉPOUSÉ UNE RELIGIEUSE" est une réponse à la longue attente de mes lecteurs, qui avaient soif de découvrir ce qu'aurait été la suite de l'histoire de la religieuse. Arrêté sur un suspense mettant au devant une vengeance toute justifiée pour Léon, ce volume est une réponse, nous essayons de donner une orientation, ou disons, une canalisation de toutes les pulsations meurtrières qui animent les intentions de Léon, afin d'éduquer en surprenant, de divertir par le dénouement pour déboucher sur une suite inattendue, mais qui répond quand même".

2. Quels sont les thèmes principaux abordés dans ce deuxième tome, et pourquoi les avez-vous choisis? 

Ayant tracé une suite logique des thématiques abordées dans le tome 1, ce tome 2 n'est que l'enchevêtrement des idéologies de motivation, de prise en charge, d'audace, amoureuse et plus encore, d'entrepreneuriat".

3. Comment avez-vous développé les personnages principaux dans cette suite, et quelles sont les évolutions les plus marquantes? 

"Dans ce volume 2, Léon et Solange tiennent toujours le fond de la cuve à personnages, mais Bettina, l'amour d'antan de Léon, revient avec force et prend le dessus de la narration, aux côtés d'autres personnes surprises, que je laisserai aux lecteurs de découvrir par eux-mêmes".

4. Quels messages de morale souhaitez-vous transmettre aux lecteurs, à travers cette histoire? La morale ??? 

"Euh ben, je ne sais quoi dire d'autant plus que j'ai confiance en mes lecteurs, pour qu'ils retiennent des leçons importantes pour eux. Néanmoins, je soulève la leçon morale de la confiance en soi, du courage, et de l'audace…"

5. Quelles ont été vos sources d'inspiration, pour l'écriture de ce livre? 

"La vie dans sa globalité, mais plus encore, les interdits de la société…"

6. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre processus d'écriture et sur la façon dont vous avez construit l'histoire? 

"Étant un secret professionnel (rires), je me garde de répondre à cette question, comme l'avait chanté Koffi Olomide : Nganga ata a former mwana naye, atikalaka toujours na secret moko to mibale po na yé moko… (Rires); donc je me réserve."

7.Quels ont été les défis auxquels vous avez été confrontés, lors de la rédaction de ce deuxième tome ?

"Le grand défi était de ne pas répondre à l'attente grandiose de mon lectorat, je devais construire et démolir, construire encore et démolir encore l'histoire, pour être sûr de donner un bon plat à mes lecteurs. Les autres défis sur le plan technique ne peuvent manquer, mais cela ne nous a pas empêché de produire cette œuvre…"

8. Quel est l'aspect de votre livre dont vous êtes le plus fier? 

"Le fait que j'ai osé aborder un sujet sensible et qu'il ait été bien reçu et bien critiqué, cela fait ma fierté pour cette œuvre."

9.Comment voyez-vous l'avenir de vos personnages principaux, après la fin de ce deuxième tome?

"J'avoue, j'ai une fois de plus créé un suspense de plus, mais qui ne devait pas avoir à donner lieu à une suite… Léon s'en sort bien, Solange a une vie pas facile à affronter, mais elle est forte… Donc chaque personnage de mon histoire peut donner à lui seul une dérivée historique".

10. Avez-vous d'autres projets d'écriture en cours ou à venir que vous souhaitez partager avec vos lecteurs?

"Pour l'instant, je me concentre sur ces 5 ouvrages que je viens de sortir, mais comme il est difficile de se séparer de soi-même, je pourrais rebondir à un moment inattendu (rires)".

Le livre "J'ai épousé une religieuse, Tome 2" de Alexis Kant se révèle être une œuvre profonde et touchante, qui aborde des thèmes universels avec finesse et sensibilité. Si vous êtes en quête d'une lecture qui vous fera réfléchir et émouvoir, n'hésitez pas à découvrir ce livre qui ne vous laissera pas indifférent.

 Gloire Balolage



Les similitudes, les convergences ou encore les parallèles, Julie Grimoud sait en trouver. Ayant vécu en France et en RDC, deux pays qui ont en commun la langue française, mais pas seulement, l’auteure du livre dénommé “Parallèles” s’est baladée dans des souvenirs lointains en parcourant certaines routes à l’intérieur de la RDC où elle vit depuis 5 ans.

Française, femme de Lettres, férue de théâtre, enseignante, membre de l’équipe organisatrice du Festival Pianos de Kinshasa, Julie Grimoud n’a pas fait que des expériences artistiques en RDC. Arrivée sur Kinshasa en 2019, elle dit avoir été surprise par l’accueil et l’adoption lui réservés par la population congolaise. Au cours de ces années, elle qui arrivait pour la première fois en Afrique, n’est pas restée que dans la capitale congolaise.

Julie a voyagé dans quelques provinces mais un voyage a été déterminant pour laisser les traces de son parcours dans un livre. C’est dans les routes de Kikwit, dans la province du Kwilu, que l’histoire a pris corps. Julie qui a fait le trajet de Kikwit jusqu’à Feshi dans le cadre d’un projet s’en est retrouvée avec un livre. Pendant cette expérience sur des routes particulièrement différentes de Kinshasa, une distance de plus de 200 kilomètres à bord d’une moto et pendant plus de 13h, elle s’est remémoré les souvenirs qui valaient bien une édition.

Ayant passe une grande partie de la France à Ariège, au sud-ouest de la France ; les montagnes, les types de routes, l’attitude des habitants à son endroit dans des villages congolais et bien d’autres faits qu’elle a rencontrés également au sud-ouest de la RDC se sont mis en parallèle dans son esprit. Toutes ces coïncidences des souvenirs entre la France et la RDC, Julie Grimoud les a nommés “Parallèles”, le titre même de son livre paru en fin février dernier.

“Parallèles” est un récit, une expérience de l’auteure coulée sur 165 pages. C’est un croisement entre le passé et le présent, un regard en arrière par rapport aux événements présents, une “réorganisation de sa propre mémoire à partir des pages blanches de son histoire en tant que femme, citoyenne, “étrangère” et fille, pour enfin retrouver intentionnellement les correspondances historiques, géographiques et identitaires entre ses origines et l’espace Congo”.

En réalité, même si la rencontre avec la ville et la population de Kikwit a été déterminante, c’est tout le Congo qui a bouleversé Julie Grimoud. “Quand j’ai posé mes pas sur le tarmac de l’aéroport de N’djili, tout a commencé à s’écrire là”, confiait l’auteure de “Parallèles”. Julie est entrée en contact avec le Congo jusqu’à aimer le pays et à être aimée par ses habitants.

Ce n’est pas le récit d’une blanche en RDC, c’est celui d’une femme, précise-t-elle. Julie Grimoud n’affectionne pas d’être appelée “Mundele” (terme lingala qui veut dire blanc ou blanche), elle se considère comme femme parmi les autres, au Congo ou en France ou encore ailleurs dans le monde.

Ce livre est une découverte, un point essentiel dans la vie de cette femme qui n’avait pas au départ choisi de se rendre en RDC, mais voulait partir, quitter la France, où sa vie confortable l’étouffait. Touchée par la singularité des événements, ce qui est aujourd’hui un livre était au départ un carnet de voyage. Mais le destin en a décidé autrement. Entre poésie, théâtre et récit tout court, “Parallèles” est une suite de parallèles dans l’histoire, les anecdotes et le style.

Julie Grimoud a pu aussi se situer, déconstruire et reconstruire une autre façon de voir les choses sur le plan historique entre l’Afrique, particulièrement la RDC, et l’Europe, particulièrement la France. Elle estime que l’histoire apprise à l’école est faite de récits manquants. Elle souhaite que le bouquin soit lu par des Français pour se faire une image de la RDC dans un texte expérimental de celle qui a vécu et qui vit encore sur le sol congolais.

La langue est aussi une question importante pour elle dans son vécu au centre de l’Afrique. La RDC, connue pour être le plus grand pays francophone du monde, est aussi une vraie mosaïque de langues locales qui à plusieurs endroits sont en premier lieu les langues de la vie quotidienne avant l’existence de la langue française.

Edité et imprimé en RDC par le Studio 1960, tenu par l’artiste visuel et pianiste David Shongo, “Parallèles” se vend à 15$.

Kuzamba Mbuangu 



« Grandes figures du patrimoine artistique et culturel de la RDC », l’œuvre scientifique de la ministre de la culture, arts et patrimoine, Catherine Kathungu Furaha, a été portée sur les fonts baptismaux lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, ce jeudi 29 février à Kinshasa, la capitale.

L’ouvrage, selon la Primature, retrace l’histoire culturelle de la République démocratique du Congo et sa politique culturelle, qui, depuis 1960, n’a pas encore été développée ou votée au Parlement. C’est dans cette optique que le gouvernement de la République travaille à donner forme à cette politique culturelle qui, « existait au niveau un tout petit peu élémentaire ».

À en croire la ministre Catherine Kathungu, il est question, entre autres, des dispositions qui devront assurer la protection des droits des artistes, faire leur promotion et celle de leurs œuvres, qui, depuis tout ce temps « étaient reconnus sans avoir un statut spécial d’artiste ».

Dans cette même perspective, l’ouvrage de Kathungu Furaha encourage des études sur la rumba congolaise appelée à devenir « scientifique et outil de paix ». L’auteure a souhaité que les textes de la rumba moderne soient écrits en faveur de la paix, pour façonner l’homme, pour réécrire la valeur de l’homme. Elle parle donc d’une « rumba éthique ». Pour elle, cette forme particulière de musique et de danse doit être maintenant « portée à une autre dimension ».

C’est en qualité de parrain de l’ouvrage que le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a baptisé ce livre, qu’il a aussi préfacé. Il a reconnu cet ouvrage comme un véritable témoignage de la promotion de la culture congolaise.

« […] Ceci est un accomplissement à féliciter. Effectivement, nous avons placé la culture et les arts au sein du gouvernement et sous les directives du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, comme étant l’un de nos piliers principaux », a déclaré le Premier ministre dans son discours.

Odon Bakumba



Pour la dixième fois, la fête du livre aura lieu dans la ville de Kinshasa. Un des rendez-vous incontournable de la littérature et des livres en général, la fête du livre aura lieu du samedi 17 au samedi 24 février dans différents lieux de la capitale congolaise. Le thème choisi pour cette édition est “les femmes à l'œuvre”.

La programmation de cette année fait la part belle à l'oralité avec plus d'une quinzaine d'artistes nationaux et internationaux invités. Au menu de cet incontournable rendez-vous initié par le Pôle Eunic, lectures, spectacles, ateliers, librairie éphémère, pour tous les publics. La journaliste, biographe, essayiste, éditrice et productrice française Laure Adler est la marraine de cette édition.

Des lieux culturels tels que Espace Masolo, Editions Miezi, tongo Elamu, Académie des beaux-arts, Aw’art, l’Institut Français de Kinshasa et bien d’autres recevront des activités liées à cet évènement culturel. Également, des écoles telles que Lisanga, Liziba, Mboloko, Baraka, Les loupiots, etc. enregistreront-elles des activités de la fête du livre avec des élèves.

Les soirées des étoiles qui offriront des scènes littéraires nocturnes relèvent des innovations de cette édition. Elles se feront autour des auteurs invités pour des lectures, poétique, sonore, dramatique ou conversation publique.

Des auteurs tels que Fann Attiki, Rim Battal, Diaf Bykrian, Guer2mo, Yann Kumbozi, Emmanuel Mabondo, Elodie Ngalaka, Nelly Tshela sont au programme des activités de cette dixième édition.

actualite.cd/CC



Encore un peu moins d’un mois, le tout nouveau prix littéraire dénommé “Lumumba” fermera ses portes. Organisé par dans le cadre du festival Buku qui a lieu à Kinshasa, le prix a également le soutien de la fondation Lumumba, dirigée par Roland Lumumba, fils de cette figure mythique de la politique congolaise et africaine.

La création de ce prix littéraire a pour objectif de récompenser les écrivains qui mettent en avant le combat de Patrice-Emery Lumumba, premier Premier Ministre de la RDC et héros national. Le fil conducteur de son combat était l’émergence de la conscience des peuples, le panafricanisme et l’unité du continent africain, le droit des peuples à l’autodétermination, la promotion et valorisation de la culture et des traditions africaines, la liberté, les droits de l’homme, le développement autonome des peuples, etc.

Immortaliser ces valeurs dans les écrits restent un des moyens les plus efficaces de les conserver pour les générations futures. Selon les initiateurs du prix, il est aussi question de promouvoir la littérature africaine. 

Le Prix Littéraire Patrice-Emery Lumumba récompense un auteur africain ou de la diaspora, pour un roman édité ou en manuscrit ou un manuscrit inédit de recueil de nouvelles. Cette première édition a été lancée depuis la cérémonie de clôture du festival Buku Kinshasa en mai 2023 et la réception des manuscrits se poursuit jusqu'au 1er mars 2024.

Ce prix littéraire comprend une dotation de la somme de 2 500 USD en faveur du gagnant de la catégorie « roman édité », une publication du roman inédit dans une maison d’édition choisie par l’organisateur assortie d’une dotation de la somme de 1 000 USD, une publication du recueil de nouvelles dans une maison d’édition choisie par l’organisateur assortie d’une dotation de la somme de 1 000 USD.

Le Jury est composé de sept membres choisis parmi les personnalités du monde littéraire et culturel de renommée sur le continent africain ou ailleurs. Les critères de cotation qui président à la sélection des nominés et des gagnants sont l’intérêt du sujet, la beauté littéraire du texte, structure et articulation du récit, le rapport du thème à l’héritage de Patrice-Emery Lumumba, l’originalité générale de l’ouvrage.

actualite.cd/CC

 

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A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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