Ferre Gola se produira au stade des Martyrs de Kinshasa, ce 24 juin 2023. Ce rendez-vous, l’un des plus grands dans la carrière de Ferre Gola n’est pas exempt d’interrogations après le passage de tous les géants de la musique congolaise dans cette grande structure de football.

A Kinshasa, tout le monde veut savoir si Ferre Gola sera en mesure de remplir le stade des Martyrs comme l’avait fait Fally Ipupa en 2022. Pour les analystes de la musique congolaise, ce programme est l’un des testeurs devant prouver, entre Fally Ipupa et Ferre Gola, qui de deux est plus influent que l’autre. Le concert serait en réalité un défi à relever.

Fabregas pour sa part fait donc savoir que le concert sera d’une réussite incroyable. « le stade sera plein, les Golois doivent être en paix. (…) Je suis parmi ceux qui donnent la force à cela mais je suis invité. Ça sera un plaisir », a dit Fabregas

Fabregas et Rebo Tchulu seront de la partie au stade des Martyrs. Les deux musiciens ont été invités par Ferre Gola.

Gaël Hombo



Les services des renseignements militaires ont communiqué ce lundi 5 juin sur le cas de Salomon Idi Kalonda, arrêté le 30 mai dernier et détenu dans les locaux de la DEMIAP. Le conseiller spécial de Moïse Katumbi est d’abord accusé de détenir une arme à feu. 

“Le 20 mai, lors de la manifestation de l'opposition, Monsieur Salomon Kalonda Idi Della était porteur d'une arme à feu. Cet effet militaire était tombé en plein échauffourée avec les éléments de la police qui l'ont rapidement ramassé et saisi. Il s'agit d'un pistolet 9 millimètres CTN 33304646”, disent les services de sécurité dans une communication lue par le lieutenant-colonel Kangoli Ngoli Patrick, conseiller Juridique de l'état-major des renseignements militaires. 

M. Kalonda est ensuite accusé de vouloir “renverser le pouvoir en place en République démocratique du Congo par tous les moyens et y installer un ressortissant katangais”.

“Selon les informations recueillies de son téléphone, Monsieur Salomon Idi Kalonda Della était en contact permanent et fructueux avec les officiers du mouvement terroriste M23/RDF”, ajoutent les renseignements militaires. 

L’accusé était, selon les services de sécurité, “sécurisé sans autorisation par des éléments de la force armée de la République démocratique du Congo qui sont armés dont un major est cité parmi les personnes qui le sécurisaient”. Le major était chargé “d'acquérir des armes de guerre au profit de Monsieur Salomon Idi Kalonda Della”.

L’armée charge aussi le conseiller de Katumbi de conjurer avec les officiers de l’armée rwandaise pour renverser le pouvoir à Kinshasa. Elle cite dans la foulée le général Karuterwa Patrick, le général Ruki, le général Alex, et Karega ainsi que l’ancien ambassadeur du Rwanda en RDC, Vincent Karega mais aussi le major Ngezi Fred présenté comme assistant de Sultani Makenga qui est le chef de la branche armée du mouvement terroriste M23/RDF.

Salomon Kalonda Idi Della a été arrêté le 30 mai dernier au tarmac de l’aéroport de Ndjili alors qu’il s'apprêtait à regagner Lubumbashi avec Moise Katumbi et toute l’équipe du parti Ensemble pour la République après un séjour d’un mois à Kinshasa où des manifestations de l’opposition ont été organisées. Plusieurs voix au sein de l’opposition dénoncent cette arrestation qualifiée de “politique” à l’approche des élections prévues le 20 décembre 2023.

Clément Muamba



L'artiste musicien, Ferré Gola a révélé les noms de quelques chanteurs qui vont prendre part à son méga concert prévu, le samedi 24 juin 2023, au stade des martyrs de Kinshasa.

Invité de l'émission Karibu Variétés diffusée sur la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), celui qu'on appelle affectueusement "Le Padre" a fait savoir que son ancienne protégée Rebo Tchulo, le patron de Villanova Fabregas et une chanteuse de nationalité étrangère doit il tait le nom, vont participer à cet événement historique.

Plusieurs artistes proches de l'ancien sociétaire de Wenge Musica Maison Mère et du Quartier latin international vont jouer l'enlever de rideau de ce méga concert. Il s'agit notamment de DJ Amaroula et Sarah Lula.

Ferré Gola a profité de cette occasion pour annoncer une tournée avec son groupe musical dans l'arrière pays et une série de prestations aux États-Unis, juste après son concert VIP programmé, le samedi 01 juillet au Pullman Hôtel de Kinshasa.

Il est à noter qu'un match de loisir est prévu entre les Golois de Ngiri-ngiri et ceux de Bandal, le dimanche 18 juin, au terrain Bondo. Plusieurs fans emblématiques de Ferré Gola prendront part à cette rencontre, entre autres Yves Bonga, Pathy Mbengani et Thierry Gola.

Gratis Makabi

 



Plusieurs internautes se sont dits choqués de la sortie médiatique de l'artiste musicien, Fally Ipupa sur le retrait du tatouage de sa fille Keyna Ipupa sur son corps.

Au micro de Popol Mopasula, le patron de F-Victeam a tenu des propos que d'aucuns qualifient " d'irresponsables".

"Tu as atteint 19 ans, tu n'es plus une petite fille. Lorsque ta mère dit que le père de ses enfants est déjà décédé, et toi en tant que majeure si tu ne contredis pas ta mère, cela veut dire que tu cautionnes ses dires. Un mort ne marche pas avec des tatouages, qu'elles continuent à faire le deuil de leur défunt père", a-t-il déclaré.

Plusieurs mélomanes appellent Fally Ipupa à la sagesse pour retirer ses propos tenus dans "cette sortie médiatique complètement ratée".

En revanche, certaines voies approuvent les propos de l'artiste car un ou une enfant majeur devrait prendre ses responsabilité vis-à-vis de ses parents.

Gratis Makabi



D'après le député Paulin Odiane, délégué du parti Ensemble pour la République est membre de la commission spéciale institiée pour auditionner Daniel Nsafu. Il a indiqué que le sort de Nsafu sera connu ce mardi 6 juin à l'issue d'une autre réunion de la commission.

"Nous avons auditionné notre collègue, demain on va se réunir pour délibérer. Dans une commission, il y a toujours des tensions, mais, tout s'est passé dans le calme", dit-il.

Le bureau de la commission félicite Nsafu pour avoir répondu à l'invitation et de déposer son rapport à qui de droit.

"Aujourd'hui c'était l’audition de notre collègue en commission.  Nous le félicitons d'abord comme il est venu répondre. Nous l'avons auditionné et nous allons faire notre rapport comme commission spéciale et après, ça passer à la plénière", a fait savoir la député Grâce Neema, rapporteure de cette commission.

Après son audition, le député  Daniel Nsafu est sorti “déterminé” refusant de s'exprimer devant la presse. L'élu de Mont-Amba a simplement lâché : "Mieux vaut être crucifié que de crucifier la vérité. C'est ce qu'avait dit le Cardinal Malula".

Certains membres de cette commission laissent entendre qu'elle est composé d'environ 45% des gens qui "se plaignent" et craignent de voir, lors de la sentence, la commission décider de la levée des immunités parlementaires de Daniel Nsafu. L'audition a duré plus de 3 heures.

Berith Yakitenge



Après son audition, le député  Daniel Nsafu est sorti, tout déterminé, refusant de s'exprimer devant la presse. L’élu de Mont-Amba a simplement lâché : "Mieux vaut être crucifié que de crucifier la vérité. C'est ce qu'avait dit le Cardinal Malula".

Son audition a duré plus de 3 heures. La commission spéciale mise en place pour auditionner le député Daniel Nsafu a débuté son travail ce lundi 5 juin. Le concerné a répondu à l’invitation lui lancée depuis vendredi.

La commission est présidée par le député Noël Botakile, assistée par la députée Scolastique Mahindo.

Pour sa défense, le député mis en cause est assisté par son collègue du parti, le député Paulin Odiane.

Il est reproché à Daniel Nsafu, député membre d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, des propos qui “incitent à la haine tribale”.

La plénière avait adopté l’institution de cette commission sur fond d’une motion du député Albert David Mukeba.  Ce dernier évoquait plusieurs faits du député mis en cause qui, selon lui, “entament l’honneur de l’Assemblée nationale et sa personne en tant que représentant du peuple”.

Son camp crie à l'"acharnement et  aux deux poids, deux mesures" au motif que certains propos pires que ceux tenus par Nsafu du côté du pouvoir ne sont pas sanctionnés.

Berith Yakitenge



Le député national Daniel Safu est attendu à l'assemblée nationale le 5 juin prochain pour être auditionné à la Commission Spéciale et Temporaire mise en place pour étudier son cas. 

C'est ce qu'indique un communiqué signé par la vice-présidente de ladite Commission, Scolastique Mahindo, et relayé par la cellule de communication de l'assemblée nationale ce vendredi. 

« Par communiqué n°001/P/CST/ 2023 du 2 juin 2023, le bureau de la Commission spéciale et temporaire chargée d'auditionner le deputé national Nsafu Butshiemuni Daniel convie ce dernier  à prendre part à ses travaux, ce lundi 5 juin 2023 à 11 heures dans la salle des Banquets du Palais du peuple. Vu l'importance des matières à l'ordre du jour, sa présence est impérative », indique le communiqué.

Pour rappel, l'élu de Mont-Amba court le risque d'invaliditation. Daniel Safu est accusé d'avoir tenu des propos qualifiés "d'incitation à la haine tribale". C'était au cours d'une émission télévisée. Il avait à ses côtés le député provincial Mike Mukebayi.

Jephté Kitsita



Je reproduits ici un « papier » du professeur Yoka Lye, acteur de l’événement il y a 54 ans, le 4 juin 1969 à Kinshasa. Je me trouvais à Enghien (à l’internat du Collège Saint-Augustin) où je terminais mes humanités dans la section moderne-scientifique. J’avais 18 ans. Cette tuerie, c’est un euphémisme pour qualifier cet événement de 1969, m’a dévasté !

Plus tard, en 1975, nous (feu Pit Kanyonga Mobateli, d’heureuse mémoire, et moi) fondâmes le « Mouvement du 4 juin » en souvenir de nos camarades fauchés par la soldatesque « mobutique » alors qu’ils manifestaient paisiblement dans les rues de la capitale.

Ci-après l’article du professeur :

... Il s'appelait Mwamba Symphorien. Beau gosse. Coqueluche des jeunes filles. Avec deux amours: sa fiancée et le théâtre. Acteur redoutable sur scène, célèbre à l'université catholique de Lovanium de Kinshasa parce qu'il a explosé dans MONTSERRAT d'Emmanuel Roblès dans un rôle de rebelle intransigeant. Ou dans celui d'ANTIGONE de Sophocle qui voit la frêle fille affronter son oncle le roi Créon qui refuse l'enterrement du frère rebelle Polynice. Immense acteur de théâtre mais aussi étudiant engagé puisque maire élu de son home, et toujours aux avant-postes des revendications. 

Le 4 juin 1969, suite aux échecs des négociations avec le gouvernement du Parti-Etat pour l'indépendance académique de l'université par rapport aux traditions coloniales, les étudiants descendent dans les rues des quartiers (Ngaba, Mombele, Makala, Yolo, Matonge...) afin de gagner le centre-ville au Quartier Général des affaires. Près de 5000 étudiants en colère, dont la moitié ne connaît ni les tenants ni les aboutissants détaillés des revendications... La colonne fébrile, la houle turbulente, s'ébranle et dévale à travers les quartiers avec des chants et des slogans hostiles au régime.

Du jamais vu ! ... Je suis dans la marche à côté de mon ami, de mon "maire", et surtout de mon voisin de chambre Mwamba. Comme toujours Mwamba se trouve parmi les meneurs ;  et derrière lui, nous scandons à tue-tête les slogans tonitruants qu'il entonne. Le peuple à travers les quartiers populaires est partagé entre la perplexité et la sympathie;  il nous acclame sans trop bien comprendre où ces étudiants étourdis veulent en venir. Ces acclamations nous dopent: nous marchons et nous  crions plus fort que jamais.

Rond-Point Victoire. Premiers coups de feu des soldats armés de pied en cap. Tirs de gaz lacrymogène. "Mayi! Mayi!", vocifèrent les marcheurs protestataires, en triomphe parce que convaincus qu'ils sont invincibles, on ne sait commentni pourquoi. Plus: les protestataires renvoient coup pour coup des brindilles enfumées du gaz toxique vers les soldats tireurs, qui reculent. Ces derniers paniquent et tirent à balles réelles. Personne d'entre nous ne sait ce que c'est que "balles réelles ", sauf lorsque nous qui étions derrière les rangs, voyons tomber des blessés et des morts "reels", des premières lignes du front, pour ainsi dire. Dont mon ami Mwamba qu'à la volée nous reconnaissons puisque c'est sauve-qui-peut! Nous abandonnons nos blessés et nos morts...Et nous nous engouffrons en désordre dans les parcelles environnantes. En pleurs. Désillusionnés. 

...Nous apprendrons plus tard à la Télévision du Parti-État que "des jeunes membres de la "Cinquième Colonne ", "cancres couards" devant les épreuves de la session des examens, se sont armés de cocktails-Molotov et se sont drogués par le Livre Rouge de Mao Tsé Toung pour créer le désordre et la guérilla urbaine..."

Pour beaucoup d'entre nous, les marcheurs-protestataires, c'est la première fois que nous entendions des vocables comme "cancres", "cocktails-Molotov", "Cinquième Colonne " ou "guérilla urbaine "...

Entretemps, voilà 54 ans que nous sommes en deuil, que les familles sont en deuil . Que les universités sont en deuil. Vous avez dit "Universités ? comme dans le spectacle d’ANTIGONE, le deuil des universités se transforme en malédictions. Malédictions au pluriel...

YOKA Lye

A Propos

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Ali Kalonga

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