Au Nord-Kivu, les professionnels de l’enseignement engagés dans l’organisation des épreuves certificatives nationales dénoncent le non-paiement de leurs rémunérations. À la veille du lancement de la grande session de l’Examen d’État, prévu ce lundi 22 juin 2026, ils affirment n’avoir toujours pas reçu leurs dus.
Selon le Syndicat national des professionnels de l’enseignement (SYNAPE), section du Nord-Kivu samedi 20 juin, aucune prime n’a été versée depuis le début des différentes sessions, notamment l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) et le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle(TENASOSP).
Le syndicat souligne que les enseignants continuent d’encadrer les épreuves « par patriotisme », malgré des conditions de travail jugées difficiles et un manque de motivation lié à l’absence de paiement.
Le secrétaire provincial du SYNAPE, Exaucé Bandu Bauma, appelle les autorités à régulariser rapidement la situation.
Il insiste sur les sacrifices consentis par les enseignants et inspecteurs, parfois contraints de parcourir de longues distances pour assurer leur mission.
« Nous interpellons la conscience du gouvernement afin qu’il libère les fonds pour permettre à ces intervenants de bénéficier de leur dû », a-t-il déclaré.
Une session sous tension
Alors que la grande session de l’Examen d’État débute ce lundi 22 juin, les acteurs éducatifs espèrent un règlement rapide de cette situation afin d’éviter toute démotivation dans l’organisation des épreuves.
Contacté, le directeur provincial de l’éducation Nord-Kivu 1, Luc Gbaweza, précise que seules les prestations liées à cette session restent à être rémunérées.
Depuis 2023, le gouvernement congolais a décidé de prendre en charge les frais liés aux épreuves certificatives dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants.
Malgré les difficultés, les enseignants continuent d’assurer leur mission, au nom de la continuité du système éducatif, rappelle Exaucé Bandu Bauma.
radiookapi.net/CC









