En cas de victoire aux barrages intercontinentaux de mars, les Léopards de la République démocratique du Congo logeront dans le groupe K. Ainsi en a été acté le tirage au sort de la 23e Coupe du Monde États-Unis – Mexique – Canada, tenu ce vendredi 5 décembre 2025 au John F. Kennedy Center à Washington D.C.
La course à la montre pour les Congolais, qui sont à un match du coche 52 ans plus tard, commence d’ores et déjà. Ils n’ont plus que l’obligation de parachever le travail en mars dans l’une des finales des barrages, qui les mettra aux prises soit devant la Nouvelle-Calédonie, soit la Jamaïque, pour retrouver le Portugal, l’Ouzbékistan et la Colombie afin de vibrer pleinement à la plus majestueuse des Coupes. Ce rêve de près d’un demi-siècle est à 90 minutes de prendre chair. Une plausible victoire finale, au soir du 29 mars à Monterey, ne serait qu’un mérite pour les Congolais qui ont logiquement survolé l’Afrique au barrage intercontinental : bourreaux des Lions Indomptables du Cameroun (1-0) en demi-finale historique, et des Super Eagles du Nigeria (1-1 / 4-3 TAB) dans une finale à la fois idyllique et épique.
Les Léopards n’ont aussi jamais été aussi proches du but. En l’espace d’une qualification, ils retrouveront la Seleção de Cristiano Ronaldo en match d’ouverture du premier tour. Dans l’entre-temps, ils devront miser gros pour faire bonne figure à la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2026, du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, à laquelle ils sont attendus au tournant. Ce sera le passage obligé pour engranger plus de confiance, d’homogénéité et d’efficacité avant l’heure de vérité.
Jenovic Lumbuenadio
Après lui avoir apporté publiquement son soutien lors du concours Miss Univers, le boxeur congolais a enfin rencontré Dorcas Dienda, la représentante de la République démocratique du Congo, au cours d’un voyage en avion.
Les deux personnalités ont profité de ce moment pour échanger brièvement et prendre une photo ensemble, un geste qui a rapidement attiré l’attention des internautes. Cette rencontre symbolique a été bien accueillie par de nombreux fans, qui ont salué le soutien du sportif envers la candidate congolaise.
Sans déclarations particulières de leur part, cette image reste un simple témoignage de respect et d’encouragement envers la représentante de la RDC sur la scène internationale.
Le gouvernement congolais a ordonné, à travers un télégramme signé le lundi 1ᵉʳ décembre par le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières la suspension immédiate des activités du mouvement « Sauvons la RDC ».
Le document, adressé aux gouverneurs de provinces et à toutes les autorités administratives, instruit l’arrêt de toute activité publique, réunion ou initiative organisée au nom de cette plateforme.
« Sauvons la RDC » a été lancé à l’issue d’un conclave tenu du 14 au 15 octobre 2025 à Nairobi, regroupant plusieurs responsables politiques proches de l’ancien président Joseph Kabila. À l’issue de cette rencontre, l’ancien chef de l’État a été désigné leader de cette nouvelle plateforme.
Les participants avaient présenté « Sauvons la RDC » comme un mouvement politique et citoyen destiné à :
- Dénoncer la crise multidimensionnelle que traverse le pays,
- Défendre l’ordre constitutionnel ;
- Promouvoir la réconciliation nationale,
- Appeler à un dialogue inclusif sur la gouvernance et la paix.
La naissance de « Sauvons la RDC » a entraîné une réaction rapide du gouvernement. Dans les semaines ayant suivi le conclave de Nairobi, plusieurs partis politiques ayant participé à la création de la plateforme ont été ciblés par des mesures administratives.
Parmi les formations suspendues par des arrêtés du ministère de l’Intérieur figuraient notamment le PPRD, l'ATD de José Makila, le LGD de Matata Ponyo et plusieurs autres partis membres du regroupement politique proche du FCC.
Ces mesures avaient été dénoncées par l’opposition comme une tentative de « réduire au silence toute expression politique indépendante ».
Merveil Molo
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, et le président du Rwanda, Paul Kagame, séjournent à Washington pour entériner ce jeudi, l’accord de paix précédemment paraphé le 27 juin par leurs ministres des Affaires étrangères, sous l’égide des États-Unis. L’administration Trump, via la Maison-Blanche, a confirmé la tenue de la cérémonie ce jeudi 4 décembre 2025, en vue de signer officiellement cet accord censé mettre fin aux violences dans l’est de la RDC, marquées par l’activisme de groupes armés et de la rébellion AFC/M23, soutenue par le Rwanda, selon plusieurs rapports.
Plusieurs observateurs restent tout de même sceptiques quant au respect dudit accord par le Rwanda étant donné que plusieurs autres protocoles signés par le passé n’ont jamais été respectés. A ce sujet, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a expliqué que la RDC fait confiance au médiateur américain.
"Nous croyons au processus, nous croyons au médiateur. Il y a évidemment l’attitude du Président rwandais. Nous venons, nous avons signé un accord, nous avons des engagements précis, et nous regardons la part qui est la nôtre. Mais l’idée de faire cet accord, l’idée d’aller vers le cadre d’intégration économique régionale et tout ce qui s'ensuit, n’est pas une idée qui plaît au Président rwandais. Parce que si vous regardez les conditions du cadre d’intégration économique régionale, c’est d’abord mettre fin à tout trafic illicite. Et il est évident qu’aujourd’hui, le modèle économique rwandais a été construit sur le vol de minerais dans l’Est de la République démocratique du Congo", a expliqué Patrick Muyaya lors d'un briefing presse co-animé avec Tina Salama porte-parole du chef de l'État mercredi 3 décembre 2025 à Washington.
Kinshasa entend jouer sa partition dans le cadre de ce processus. Selon le porte-parole du gouvernement, Félix Tshisekedi va profiter de la rencontre pour faire part au Président américain de la situation réelle sur le terrain des opérations dans l'Est de la RDC.
"Le Président de la République aura l’occasion de rencontrer le Président américain, et ce sera l’occasion pour lui de rapporter tout ce que nous avons dit, y compris la réalité sur le terrain. Il y a des services américains qui suivent les positions des uns et des autres. Nous, comme nous avons confiance à la médiation américaine, nous pensons qu’il y a des possibilités ou des mécanismes qui pourront être trouvés pour que nous avancions vers l’objectif que nous souhaitons", a-t-il assuré.
La rencontre annoncée entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, prévue le 4 décembre à Washington, devait être le symbole d’un tournant diplomatique. Sous l’impulsion directe des États-Unis, les deux dirigeants doivent ratifier l’accord signé en juin et donner corps au cadre d’intégration économique régionale adopté début novembre. Pourtant, à mesure que l’échéance approche, l’optimisme initial se fissure et laisse place à une réalité beaucoup plus complexe : un processus poussé par Washington, mais freiné par une défiance politique enracinée, des divergences de lecture et une situation militaire inchangée dans l’est de la République démocratique du Congo.
La médiation qatarie constitue un autre volet essentiel du dispositif diplomatique. Un accord-cadre a été signé entre Kinshasa et le M23, mais son contenu reste largement à négocier. Sur le terrain, rien n’a changé : les positions ne bougent pas, les lignes de front restent actives et aucune mesure de confiance n’a été mise en place. La juxtaposition des deux processus (Washington et Doha) montre la complexité du dossier : d’un côté une médiation interétatique, de l’autre une négociation politico-militaire directe avec la rébellion.
Clément MUAMBA
Pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025 du 21 décembre 2025 au 18 Janvier 2026, Sébastien Desabre prend le même groupe avec lequel il a réussi le hold-up dernièrement en novembre contre les Lions Indomptables du Cameroun et les Super Eagles du Nigeria pour les barrages intercontinentaux de mars.
Le Français intransigeant n’a pas renoncé à ses 25 commandos. Il a justement injecté que Simon Banza, qui effectue son grand retour après deux absences successives lors des trêves d’octobre et novembre. Le longiligne avant-centre, qui se refait une santé dans le Golfe avec Al-Jazira (Émirats arabes unis), sera de la campagne de l’hiver prochain pour porter le groupe à 26. Wissa et Bertaud (sans club), sans surprise, ne seront pas de l’aventure. Alors que la CAF lui avait donné l’opportunité d’amener 28 âmes, Desabre a fait le choix impopulaire d’amener aucun renfort, pendant que le nom de Warren Bondo figure dans la liste des présélectionnés. Dans son noyau dur, Desabre fera face à un dilemme pendant la préparation qui lance lundi prochain en Espagne. En effet, Samuel Moutoussamy et Simon Banza viennent de contracter en club, à peine une semaine pour le premier cité, deux jours pour le second, des blessures dont la nature n’a pas été explicitement dévoilée. Est-il aussi que, dans le même ordre, Théo Bongonda et Joris n’ont plus rejoué depuis le succès du 13 novembre contre les Lions.
À l’approche du regroupement de plus de 11 jours à Alicante, avant de mettre le cap sur Rabat, Desabre aura de dernières retouches pour présenter un groupe solide dès le 23 décembre contre les Guépards du Bénin en ouverture du groupe B à 13h au stade Al Médina, puis face aux Lions de la Teranga du Sénégal le samedi 27 décembre au Grand Stade de Tanger, et enfin devant les Zèbres du Botswana le mardi 30 au stade Al Médina. Pour leur 22ᵉ participation à la grande messe, les Fauves Tricolores vont chèrement se prévaloir d’un statut d’outsiders sérieux eu égard à leur montée en puissance de ces deux derniers mois. À un match du Mondial américain, les Léopards sont piqués au vif mentalement et tactiquement. Cette CAN va justement être cet autre test à grandeur nature qui va confirmer leur retour en puissance au-devant de la scène pour jouer enfin le premier rôle.
Jenovic Lumbuenadio
La Maison Blanche a confirmé lundi que les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame se rencontreront le 4 décembre à Washington. Certains dirigeants de la sous-région, dont les présidents burundais et kényan, sont également attendus.
Cette rencontre, annoncée comme une étape clé du processus diplomatique soutenu par les États-Unis, doit permettre aux deux chefs d’État de ratifier l’accord signé en juin et de donner suite au cadre d’intégration économique adopté début novembre. Washington cherche à stabiliser une zone stratégique pour les chaînes d’approvisionnement occidentales en cobalt, cuivre, lithium, or et tantale, et dit continuer à « travailler avec les deux parties », tout en envisageant de faciliter des investissements de plusieurs milliards de dollars.
Mais à l’approche de l’échéance, les divergences persistent. Aucun progrès notable n’a été enregistré dans la mise en œuvre des engagements annoncés en septembre, notamment la neutralisation des FDLR et le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. À Kigali, Paul Kagame affirme que les blocages ne viennent pas du Rwanda et accuse Kinshasa d’avoir renié certains séquencements convenus. Le président rwandais reproche à son homologue congolais d’ajouter des conditions et met en cause ce qu’il décrit comme une position fluctuante des autorités congolaises.
À Kinshasa, la position est inverse. Le gouvernement congolais répète qu’aucun déplacement du président Tshisekedi à Washington ne serait possible sans un début de retrait des forces rwandaises. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, l’a affirmé mi-novembre, et Félix Tshisekedi a réitéré cette exigence vendredi en Serbie, évoquant le respect de la souveraineté congolaise et la nécessité de rétablir la confiance.
Sur le terrain, la situation reste inchangée. Le M23 contrôle toujours Goma, Bukavu et plusieurs axes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Kigali continue de nier tout soutien au mouvement, tandis qu’un rapport du groupe d’experts de l’ONU publié en juillet affirme que le Rwanda exerce un « commandement et contrôle » sur la rébellion.
La médiation conduite au Qatar entre Kinshasa et le M23 constitue un autre volet du dispositif. Un accord-cadre a été signé, mais son contenu doit encore être négocié et aucune avancée n’a été observée sur les lignes de front. La coexistence des deux processus — Washington et Doha — illustre la complexité du dossier, entre médiation interétatique et discussions politico-militaires.
La question de l’intégration régionale reste également en suspens. Félix Tshisekedi affirme en faire un axe de sa diplomatie, tout en rappelant que les événements de 2022 ont fragilisé la confiance régionale.
À une semaine de la rencontre, les positions demeurent éloignées. Les États-Unis misent sur une fenêtre diplomatique, Kigali accuse Kinshasa d’incohérences et le président congolais maintient ses conditions de départ. La réunion du 4 décembre pourrait ouvrir une séquence décisive ou mettre en lumière les contradictions qui freinent la mise en œuvre du processus engagé depuis près de deux ans.
actualite.cd/CC
Le Festival de la bande dessinée et du film d’animation africaine ‘‘Wapenzi Club’’, est prévu du 5 au 7 décembre à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour célébrer la créativité artistique, selon le communiqué des organisateurs consulté dimanche par l’ACP .
« Le Festival de la bande dessinée et du film d’animation africaine prévu du 05 au 07 décembre 2025 à l’Académie des Beaux-Arts pour célébrer la créativité, est un véritable espace d’échange et d’inspiration pour tous les passionnés de narration visuelle », a-t-on lu.
Selon la source, cette première édition du festival Wapenzi Club ouvre un espace de réflexion, de créativité et d’innovation autour de la bande dessinée du webtoon et de l’animation en RDC.
ACP/CC
L’artiste congolais Hiro a récemment exprimé toute son admiration pour Koffi Olomide. Dans une déclaration brève mais forte, il a décrit le Grand Mopao comme « l’artiste congolais le plus authentique humainement parlant ».
Hiro, qui entretient de bonnes relations avec Koffi, souligne ainsi le caractère vrai et sincère du leader du Quartier Latin, au-delà de sa longue carrière musicale. Cette prise de position a été largement commentée sur les réseaux sociaux, où les fans des deux artistes ont réagi en masse.
Pour Hiro, cette authenticité fait partie des raisons qui expliquent l’impact durable de Koffi Olomide dans la musique congolaise et son influence sur plusieurs générations de musiciens.
En séjour de travail en Serbie, le chef de l’État Félix Tshisekedi a échangé, ce vendredi 28 novembre 2025, avec les membres de la diaspora congolaise installés dans ce pays. Plusieurs sujets d’actualité ont été abordés, notamment l’accord de paix entre Kinshasa et Kigali qui devrait être entériné dans les tout prochains jours.
À ce propos, Félix Tshisekedi a indiqué qu’il se rendrait prochainement aux États-Unis pour procéder à son entérinement, tout en rassurant qu’il n’y aura ni brassage ni mixage au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo.
« Je me rendrai à Washington pour entériner l'accord signé avec le Rwanda sous l'égide des États-Unis et qui a déjà été rendu public en toute transparence. Mais ne vous laissez pas berner : on ne fera ni brassage ni mixage », a-t-il déclaré.
Le président de la République s’est également montré ferme quant au respect de la souveraineté nationale.
« Le respect des accords implique le respect de la souveraineté de notre pays, le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et le rétablissement de la confiance mutuelle. On ne fait pas de commerce régional sans paix ni confiance rétablie », a-t-il martelé.
Et d’ajouter : « Concernant l’accord d’intégration régionale, sachez qu’il n’y a rien de nouveau. L'intégration régionale, c’est tout ce que j’ai désiré dès mon accession au pouvoir, mais ils nous ont poignardés dans le dos en 2022 ».
Félix Tshisekedi a, par ailleurs, réitéré l’engagement du gouvernement à améliorer les mécanismes d’accompagnement des Congolais vivant à l’étranger dans le cadre des réformes en cours au sein de la diplomatie congolaise, saluant au passage la place de choix qu’occupe la diaspora dans sa vision du développement national.
Junior Ika









