Mathieu Epolo a disputé son tout premier match officiel avec les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) face au Nzalang Nacional de la Guinée Équatoriale pour le compte de la 1ère journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).
Loin d'être une surprise, la titularisation du jeune portier congolais était attendue dans l'opinion publique sportive nationale après la blessure de Lionel Mpasi Nzau. Il fallait lui donner confiance, lui qui était en 3ème position dans la hiérarchie des gardiens après Timothy Fayulu qui est absent de ce rassemblement et qui va clairement perdre des points parce que c'était à lui que revenait cette place. Le portier du Standard de Liège (Belgique) a fait un match correct bien qu'il n'a pas eu quasiment grand chose à faire à part deux arrêts exceptionnels sur un coup-franc lointain et une frappe à bout portant où il a été obligé de sortir toute l'étendue de son talent. Il a marqué des points lors de cette explication et il ne lui restera qu'à convaincre au prochain rendez-vous au Zimbabwe si jamais il est reconduit.
À 20 ans, il fait partie des plus jeunes portiers alignés dans ces qualifications pour l'ensemble des équipes qui disputent ces qualifications. C'est une fierté bien évidemment pour lui alors qu'il a fait un choix fort de rejoindre les Léopards alors qu'il avait le chemin tracé pour jouer avec la Belgique.
Michel TOBO
La Première ministre de la République démocratique du Congo Judith Suminwa Tuluka, représentant le président de la République, Félix Tshisekedi, s'est prononcée mercredi 23 septembre à la tribune de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies, tenue à New York, aux États-Unis d'Amérique, autour du thème : « Rétablir la confiance, gérer la transformation : des Nations unies au service de tous ».
La Représentante du Chef de l'Etat, Judith Suminwa a dénoncé devant la communauté internationale l'agression rwandaise via le groupe armé AFC/M23 et le double standard dans le traitement des crises mondiales.
« Nous attendons l'exécution des résolutions »
Dénonçant l'agression de la RDC par le Rwanda sous le couvert du groupe armé AFC/M23, la cheffe du gouvernement congolais a rappelé les conséquences dramatiques de ce conflit :
- déplacements massifs de populations
- violences sexuelles
- recrutement d'enfants.
Face aux décalages observés dans le traitement des crises internationales, elle a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à faire appliquer ses propres décisions, faisant notamment référence à la résolution 2773.
« Nous n’attendons pas de nouveaux textes pour remplacer ceux qui ont déjà été adoptés. Nous attendons leur exécution », a-t-elle martelé.
Elle a par ailleurs affirmé que la présence des FDLR ne saurait plus servir de prétexte à une présence militaire étrangère sur le sol congolais, mettant en avant les efforts engagés par Kinshasa pour le désarmement et la démobilisation.
Dans un autre registre, la cheffe du gouvernement congolais a présenté les différentes mesures engagées par la RDC pour moderniser la gouvernance de son secteur minier, lutter contre la fraude et le travail des enfants, mais aussi renforcer la traçabilité des minerais et accroître la part de valeur créée sur le territoire congolais.
Selon elle, la RDC entend poursuivre la modernisation de la gouvernance minière à travers plusieurs réformes visant à améliorer la gestion de ce secteur stratégique pour le pays.
« La RDC poursuit la modernisation de la gouvernance minière par la transparence des contrats, des revenus extractifs et des bénéficiaires effectifs, le renforcement du cadastre minier, le déploiement de mécanismes de traçabilité et la lutte contre la fraude. Elle accélère également la formalisation de l'exploitation artisanale, l'encadrement des négociants, l'organisation des coopératives et la sécurisation des zones d'exploitation », a déclaré Judith Suminwa Tuluka.
La question du travail des enfants dans les mines a occupé une place particulière dans le discours de la Première ministre. Judith Suminwa a présenté la lutte contre ce phénomène comme une responsabilité à la fois morale et nationale, en annonçant le renforcement des mécanismes visant à identifier, suivre et accompagner les enfants concernés.
La RDC entend notamment travailler avec l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'UNICEF et d'autres partenaires afin de renforcer la formation des inspecteurs, de favoriser la scolarisation des enfants et de proposer des solutions économiques aux familles concernées.
« La lutte contre le travail des enfants dans les mines constitue, à cet égard, une obligation morale et nationale. Avec l'Organisation internationale du Travail, l'UNICEF et nos autres partenaires, nous renforçons les mécanismes d'identification, de suivi et de remédiation, la formation des inspecteurs, la scolarisation des enfants et les solutions économiques proposées à leurs familles. Notre objectif ne souffre d'aucune ambiguïté : zéro enfant dans les mines », a-t-elle affirmé.
Pour la cheffe du gouvernement, cette responsabilité ne peut toutefois pas reposer uniquement sur l'État congolais. Elle concerne également l'ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de valeur des minéraux, depuis leur extraction jusqu'à leur utilisation par les consommateurs.
Au-delà des réformes nationales, Judith Suminwa a annoncé que la RDC entend également porter une proposition à l'échelle internationale. La RDC souhaite l'élaboration, sous l'égide des Nations Unies et en partenariat avec l'Union africaine, d'un cadre mondial destiné à encadrer les chaînes de valeur des minéraux critiques.
Cette initiative devrait associer les pays producteurs, transformateurs et consommateurs et viser à promouvoir des chaînes d'approvisionnement plus justes, traçables et résilientes.
« Cette responsabilité incombe à l'État congolais. Mais elle engage également les entreprises, les négociants, les raffineurs, les fabricants, les institutions financières et les marchés de destination. Le premier test d'une chaîne responsable n'est pas le véhicule électrique à l'arrivée ; c'est l'enfant qui ne descend plus dans la mine au départ. C'est pourquoi la République démocratique du Congo propose l'élaboration, sous l'égide des Nations unies, en partenariat avec l'Union africaine et en concertation avec les pays producteurs, transformateurs et consommateurs, d'un Cadre mondial pour des chaînes de valeur des minéraux critiques justes, traçables et résilientes », a déclaré le Premier ministre.
Selon elle, ce cadre devrait être fondé sur la souveraineté des États producteurs et garantir plusieurs principes : la traçabilité des minéraux, la responsabilité des acteurs économiques, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu'un partage plus équitable de la valeur à travers la transformation locale et le transfert de technologies.
« Fondé sur la souveraineté des États producteurs, il devra garantir la traçabilité des minéraux, la responsabilité des acteurs économiques, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu'un partage plus équitable de la valeur grâce à la transformation locale et au transfert de technologies », a ajouté Judith Suminwa.
Dans un autre registre, la cheffe du gouvernement a présenté le Corridor de Lobito comme une infrastructure au service de l'industrialisation régionale. La RDC salue l'engagement de l'Angola, de la Zambie, des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Banque africaine de développement, des institutions financières et du secteur privé en faveur de la réalisation de ce corridor.
« Le Corridor de Lobito doit devenir l'un des instruments de cette ambition. Nous saluons l'engagement de l'Angola, de la Zambie, des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Banque africaine de développement, des institutions financières et du secteur privé en faveur de sa réalisation. La réhabilitation des liaisons ferroviaires, la modernisation des infrastructures, la facilitation des échanges et les investissements énergétiques peuvent désenclaver nos territoires, réduire les coûts logistiques et stimuler le commerce régional » a expliqué Judith Suminwa dans son discours
Mais la vision congolaise ne se limite pas au transport des minerais vers les marchés internationaux. Selon le Premier ministre, la RDC souhaite faire du Corridor de Lobito un véritable instrument d'industrialisation régionale, en favorisant les investissements et les partenariats autour de la transformation des matières premières, des infrastructures et de l'énergie.
« Mais notre vision va bien au-delà de l'exportation accélérée des matières premières. Un couloir qui raccourcirait seulement le chemin de la mine au port ne ferait que reproduire le passé. Le Corridor de Lobito doit devenir une colonne vertébrale de l'industrialisation véritable régionale avec le concours des investisseurs avec qui nous espérons bâtir des partenariats transparents, durables et mutuellement avantageux pour le bien-être de nos générations futures », a affirmé la Première ministre Judith Suminwa.
Cette position s'inscrit dans une ligne déjà défendue par la République démocratique du Congo sur la scène internationale. À l'initiative de la RDC, alors présidente du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mois de juillet, une réunion en formule Arria a notamment été consacrée à l'évaluation du déficit normatif en matière de ressources naturelles et de paix.
À cette occasion, la République démocratique du Congo, par l'intermédiaire de la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Congolais de la diaspora, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait plaidé pour une approche internationale plus cohérente afin d'empêcher que les ressources naturelles ne continuent d'alimenter les conflits et les guerres.
Clément MUAMBA avec radiookapi.net/CC
La RDC a réussi son entrée en lice dans les éliminatoires de la CAN Pamoja 2027 en s’imposant face à la Guinée équatoriale (2-0), jeudi 24 septembre 2026. Après cette victoire à domicile, le sélectionneur des Léopards, Sébastien Desabre, s’est dit satisfait à la fois du résultat et du contenu livré par son équipe.
« La victoire était importante ce soir pour démarrer une nouvelle compétition. Les premiers matchs dans toute nouvelle compétition sont importants. Nous, on a une première compétition de six matchs pour se qualifier à la CAN, donc c'est toujours bien à domicile de prendre les points. On sait que ça passe par des victoires à domicile d'abord », a déclaré le technicien français en conférence de presse.
Desabre a également salué l’intégration des jeunes joueurs, notamment celle de Matthieu Epolo, titularisé dans les cages. Le sélectionneur estime toutefois qu’il est encore trop tôt pour tirer une évaluation définitive du jeune gardien.
« Il a forcément eu une incidence positive dans le clean sheet. Il fait un bel arrêt, mais je ne suis pas en train d'évaluer le gardien. L'évaluation, elle se fait après quelques matchs », a-t-il expliqué.
Pour le sélectionneur, l’intégration des nouveaux joueurs doit se faire progressivement. « On a besoin de leur donner des matchs, qu'ils prennent de plus en plus de confiance, et puis c'est comme ça que vous lancez des jeunes », a-t-il poursuivi, avant de souligner que plusieurs nouveaux commencent à trouver leur place au sein d’un groupe déjà expérimenté.
Sur le contenu de la rencontre, Desabre réfute l’idée selon laquelle son équipe n’aurait pas suffisamment imposé son rythme. « Je ne suis pas d'accord avec vous du tout. Je pense qu'on a imposé notre rythme », a-t-il affirmé.
Il reconnaît néanmoins des marges de progression, notamment dans le réalisme offensif et sur certaines phases arrêtées : « On peut peut-être bonifier encore quelques situations où je pense qu'on peut mener 1-0 à la mi-temps, mais je pense qu'on peut mener plus. »
Le technicien français a enfin évoqué la pelouse, dont l’état s’est amélioré selon lui, tout en estimant qu’elle doit encore progresser. « Les joueurs méritent d'avoir une pelouse comme ça se fait dans pratiquement tous les pays maintenant d'Afrique », a-t-il déclaré.
Il estime toutefois que la surface de jeu n’a pas empêché les Léopards de produire une bonne prestation. « Celle de ce soir n'a pas été un frein dans la qualité de notre jeu. Je pense qu'on a fait un bon match. »
Don Benjamin Makolo
Après la victoire des Léopards de la RDC (2-0) face à la Guinée équatoriale, jeudi 24 septembre au Stade des Martyrs de Kinshasa, le président Félix Tshisekedi s’est rendu dans le vestiaire de la sélection équato-guinéenne pour saluer les joueurs et leur adresser un message de félicitations.
« Non, c'était vraiment pour les féliciter. C'est des braves là », a déclaré le chef de l’État congolais, sous les applaudissements des joueurs. Il a particulièrement salué la prestation du numéro 22 équato-guinéen, dont il a dit avoir été impressionné. « Il est formidable celui-là. J'ai envie de le prendre comme Congolais ! », a-t-il lancé avec humour, provoquant des rires dans le vestiaire.
Félix Tshisekedi a également transmis ses salutations au président de la Guinée équatoriale, qu’il a présenté comme son « grand frère ». « J'aime beaucoup votre président parce que je considère que c'est mon grand frère. Que vous le saluiez pour moi », a-t-il déclaré.
Le président congolais a ensuite souhaité beaucoup de succès à la sélection équato-guinéenne pour la suite de son parcours, tout en espérant retrouver l’équipe à la prochaine Coupe d’Afrique des nations. « J'espère qu'on va se retrouver à la Coupe d'Afrique, ensemble ! », a-t-il déclaré.
De son côté, le capitaine équato-guinéen a remercié Félix Tshisekedi pour ses paroles, tout en saluant l’accueil réservé à la délégation de son pays en RDC. « Nous sommes très bien reçus, on a été très bien reçus, sans problème », a-t-il indiqué.
Félix Tshisekedi a finalement souhaité un bon retour au pays à la délégation équato-guinéenne et « plein de succès pour la suite », avant de quitter le vestiaire sous les applaudissements.
Don Benjamin Makolo
La phase classique du championnat de la Ligue Provinciale de Basket-ball de Kinshasa (LIPROBAKIN) 2025-2026 a pris fin le dimanche 15 août 2026 au Stadium des Martyrs.
La dernière journée a offert plusieurs affiches captivantes aux amateurs de basketball kinois.
One Team a confirmé sa bonne forme en s'imposant face à BC City Kauka sur le score de 70 à 64. De son côté, BC Jourdain a arraché une précieuse victoire contre BC Héritage (63-59), tandis que BC Don Bosco a pris le meilleur sur BC Espoir Fukash (59-54).
Dans le duel le plus spectaculaire de la journée, Ballers Basketball a dominé le BC Marché de la Liberté (83-71).
Les huit qualifiés pour les play-offs masculins
Au terme de la phase classique, Chaux Sport Basketball réalise un parcours exceptionnel en terminant invaincu avec un bilan parfait de 23 victoires en 23 matchs. Les huit premiers sont qualifiés pour le play-off
Voici comment se présente le classement à l’issu de la phase classique :
1. Chaux Sport (23-0) : 46 pts,
2. ONATRA (22-1) : 45 pts, 23 MJ
3. Terreur (19-4) : 42 pts,
4. Ballers Basketball (18-5) : 41 pts,
5. Molokai (18-5) : 41 pts,
6. One Team (17-6) : 40 pts,
7. Vea Espoir (17-6) : 40 pts,
8. Marché de la Liberté (16-7) : 39 pts,
9. Opportunidade (15-8) : 38 pts,
10. Espoir Fukash (15-8) : 38 pts,
11. City Kauka (12-11) : 35 pts,
12. Binza City (12-11) : 35 pts
13. CSM (10-13) : 33 pts,
14. CFB Raphaël (9-14) : 32 pts
15. Don Bosco (9-14) : 31 pts, 23 MJ,
16. DCMP/K (8-15) : 30 pts,
17. Héritage (7-16) : 30 pts,
18. Ngaliema (6-17) : 29 pts
19. Jourdain (6-17) : 28 pts,
20. J&A (5-18) : 28 pts
21. Bana Lingwala (5-17) : 27 pts,
22. Cathy Lingenga (4-19) : 26 pts,
23. Ngaba BC (1-22) : 24 pts,
24. NMG (1-22) : 23 pts,
radiookapi.net/CC
Arrivé au début du mois de juillet 2026, le technicien congolais Guy Bukasa ne poursuivra pas son aventure au Soudan. Ce mercredi 19 août 2026, la direction d'Al Hilal SC a officiellement décidé de mettre fin de manière amiable à son contrat.
Moins de deux mois après sa nomination, Guy Bukasa fait déjà ses valises. Il avait pourtant paraphé un bail à long terme, censé le lier au géant soudanais jusqu'en juillet 2027.
Nommé le 4 juillet dernier, Guy Bukasa n’aura pas eu le temps de s'installer durablement au Soudan. À travers un communiqué officiel, l’état-major d'Al Hilal a pris acte de l’impossibilité pour l'entraîneur congolais de poursuivre sa mission, sans toutefois détailler les raisons exactes de ce blocage. Le conseil d’administration a néanmoins tenu à saluer le professionnalisme et le dévouement du technicien durant son court passage, lui souhaitant le meilleur pour la suite de sa carrière.
Ce départ inattendu remet Guy Bukasa sur le marché des entraîneurs. Connu pour sa rigueur tactique, l'ancien sélectionneur des Léopards U20 de la RD Congo va devoir rebondir rapidement après cette expérience écourtée.
Fiston MOKILI
Champion du Congo de cyclisme 2024 et 2025, Joël Kiaviro poursuit sa préparation à Kinshasa en vue de sa participation à la 2e édition du Championnat d’Afrique de Gravel, prévue le 22 août 2026 en Namibie. Pour cette compétition continentale, Joël sera le seul Léopard à compétir.
Le cycliste congolais se dit confiant à quelques jours de cette échéance continentale.
« Je me prépare pour cette compétition et je me sens prêt. Je reviens du Cameroun avec de bonnes sensations dans les jambes et beaucoup de motivation », a-t-il déclaré.
Cette participation intervient après sa 8e place au classement général obtenue lors de la 22e édition du Tour international du Cameroun dont une victoire historique lors de la 9e étape disputée en juin dernier. Un résultat qui renforce sa confiance avant ce rendez-vous africain organisé sous l’égide de la Confédération africaine de cyclisme.
Natif de Goma, dans la province du Nord-Kivu, Joël Kiaviro ambitionne de défendre dignement les couleurs de la République démocratique du Congo. Déjà qualifie pour le championnat du monde de la course contre la montre en septembre au Canada.
Toutefois, il regrette le manque de soutien de l’Etat pour les cyclistes congolais.
« Je vais chercher une qualification pour le Championnat du monde de gravel. Je le fais pour mon pays et pour la jeunesse. Mais nous n’avons pas le soutien de pays. j’ai beaucoup poussé mon club à m’amener à cette compétition, d’autres frais je le paie avec mes propres moyens. Nous faisons face à des difficultés, notamment sur le plan financier et matériel. Dans notre discipline, nous avons besoin de vélos performants répondant aux normes au final c’est nous qui perdons donc je me bat pour écrire mon nom dans l’histoire », a souligné l’athlète.
Inspiré par son grand frère Jimmy Mohindo, ancien champion du Congo, Joël Kiaviro a débuté sa carrière au sein du Goma Cycling Club entre 2018 et 2019. Il a ensuite rejoint l’équipe continentale Amani en 2023 avant d’évoluer sous les couleurs de son club actuel, Something Diffèrent.
Triple champion du Congo (2023, 2024 et 2025), il a également pris part à plusieurs compétitions d’envergure, notamment les Jeux de la Francophonie organisés à Kinshasa. Son rêve reste de participer un jour au Tour de France.
Le Gravel est une discipline cycliste pratiquée sur des routes non asphaltées, notamment des pistes en terre et des chemins de gravier, exigeant à la fois endurance et matériel adapté.
radiookapi.net/CC
Le cyclisme congolais s'apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Après avoir brillé et marqué les esprits sur les routes du Cameroun, le cycliste congolais, Joël Kiaviro Kasereka, se tourne désormais vers un tout nouveau défi continental : les Championnats d'Afrique de gravel, prévus du 21 au 22 août 2026 en Namibie.
Approché par ACTUALITE.CD, le coureur congolais a affiché une détermination sans faille. À quelques jours du coup d'envoi, le moral est au zénith.
« Je suis prêt physiquement vu que je revenais d'une course internationale au niveau du Cameroun. Là où j'ai remporté la toute première étape, la neuvième, mais aussi la toute première victoire pour la République démocratique du Congo. Le Gravel est une discipline exigeante, très différente de la route classique, mais je me suis préparé en conséquence », a confié l'athlète à ACTUALITE.CD.
Et d'ajouter :
« Représenter la RDC à ce niveau continental est une immense fierté et une source de motivation. Mes ambitions sont de représenter la RDC au plus grand niveau et ramener aussi des médailles. Après la Namibie, je dois aussi me préparer pour les championnats du monde et pour les championnats d'Afrique sur route. Donc pour cette année, j'ai evolué avec une équipe américaine et je peux dire que mon calendrier est hyper rechargeant », affirme-t-il.
Ce déplacement en Namibie ne se limite pas à obtenir une médaille africaine, c'est bien plus que cela. La compétition, qui a été officiellement labellisée par la Confédération Africaine de Cyclisme (CAC), est aussi répertoriée dans le calendrier des UCI Gravel World Series. Si le champion congolais parvient à réaliser un excellent résultat, il pourra obtenir son billet pour les prochains Championnats du Monde de la discipline.
Toute la RDC aura les yeux rivés sur la Namibie les 21 et 22 août prochains, avec l'espoir de voir son champion national décrocher une nouvelle médaille historique.
Fiston MOKILI









