Le Président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, a adressé ses vœux sincères de paix, de santé, de cohésion nationale et d'espérance renouvelée à l'orée de l'année 2026. Dans son message, il a rendu hommage au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son leadership et ses efforts en faveur de la souveraineté, de la paix et du développement de la RDC.

Il a aussi exprimé sa solidarité aux populations de l'Est, victimes de la guerre d'agression menée par le Rwanda et ses supplétifs de l'AFC/M23, ainsi qu'à celles affectées par les exactions de la milice Mobondo à l'Ouest. L'Assemblée nationale, a-t-il assuré, demeure pleinement engagée à soutenir les efforts du chef de l'État et du Gouvernement pour le retour durable de la paix et de l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national.

Le Président de l'Assemblée nationale a appelé les députés nationaux à exercer leur mission constitutionnelle avec un sens élevé de responsabilité, au service exclusif de l'intérêt général. Il a également salué la contribution des autres institutions de la République et le professionnalisme des agents et cadres de l'administration de l'Assemblée nationale.

"Puisse l'année 2026 être celle de la paix retrouvée, de l'unité nationale renforcée et du progrès partagé pour tous les Congolais", a-t-il conclu.

Serge Mavungu



Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décidé de fixer une date unique pour commémorer tous les héros nationaux, qui sera chômée et payée sur toute l'étendue du territoire national. Cette décision sera officialisée par une ordonnance présidentielle.

En attendant, le gouvernement a créé l'Ordre des Héros nationaux pour récompenser les personnalités ayant rendu des services héroïques à la Nation. Les bénéficiaires de cette distinction incluent le conjoint survivant d'un héros national, qui recevra des allocations, ou ses enfants à défaut.

Par ailleurs, Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila conservent leur statut de héros nationaux. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a également créé l'Ordre national du Léopard, qui sera attribué à des personnes ayant exercé pendant au moins 20 ans des fonctions civiles ou militaires, ou à titre exceptionnel par ordonnance présidentielle.

Le gouvernement précise que ces mesures visent à honorer la mémoire des héros nationaux et à encourager les citoyens à suivre leur exemple.

Serge Mavungu



Icône du cinéma, Brigitte Bardot est morte à l'âge de 91 ans, a annoncé la Fondation Brigitte Bardot dans un communiqué transmis ce dimanche 28 décembre.
Elle avait les initiales les plus célèbres de l'histoire du 7e Art. Brigitte Bardot, alias "BB", qui incarna dans le cinéma français des années 1950 à 1970 l'émancipation féminine et la liberté sexuelle, avant de devenir une pionnière dans la lutte contre la maltraitance animale, vient de s’éteindre, a annoncé la fondation Brigitte Bardot dans un communiqué transmis ce dimanche 28 décembre. Elle avait 91 ans.
De Et Dieu… créa la femme au Mépris, Brigitte Bardot a été pendant une quinzaine d'années l'actrice la plus célèbre au monde, scrutée par les paparazzis, avant de tourner le dos à cette vie pour multiplier les actions caritatives et de ternir sa légende en affichant de plus en plus sa proximité avec des idées d'extrême-droite.
 

Fidèle à son franc-parler, elle avait ainsi estimé dans les colonnes de Vogue, concernant le symbole qu'elle a été: "Je me fous de l’émancipation féminine. Je m'assieds dessus. Quant à la liberté sexuelle, les femmes ne m'ont pas attendue pour se libérer. Quel malentendu! Je n'ai jamais été scandaleuse. J'ai simplement été celle que j'avais envie d'être."

Engagée jusqu’au bout de sa vie dans la lutte contre la maltraitance animale, elle avait récemment lancé un appel contre la pratique de la chasse à courre. Et en septembre dernier, elle avait lancé une campagne en faveur de l’adoption et contre les abandons d’animaux..

Succès mondial

Née en 1934 et marquée par une éducation très rigoureuse, Brigitte Bardot se destine dans un premier temps à la danse classique. Après avoir posé en couverture de Elle, elle est repérée par le réalisateur Marc Allégret et tombe amoureuse de son assistant Roger Vadim. Par leur intermédiaire, elle fait ses débuts au cinéma dès 1952, à 18 ans.

Brigitte Bardot multiplie les discrètes apparitions (Si Versailles m'était conté… de Sacha Guitry, Les Grandes Manœuvres de René Clair) et tourne dans des péplums en Italie. Sa vie change quand elle décroche le rôle principal de Et Dieu... créa la femme, de Roger Vadim, film de tous les scandales en 1956, qui lui vaut une célébrité aussi soudaine que mondiale.

Elle enchaîne alors les succès: En cas de malheurUne ParisienneBabette s'en va-t-en guerreLa Vérité de Henri-Georges Clouzot attire 6 millions de spectateurs en salles. Bardot considérait ce film, au tournage particulièrement éprouvant pour elle, comme le meilleur de sa carrière. "Clouzot a sorti de moi un film extraordinaire", avait-elle assuré à Vogue.

Malgré le succès, Bardot ne cesse de se remettre en question. À l'écoute des critiques la jugeant mauvaise actrice, elle s'efforce, à partir des années 1960, d'accepter les propositions les plus audacieuses.

Le visage de Marianne

C'est ainsi qu'elle tourne en 1962 dans Vie privée de Louis Malle. Un film inspiré par sa propre vie harcelée par les photographes. L'année suivante, elle est dans Le Mépris de Jean-Luc Godard. La séquence inaugurale, où elle dévoile ses fesses à Michel Piccoli, devient l'une des plus célèbres de l’histoire du cinéma et renforce son mythe.

Bardot tente de casser une nouvelle fois son image dans Viva Maria!, un western parodique signé Louis Malle où elle donne la réplique à Jeanne Moreau. Le film est un immense succès (3,4 millions d'entrées) et un triomphe pour Brigitte Bardot, qui est encensée par la presse pour son interprétation.

Véritable icône nationale, Bardot prête également son visage à celui de Marianne. Elle se lance ensuite dans une carrière de chanteuse avec la complicité de Serge Gainsbourg et signe des tubes intemporels: Harley DavidsonBonnie and Clyde, mais aussi La Madrague, une de ses chansons les plus connues, inspirée par sa maison à Saint-Tropez.

Refus de Hollywood

À l'approche des années 1970, sa carrière ne suit plus de ligne directrice. Elle apparaît fugacement dans Histoires extraordinaires de Louis Malle et Masculin féminin de Jean-Luc Godard, où elle se contente de réciter un texte. Elle accepte aussi sans lire le scénario Shalako, un western oubliable avec Sean Connery.

Hollywood la convoite, mais Brigitte Bardot refuse tous les scénarios qu’elle reçoit: Au service secret de sa MajestéL'Affaire Thomas Crown, qui avait pourtant été écrit pour elle. Elle refuse aussi Les Demoiselles de Rochefort ou encore L'Etranger de Luchino Visconti.

"Moi, vous savez, il faut que je reste dans mon contexte, dans mes habitudes, entourée des gens que je connais, dans des endroits qui me sont familiers", avait-elle expliqué à Vogue. "Je ne pouvais pas fiche le camp aux États-Unis. Même pour tout l’or du monde, c'était impossible."

Les années 1970 sont encore plus expérimentales avec des œuvres hors des sentiers battus comme Les Femmes de Jean Aurel, un film à petit budget tourné en décors naturels, et Don Juan 73 de Roger Vadim, dont le tournage est un calvaire pour elle. Des échecs au box-office, comme Boulevard du Rhum, une superproduction avec Lino Ventura.

"Cette célébrité ne me convenait plus"

Seul Les Pétroleuses, où elle donne la réplique à Claudia Cardinale, rencontre le succès à cette époque. Elle tire sa révérence dans la foulée avec la comédie L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise. Sur le tournage, ce métier lui semble dérisoire. Si bien qu'en 1975, deux ans après la sortie, elle met un terme définitif à sa carrière.

"Cette célébrité ne me convenait plus", a-t-elle confié au Monde en 2021. "Ce côté futile… On me mettait en avant comme dans un cirque, je ne pouvais plus bouger, je ne pouvais plus vivre. C’était tout ce que je détestais."

"C'est la plus belle décision de ma vie", avait-elle estimé dans Le Monde en 2018. "La simple lecture d'un scénario m’angoissait, et pendant la vingtaine d'années où j'ai enchaîné les films, j’avais le ventre noué et je développais un herpès au début de chaque tournage. Avec toujours ce même sentiment de vacuité."

“Je sentais qu'il n'y avait plus de grandes histoires, de jolis scénarios, de bons dialogues, il n'y avait plus de metteurs en scène. C'est comme ça que j'ai pris la décision d'arrêter”, livrait-elle encore à BFMTV en mai 2025.

L'ultime plan de son dernier film la montre tenant une colombe à la main. Un symbole de son engagement contre les maltraitances animales, une cause qui la passionne depuis 1962. Elle lance des appels pour les chiens abandonnés, dénonce la chasse aux phoques en 1976. Elle est moquée, mais persiste: en 1986, elle fonde la fondation Brigitte-Bardot.

Omniprésente médiatiquement, Bardot prolonge ses actions caritatives avec Noonoah, le petit phoque blanc, un livre illustré destiné aux enfants. Elle y raconte la vie d'un bébé phoque sauvé des chasseurs par un Inuit. Elle multiplie aussi les coups de gueule contre les actrices portant de la fourrure, de Catherine Deneuve à Sophia Loren.

Radicalisation

La publication de ses mémoires en 1996 est couronnée de succès (plus d’un million d'exemplaires vendus), mais son ex-époux Jacques Charrier lui intente un procès pour "violation de la vie privée". Son fils unique Nicolas porte de son côté plainte contre sa mère pour "atteinte à l’intimité intra-utérine". Le scandale entraîne leur brouille.

Ses prises de position politiques à cette époque se radicalisent. Celle qui n'a jamais caché son admiration pour le général de Gaulle commence à investir le terrain de l'extrême-droite. En 1993, elle épouse Bernard d'Ormale, alors conseiller de Jean-Marie Le Pen, le président du Front National. Elle soutient en 1997 Catherine Mégret, candidate FN à la mairie de Vitrolle, puis Marine Le Pen dont elle dira en 2014 qu’elle “souhaite qu’elle sauve la France”.

Et manifeste publiquement en 1999 son admiration pour Vladimir Poutine, qui assure-t-elle “a fait plus pour la cause animale que nos présidents successifs".

En 2004, elle est condamnée pour des écrits racistes sur les immigrés et les musulmans. Des propos qu’elle réitérera souvent dans la presse ou sur les réseaux sociaux. Dans Un cri dans le silence, en 2003, elle s'insurge ainsi contre "l'islamisation de la France" et dénonce l'abattage rituel des moutons lors de la fête de l’Aïd-el-Kébir.

Dans le même ouvrage, elle traite les homosexuels de "lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d’interdits qui endiguaient les débordements extrêmes." Des déclarations qui ont peu à peu fait oublier sa contribution au cinéma et son statut d'icône.

Cette année, elle avait accueilli BFMTV chez elle, à Saint-Tropez, pour évoquer son combat en faveur des animaux. Clamant son peu d’intérêt pour l’époque, elle avait parlé de la mort, assurant ne pas la craindre. "Au contraire. Oh la la! La vie actuelle fait que la mort paraît comme quelque chose d'extraordinaire."
 
bfmtv/CC


GIMS s'apprête à vivre un moment historique de sa carrière. L'artiste débute ce soir sa grande série de concerts à Paris La Défense Arena, la plus grande salle d'Europe, capable d'accueillir plus de 40 000 spectateurs par soir.

Sur une période exceptionnelle de quatre jours, les 19, 20, 21 et 22 décembre 2025, GIMS enchaînera cinq concerts, un exploit rare qui témoigne de sa popularité et de l'ampleur de son succès. Peu d'artistes francophones peuvent se targuer de remplir à plusieurs reprises une enceinte de cette dimension en si peu de temps.

Ces concerts s'annoncent comme de véritables spectacles grandioses, mêlant scénographie spectaculaire, performances vocales et un catalogue de titres devenus incontournables. Du début de sa carrière à ses plus grands tubes actuels, GIMS promet une immersion totale dans son univers musical, devant des dizaines de milliers de fans réunis chaque soir.

En explorant Paris La Défense Arena pour cette série de dates, GIMS confirme son statut de superstar et sa capacité à repousser les limites du live en France et en Europe. Ces concerts marquent un tournant majeur dans sa trajectoire et s'inscrivent déjà comme l'un des événements musicaux les plus marquants de la fin d'année.

Avec cinq spectacles en quatre jours dans la plus grande salle d'Europe, GIMS s'apprête à offrir à son public une expérience hors norme et à conclure l'année 2025 sur une note spectaculaire.

Ordi Mande

 
 


Des chefs d'Etat de la sous-région se réuniront, sauf imprévu, le dimanche 21 décembre prochain en Ouganda, pour tabler sur la crise sécuritaire en République démocratique du Congo, marquée par l'avancée fulgurante du M23 dans le Sud-Kivu.

Des sources diplomatiques corroborées par un rapporteur officiel ougandais que ces dirigeants prennent à prévenir une escalade qui risque de régionaliser le conflit. Aussi, il devra s'agir d'empêcher une situation humanitaire explosive alors que des milliers de déplacés de guerre sont déplorés depuis la reprise des hostilités. Des informations parvenues à 7SUR7.CD indiquent toutefois que la rencontre aurait été programmée à la demande de Kinshasa, même si les canaux officiels congolais restent encore muets sur le sujet.

"Oui, la réunion portera sur les récentes avancées du groupe armé AFC/M23 dans la province du Sud-Kivu ainsi que sur l'aggravation de la crise humanitaire. L'objectif principal de cette réunion est d'éviter un conflit régional", a affirmé un officiel ougandais du ministère des Affaires étrangères, qui s'est confié à la presse locale.

La récente chute d'Uvira a changé la donne dans la guerre en cours. Géographiquement stratégique, la ville est frontalière avec le Burundi, État partenaire de la RDC contre le M23. Ce dernier a déclaré à plusieurs reprises le soutien du régime de Gitega aux autorités congolaises.

Lors de récents combats à Sange et Luvungi sur l'axe Kamanyola-Uvira, dans le Sud-Kivu, des bombes larguées depuis la RDC ont explosé sur le sol burundais. Par ailleurs, la chute d'Uvira a contraint plusieurs centaines de citoyens congolais à traverser vers le Burundi où ils vivent dans une précarité innommable, selon la société civile d'Uvira.

Les autorités burundaises ont averti qu'elles prendraient les mesures nécessaires pour protéger leurs citoyens face aux "provocations du M23", prévenant par ailleurs que l'avancée du M23 pourrait entraîner les pays voisins dans une confrontation directe, avec des risques d'une guerre régionale.

Toutefois, le tour de Kampala de s'impliquer dans le conflit interroge. En novembre 2022, un seulement après le début du conflit en cours, la RDC a fait appel aux troupes de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) pour empêcher la progression du M23. Cependant, un an après, en décembre 2023, Kinshasa s'est détourné de la Communauté est-africaine, l'accusant de faibles résultats et un invité de la SADC.

Dans une sortie médiatique, le dirigeant ougandais, Yoweri Museveni, avait alors insinué que les solutions à la crise du M23 étaient au sein de l'EAC et non ailleurs, le Rwanda, accusé par Kinshasa d'être le parrain de la rébellion, étant également membre de cette communauté sous-régionale.

Isaac Kisatiro, à Butembo



Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a reçu ce jeudi, à Kinshasa, Mohamed Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine (UA).  

Selon la Présidence de la République, les deux personnalités ont échangé sur la guerre d’agression menée par le Rwanda contre la RDC ainsi que sur les perspectives d’un accompagnement de l’Union africaine dans les efforts engagés dans le cadre des processus de paix de Washington et de Doha.  

«  L’Afrique n’a pas abandonné la RDC et l’Union africaine souhaite que ce pays retrouve la paix et la stabilité », a déclaré Mohamed Ali Youssouf, cité dans une dépêche de la cellule de communication de la Présidence.  

Cette rencontre, souligne la même source, constitue une étape « importante » dans la mobilisation diplomatique autour de la crise congolaise. Elle confirme que la RDC peut compter sur l’appui de l’Union africaine pour progresser vers une paix « durable », malgré les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays.  

Raphaël Kwazi



En séjours dans la capitale congolaise dans le cadre d'un projet avec la ville de Kinshasa, l’ancien ministre de la Défense, André Flahaut a salué, vendredi 19 décembre, la coopération bilatérale entre la République Démocratique du Congo et la Belgique.

Il s’est entretenu à huis clos avec le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita à Kinshasa.

Au sortir de cette audience, Cet ancien haut fonctionnaire belge s'est exprimé en ces termes :

« Je crois fermement comme ancien ministre de Défense belge, qu'il est important de s'inscrire dans un mouvement qui remet à l'ordre du jour, la solidarité entre le RDC et la Belgique, par le partage d'expérience ».

Il a par la même occasion salué l’accompagnement de Bruxelles dans le renforcement de capacités des Forces armées de la RDC.

La visite d’André Flahaut intervient quelques jours après la récente visite du ministre de la Defense et du Commerce extérieur belge, Theo Francken.

Pour sa toute première visite officielle en RDC, le ministre de la Défense belge avait réaffirmé le soutien de son pays face aux défis sécuritaires que traverse l’Est du Congo.

radiookapi.net/CC



L’ancien président irakien, Barham Salih, a été élu ce jeudi 18 décembre 2025 au poste de Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au cours d’une assemblée générale à New-York. Selon un communiqué de l’ONU, le successeur de Filippo Grandi a été désigné à l’issue d’un processus compétitif ayant attiré des candidats issus de plusieurs pays. Barham Salih devrait entrer en fonction le 1er janvier 2026 et sera basé à Genève, en Suisse.

« Barham Salih compte plusieurs décennies d'expérience dans la fonction publique au plus haut niveau, marquées par un leadership stable et une diplomatie avisée. Originaire d'un pays récemment touché par les conflits, les persécutions et les déplacements de population, il dispose d'une expérience directe des défis auxquels sont confrontés aujourd'hui de nombreux réfugiés. Son parcours et son expérience font de lui la personne idéale pour diriger le HCR, à une époque marquée par des déplacements de population à grande échelle et des défis humanitaires et politiques de plus en plus complexes », a déclaré Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) sortant.

L’ancien président irakien a indiqué que son expérience guidera son programme de leadership, fondé sur l’empathie, le pragmatisme et le respect du droit international.

" Ayant moi-même été réfugié, je sais combien la protection et l'assistance peuvent transformer une vie. Cette expérience guidera mon programme de leadership, fondé sur l'empathie, le pragmatisme et le respect du droit international. Ma priorité sera le sort des réfugiés et des personnes déplacées de force; en protégeant leurs droits et leur dignité et en œuvrant à trouver des solutions concrètes, je ferai en sorte que le déplacement soit temporaire et non une fatalité", a-t-il déclaré. 

Et d'ajouter :

" Face à l'immense nombre de personnes déplacées et à la pression considérable exercée sur les ressources humanitaires, la réalisation du mandat du HCR exigera une réaffirmation de son efficacité, de sa transparence et de son efficience. Il s'agit d'une responsabilité partagée. Le Haut-Commissariat poursuivra les importantes réformes entreprises ces dernières années afin de renforcer son efficacité sur le terrain et d'assurer une utilisation optimale des ressources financières. Je travaillerai avec nos États membres et nos partenaires des secteurs public et privé ainsi que des organisations caritatives pour apporter une aide aux personnes qui en ont le plus besoin".

Il prend la tête du HCR dans un contexte où l'institution est confrontée à une crise mondiale d'ampleur.  Il existe ce jour, plus de 122 millions de déplacés de force dans le monde, d’après le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi qui s’exprimait en octobre dernier à l'ouverture de la 76e session du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Genève en Suisse.

De la Syrie au Myanmar, du Soudan du Sud au Yémen, de l’Afghanistan à République démocratique du Congo, mais aussi en Ukraine et au Soudan, des conflits ont conduit au déplacement de millions de personnes. En Amérique latine et dans les Caraïbes, des crises complexes entraînent des déplacements complexes, notamment de Vénézuéliens, de Nicaraguayens, d’Haïtiens et d’autres populations.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a souligné les conséquences extrêmement néfastes des coupes budgétaires de cette année. « Notre budget pour 2025, approuvé, s'élevait à 10,6 milliards de dollars, un montant similaire à celui des années précédentes. Ces dernières années, nous avons reçu environ la moitié de nos besoins budgétaires, soit environ 5 milliards de dollars par an », a-t-il indiqué. Pour lui, cette situation pourrait non seulement " contraindre à de nouvelles coupes budgétaires, affectant les réfugiés et les pays d'accueil, mais aussi nous exposer à un début d'année 2026 très difficile, car nous ne disposerions d'aucun report de fonds ni de liquidités pour couvrir nos engagements en début d'année".

Le mandat de dix ans de M. Grandi en tant que Haut Commissaire prendra fin le 31 décembre 2025. Il a débuté son mandat en janvier 2016 et a depuis guidé la réponse du HCR face aux crises majeures de déplacement dans le monde, notamment en Syrie, en Ukraine, au Soudan, en République Démocratique du Congo. 

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, salue la décision prise par l'Assemblée générale d'élire Barham Ahmed Salih, de nationalité irakienne, au poste de Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pour un mandat de cinq ans.  M. Salih succédera à Filippo Grandi (Italie), auquel le Secrétaire général a exprimé sa plus profonde gratitude pour son leadership et ses efforts inlassables en faveur de la protection des réfugiés, des personnes déplacées et des apatrides.

Malgré les réductions importantes des financements humanitaires cette année, le HCR reste présent dans 128 pays, avec près de 90% de ses plus de 14 600 employés travaillant sur le terrain. Ce mois-ci, le HCR marque 75 ans d’engagement pour la protection des personnes contraintes de fuir.

Clément MUAMBA

A Propos

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