Le vice-premier ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a suspendu à titre conservatoire, pour une durée de trois mois, le directeur général de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM), William Kazumba Mayombo. La décision est contenue dans un arrêté ministériel rendu public vendredi 24 janvier 2026.

Cette suspension intervient après le rejet en bloc des explications fournies par le directeur général, à qui il est reproché plusieurs manquements graves, notamment des sorties récurrentes de fonds sans avis préalable du conseil d’administration, ni autorisation de l’autorité de tutelle.

Dans le même arrêté, Jean-Pierre Bemba fait également état de sérieuses irrégularités dans la gestion de l’OGEFREM, parmi lesquelles le lancement, le 1ᵉʳ janvier 2026, d’une plateforme logicielle n’ayant jamais reçu sa validation, en violation des textes en vigueur.

Le ministre justifie par ailleurs sa décision par le refus délibéré du directeur général d’exécuter les recommandations du conseil d’administration formulées en mars dernier. Celles-ci portaient notamment sur la résiliation d’un contrat de gré à gré jugé inopportun, conclu avec la société Catalyst, comme l’atteste une correspondance officielle datant de mai 2025.

« Est suspendu à titre conservatoire de toutes ses fonctions, Monsieur William Kazumba Mayombo, directeur général de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM). La suspension visée à l’article 1er est prononcée pour une durée de trois mois, en attendant les conclusions définitives des enquêtes ainsi que l’issue d’éventuelles procédures judiciaires », peut-on lire dans l’arrêté ministériel.

Quarante-huit heures avant cette suspension, Jean-Pierre Bemba avait adressé au directeur général de l’OGEFREM une demande d’explications concernant des décaissements estimés à 1,6 million de dollars américains, destinés à des « fonds secrets de recherche ».

En réaction, William Kazumba Mayombo avait justifié la sortie de ces fonds par une contribution à l’effort de guerre, affirmant être régulièrement sollicité à cette fin depuis plus d’une décennie.

Des explications qui n'ont pas convaincu le ministre des Transports à revoir sa décision.

Junior Ika



Le quartier Joli Site, dans la commune annexe de Lubumbashi, est désormais électrifié grâce aux efforts du gouvernement provincial du Haut-Katanga. La mise sous tension de la cabine alimentée par la Société nationale d’électricité (SNEL) a eu lieu samedi 24 janvier. Depuis sa création il y a plusieurs années, c’est la toute première fois que ce quartier périphérique bénéficie d’électricité.

Le quartier Joli Site se caractérise par des infrastructures modernes nouvellement construites, notamment des hôtels et des hôpitaux. La SNEL indique que le transformateur d’une capacité de 630 KVA peut alimenter jusqu’à 400 ménages.

Unanimement, les habitants, qui ont longtemps vécu dans le noir, se disent heureux de cette avancée. Pour certains, c’est un rêve devenu réalité.

« C’est un rêve d’hier, aujourd’hui une réalité. C’est une très grande joie : ça fait beaucoup d’années que la population du quartier Joli Site était dans le noir. Aujourd’hui, elle bénéficie de l’électricité », se sont-ils exclamés.

Appel du gouverneur

Le gouverneur par intérim du Haut-Katanga, Martin Kazembe, a mis sous tension la première cabine du quartier.

Il a demandé aux habitants de se conformer aux formalités requises pour se connecter au réseau SNEL :

« Tout celui qui veut avoir du courant doit se rendre à la SNEL. Cette cabine peut alimenter 400 ménages. Nous allons demander au responsable de la SNEL de vous faciliter la tâche pour obtenir rapidement les documents. Il faut payer normalement la facture ; ce courant va vous aider à lutter contre l’insécurité », a souligné l’autorité provinciale.

Il a également promis de réhabiliter l’avenue Kiswishi, longue de 5 km, qui traverse ce quartier en reliant la route Likasi à la route Kasenga.

radiookapi.net/CC



Lors de la soixante-quinzième réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, a présenté un état des lieux détaillé de la situation sécuritaire et opérationnelle dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri ainsi que dans la partie ouest du pays.

Au Sud-Kivu, le ministre a fait état du retrait des troupes de la coalition RDF/M23 de la ville d’Uvira, suivi du redéploiement des unités des Forces armées de la République démocratique du Congo à leurs positions initiales. Cette manœuvre vise à assurer une défense ferme de la ville et à garantir la protection des populations civiles, y compris les membres de la communauté Banyamulenge. Selon le rapport présenté, le scénario de chaos redouté, fondé sur l’instrumentalisation des communautés locales, ne s’est pas matérialisé. Cette situation est attribuée aux instructions strictes données aux commandants des opérations ainsi qu’aux autorités de la justice militaire, chargées de prévenir et de sanctionner tout acte de dérapage.

En Ituri, les Forces armées congolaises ont, selon le vice-Premier ministre, pris l’ascendance sur les miliciens de la CRP/Zaïre dirigée par Thomas Lubanga. Leurs capacités opérationnelles auraient été significativement réduites, une dynamique qui s’est traduite par la reddition de plusieurs éléments, marquant un recul notable de ce mouvement dans la zone.

Dans la partie ouest du pays, le Conseil a également été informé de l’intensification des opérations Ngemba dans les périphéries de Kinshasa. Ces actions ciblent les groupes Mobondo réfractaires au processus de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRS-C), avec pour objectif de mettre un terme définitif à cette insurrection persistante.

À l’issue de cette communication, le Conseil des ministres a pris acte du rapport, saluant les efforts en cours pour le rétablissement de la sécurité et la protection des populations sur l’ensemble du territoire national.

 Prosper Buhuru



Contrairement aux craintes exprimées aux premières heures de la matinée, la circulation est restée globalement fluide ce jour dans plusieurs artères de la ville de Kinshasa. Sur le terrain, le constat révèle une situation contrastée, marquée par une adaptation progressive des usagers face au mouvement de grève annoncé dans le secteur des transports.

Selon les observations effectuées dans différents points de la capitale, certains automobilistes ont tout simplement préféré ne pas sortir, par précaution. D'autres, en revanche, ont anticipé leurs déplacements en quittant leurs domiciles très tôt, limitant ainsi les risques de perturbation.

Du côté des chauffeurs de taxis, taxis-bus et motards, la situation demeure mitigée. Si une partie d'entre eux a choisi de rester en circulation, une autre continue de respecter le mot d'ordre de grève, contribuant à une baisse notable du nombre de véhicules sur les routes.

Cette situation a des conséquences directes pour les usagers. De nombreux Kinois ont été contraints de se déplacer à pied, tandis que d'autres patientent encore aux arrêts de bus, parfois depuis plusieurs heures, dans l'espoir de trouver un moyen de transport.

Dans la zone de Tshangu, précisément à Ndjili, quartier 1, la pression se fait déjà sentir sur les tarifs. Le prix d'une course vers le centre-ville est passé à 5 000 francs congolais, un montant largement supérieur aux tarifs habituellement pratiqués.

Par ailleurs, malgré l'annonce officielle du déploiement de 3 000 agents pour encadrer la circulation et sécuriser les axes stratégiques, aucune présence visible n'a été signalée jusqu'à 8h30 dans certaines communes, notamment à Bandalungwa et Kasa-Vubu.

La situation reste évolutive et continue d'être suivie de près au fil de la matinée.

Don Benjamin Makolo



La ville d’Uvira au Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est passée dimanche sous contrôle des forces loyalistes après le retrait de la coalition de l’armée rwandaise et M23-AFC précédé de pillages des biens publics et privés, a annoncé la 33ème région militaire.

« Les forces armées de la RDC et ses alliés ont repris le contrôle total de la ville d’Uvira ce dimanche 18 janvier 2026. La collation de l’armée rwandaise et M23-AFC/Twirwaneho a subi des lourdes pertes en vies humaines et en munitions. C’est ce qui l’a poussé à se retirer de la ville d’Uvira« , a déclaré le capitaine Sylvain Bijanu, porte-parole de la 33ème région militaire.

Il a ajouté, qu’avant de prendre position pour rétablir l’ordre, les FARDC ont été accueillies par une population en liesse, soulagée et nourrie de l’espoir d’un retour progressif de la paix, après des jours d’angoisse et d’incertitude.

« Le commandement de la 33ème région militaire exhorte les habitants à collaborer étroitement avec les services de sécurité tout en signalant tout mouvement ou comportement suspect« , a exhorté le capitaine Bijanu, avant de réaffirmer l’engagement des forces loyalistes à défendre l’intégrité du territoire national et à protéger les civils.

La sécurisation durable d’Uvira demeure une priorité absolue, a-t-il insisté.

Le capitaine Bijanu a indiqué que la coalition de l’armée rwandaise et M23-AFC s’est concentrée dans la cité de Sange dans la plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira après son retrait de la ville côtière.

Par ailleurs, dans la partie nord de la province du Sud-Kivu, plusieurs centaines d’éléments de la coalition ennemie sont concentrés à Lwiro à 5km à l’ouest du centre de Kavumu avec comme objectif de faire des attaques contre les différentes positions des FARDC et les alliés dans les territoires de Kalehe et Kabare.

« Face à cette attitude, les forces loyalistes sont prêtes à défendre et reconquérir toutes les zones conquises par l’ennemi de la paix« , a-t-il conclu.

ACP/C.L./CC



 
Patrice Emery Lumumba, premier Premier Ministre Congolais, né à Katako-Kombe le 02 juillet 1925, a été assassiné à Lubumbashi le 17 janvier 1961. Figure emblématique de la RDC et du monde, il est un héros national.
 
Le discours de Patrice Lumumba du 30 juin 1960, prononcé lors de l'indépendance du Congo, est un moment historique marquant où il dénonce violemment l'oppression coloniale belge, célébrant la victoire des combattants de la liberté tout en appelant à la construction d'un Congo uni, prospère et souverain, rejetant l'esclavage passé et prônant l'unité africaine et le respect des droits.  Ce discours, improvisé en réponse au discours du roi Baudouin glorifiant la colonisation, affirmait que les souffrances coloniales étaient trop vives pour être oubliées et appelait les Congolais à prendre en main leur destin, promettant justice, travail et une nouvelle ère de grandeur pour l'Afrique. 
 
Points clés du discours :
  • Rejet du colonialisme 
    : Lumumba dénonce les agressions, les mauvais traitements et l'humiliation du régime colonial, déclaré que tout cela est désormais terminé. 
     
  • Hommage aux combattants 
    : Il rend hommage aux Congolais qui ont lutté pour leur liberté, faisant de ce jour une date à graver dans les mémoires. 
     
  • Appel à l'unité et au travail 
    : Il exhorte les citoyens à travailler ensemble pour bâtir une économie nationale, assurant que les richesses du pays profiteront à tous ses enfants. 
     
  • Vision d'un Congo nouveau 
    : Il promet un gouvernement fort, juste, populaire, garantissant la justice sociale, la juste rémunération du travail et l'égalité. 
     
  • panafricanisme 
    : Le discours marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain, faisant du Congo un centre de rayonnement pour l'Afrique. 
     
  • Indépendance spirituelle 
    : Il appelle à arracher l'indépendance spirituelle et totale, au-delà de l'indépendance politique. 
     
  • Collaboration internationale 
    : Il se dit prêt à une collaboration sincère avec les étrangers pays qui respectent la souveraineté congolaise. 
     
Ce discours est souvent considéré comme le testament politique de Lumumba, soulignant l'espoir immense et les défis immédiats de la nouvelle nation congolaise.
 
Ci-après le Discours intégral :
 

Congolais et Congolaises, Combattants de l'indépendance aujourd'hui victorieux, 

Je vous salue au nom du gouvernement congolais, A vous tous, mes amis, qui ont lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960, une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos coeurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci, à leur tour, ne connaîtraient pas à leurs enfants l'histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.

Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd'hui dans l'entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d'égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c'est par la lutte qu'elle a été conquise (applaudissements), une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n'avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, nos souffrances, ni notre sang. Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu'au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l'humiliant esclavage qui nous était imposé par la force.

Ce que fut notre sort dans les années 80 de régime colonial, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire ; Nous avons connu le travail harcelant, exigeant en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim ; ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d'élever nos enfants comme des êtres chers.

Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu'à un Noir on disait « tu », non certes comme un ami, mais parce que le « vous » honorable était réservé aux seuls blancs ? Nous avons connu que nos terres fussent spoliées au nom de prétendument textes légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort. Nous avons connu que la loi n'était jamais la même selon qu'il s'agissait d'un Blanc ou d'un Noir, accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres.

Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses, exilés dans leur propre patrie, leur sorte était vraiment pire que la mort elle-même. Nous avons su qu'il y avait des maisons magnifiques pour les Blancs et des paillotes croulantes, ni dans les magasins dits européens, qu'un Noir voyageait a même la coque des péniches, aux pieds du Blanc dans sa cabine de luxe.

Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation.

Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert. Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre coeur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini.

La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants.

Ensemble, mes frères, mes soeurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique tout entière.

Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles. Nous allons mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens jouissent pleinement des libertés fondamentales prévues dans la Déclaration des Droits de l’homme. Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudra sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays. Nous allons faire régner non pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix des coeurs et de bonnes volontés. Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit.

Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l’histoire, n’a pas essayé de s’opposer à notre indépendance est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d’être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants. Cette coopération, j’en suis sûr, sera profitable aux deux pays.

De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis. Ainsi, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, le Congo notre chère république que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère. Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous législateur et citoyens congolais, je vous demande de m’aider de toutes vos forces.

Je vous demande à tous d'oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l'étranger. J'exige à la minorité parlementaire d'aider mon gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques. Je vous exige à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise.

Je vous exige enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République. Si par contre, leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays.

L'indépendance du Congo marque un pas vers la libération de tout le continent africain.

Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de ma race, mes frères de lutte, ce que j'ai voulu vous dire au nom du gouvernement en ce jour magnifique de notre indépendance complète et souveraine.

Notre gouvernement fort, national, populaire, sera le salut de ce pays. J'invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants, de se mettre résolument au travail en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.

Hommage aux combattants de la liberté nationale !

Vive le Congo indépendant et souverain !



Les artistes congolais Héritier Watanabe et Gally Garvey seront en concert le 14 février prochain à l’Athénée de la Gombe. Un rendez-vous musical très attendu par les fans des deux chanteurs.

Cette soirée aura une saveur particulière, puisque Héritier Watanabe et Gally Garvey se retrouveront sur scène après avoir collaboré sur le tube « Tout seul », sorti en 2021. Une chanson qui avait rencontré un grand succès et marqué les esprits.

Le public aura ainsi l’occasion de revivre cette collaboration à travers une performance live, mais aussi de découvrir les autres titres phares de leurs répertoires respectifs.

Ce concert s’annonce comme un moment de partage et de communion avec les fans, dans un cadre symbolique, à l’occasion de la fête de l’amour.
 
Ordi Mande


La 14ᵉ session de la Commission permanente mixte Défense et Sécurité entre la République démocratique du Congo et la République de Zambie s’est clôturée à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, jeudi 15 janvier 2026.

Après trois jours d’intenses travaux consacrés à l’examen des défis sécuritaires le long de la frontière commune, plusieurs questions ont été soulevées dans ces assises par les experts et responsables politiques de deux pays, notamment sur le terrorisme, la criminalité transnationale, le banditisme et l'empiétement de la ligne frontalière. Les coprésidents de cette 14e session ont salué la qualité des débats et l’adoption de résolutions pratiques destinées à renforcer la coopération bilatérale en matière de défense et de sécurité.

Intervenant au nom de son collègue ministre de la Défense, le ministre zambien de l’Intérieur, Jacob Mwimbu, a mis en avant l’importance des résolutions adoptées, estimant qu’elles constituent un levier essentiel pour faire face aux menaces communes. Il a précisé que la session a permis d’élaborer de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre les crimes transnationaux et autres menaces immédiates à la sécurité publique, rappelant que la paix et la sécurité demeurent des préalables indispensables au développement économique.

« Il est gratifiant de savoir que cette commission a adopté des résolutions pratiques qui nous aideront à solidifier nos relations bilatérales, plus spécialement dans le domaine de la défense et de la sécurité. Il est impératif pour nos services de maintenir une collaboration étroite, d’échanger des informations et de conduire des opérations de sécurité conjointes afin de faire échec aux menaces qui fragilisent nos efforts communs », a-t-il affirmé au micro tendu par 7SUR7.CD.

Prenant la parole à son tour, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC, Jacquemain Shabani Lukoo, a félicité les experts de deux pays pour la qualité des échanges, tout en appelant à la vigilance et à un suivi rigoureux des engagements pris lors de ces assises.

« Les débats ont mis en évidence le terrorisme, la criminalité transnationale, le banditisme et l’empiétement de la ligne frontalière, autant de défis qui exigent une vigilance constante et une capacité d’adaptation permanente pour être jugé. Pour cela, je réitère un vibrant hommage aux présidents Hakainde Hichilema de la République de Zambie et Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC, qui ont permis la tenue de présentes assises », a-t-il souligné.

La clôture officielle des travaux a été marquée par l’échange symbolique de cadeaux entre les délégations, symbole de l’amitié et de la coopération entre Kinshasa et Lusaka. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de consolider la paix et la sécurité le long de leur frontière commune. Pour la RDC, les gouverneurs Fifi Masuka (Lualaba), Christian Kitungwa (Tanganyika) et Martin Kazembe (Haut-Katanga) ont pris part à ces travaux alors que les responsables des provinces de Copperbelt Central, province du Central, Luapula et Northern province ont représenté la Zambie à cette 14e session de la Commission permanente mixte Défense et sécurité entre les deux pays. La prochaine session se tiendra en République de Zambie.

Patient Lukusa, à Lubumbashi

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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