La récente prestation de Fally Ipupa au Stade de France continue de susciter des réactions chez de nombreux Congolais. Pour l’UNC - Union pour la Nation Congolaise -, parti cher à Vital Kamerhe, il s’agit bien plus qu’un simple exploit artistique.
Dans une déclaration, le secrétaire général du parti a souligné la portée symbolique du parcours de l’artiste.
"Fally n’est pas juste une réussite individuelle, c’est un symbole", a-t-il affirmé, mettant en avant l’itinéraire inspirant du chanteur, parti de Bandalungwa jusqu’à l’une des scènes les plus prestigieuses d’Europe.
Pour Billy Kambale, cette réussite dépasse le cadre de la musique. Elle incarne ce que peuvent produire la discipline, la vision et la persévérance.
Dans un contexte où la jeunesse congolaise cherche des repères, le parcours de Fally Ipupa est présenté comme un modèle à suivre.
L’homme politique insiste sur la nécessité de valoriser de telles figures, capables de porter l’image de la RDC à l’international. À travers cette reconnaissance, l’UNC invite les décideurs à créer davantage d’opportunités pour faire émerger d’autres talents.
Au-delà de l’événement artistique, la performance de Fally Ipupa nourrit un discours plus large sur le potentiel congolais. Une réussite individuelle devenue, selon l’UNC, un véritable motif de fierté nationale.
Patrick Kitoko
Petit Fally, jeune artiste congolais inspiré par Fally Ipupa, ouvrira la deuxième représentation sold-out au Stade de France. Cette sélection révèle les tensions entre héritage artistique et quête d'identité personnelle.
Petit Fally n’a pas été choisi par hasard. Son surnom même révèle l’ambiguïté de sa position : “Petit Fally” parce que sa ressemblance artistique avec Fally Ipupa est flagrante. Sa voix, son style, parfois même son apparence évoquent l’Aigle de l’Afrique. Sur les réseaux sociaux et dans les clubs de Kinshasa, cette proximité lui a offert une visibilité rapide et précieuse. Cependant, en le plaçant en lever de rideau du concert du maître lui-même, les organisateurs posent une question provocatrice : qui est véritablement Petit Fally au-delà de sa ressemblance avec Fally Ipupa ?
Cette sélection dérange silencieusement. Petit Fally doit performer face à un public de plus de 65 000 spectateurs dans un stade sold-out, sachant que chaque note sera comparée à l’excellence de celui qui le suit. Le double sold-out du Stade de France crée une pression inévitable : comment briller quand vous ouvrez pour une légende ? Comment exister quand votre identité artistique reste partiellement construite sur l’imitation inspirée d’un géant ?
Entre imitation et affirmation : le dilemme de la nouvelle génération
Petit Fally incarne un paradoxe classique de la musique congolaise moderne. Sa ressemblance avec Fally Ipupa l’a lancé, mais cette même ressemblance le confine. Les critiques, légitimes, pointent l’absence d’identité artistique propre, le risque de rester éternellement “petit” face au “vrai” Fally. Progressivement, l’artiste tente de se démarquer, développant son propre style, proposant des titres originaux, cherchant à dépasser l’ombre protectrice mais étouffante de son inspirateur.
Son performance au Stade de France le 3 mai constitue un moment charnière. Sera-t-il capable de transcender la comparaison inévitable ? Parviendra-t-il à prouver au public que “Petit Fally” mérite d’exister en tant qu’artiste à part entière, et non simplement comme satellite de Fally Ipupa ? Le lever de rideau du double sold-out offre à Petit Fally une plateforme rare : montrer à 65 000 spectateurs que la nouvelle génération, même inspirée par les géants, possède sa propre voix à affirmer.
LUNPCa violation de la liberté de la presse dans les zones occupées par le M23-AFC a été condamnée dimanche à Kinshasa, en République démocratique du Congo, par l’Union nationale de la presse congolaise (UNPC), à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai de chaque année, selon un communiqué parvenu à l’ACP.
"L'UNPC exprime sa vive préoccupation face à la dégradation de conditions d'exercice du métier de journaliste notamment dans les zones sous occupation. Elle condamne fermement la violation de la liberté de la presse dans les zones occupées par le M23-AFC appuyé par le Rwanda et appelle à l'ouverture d'enquête indépendante", a-t-on lu.
ACP/CC
Les États-Unis imposent des sanctions à l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, qu’ils accusent de chercher à « déstabiliser le gouvernement de la RDC en soutenant le M23 et l’AFC », qui occupent une partie de l’Est du pays. C’est ce qu’indique un communiqué publié par le Département d’État des États-Unis le 30 avril 2026.
Les États-Unis se disent solidaires du peuple congolais et appellent tous les dirigeants de la région à rejeter ceux qui perpétuent la violence et l’instabilité, ajoute le communiqué rendu public par Thomas Pigott, porte-parole du Département d’État américain.
Selon Washington, « le M23 est un groupe armé soutenu par le Rwanda opérant dans l’est de la RDC, et l’AFC agit comme sa coalition politico-militaire, cherchant à renverser le gouvernement de la RDC ».
Respect des accords de Washington
L’administration Trump est fermement déterminée à faire en sorte que toutes les parties respectent les engagements historiques qu’elles ont pris au titre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité et du Cadre de Doha. Elle s’engage à user de tous les outils à sa disposition pour promouvoir une stabilité pérenne dans la région.
Washington promet de poursuivre son soutien aux solutions diplomatiques visant à mettre fin aux souffrances des civils dans l’Est de la RDC et de créer les conditions d’une paix et d’une prospérité durables dans toute la région, poursuit ce communiqué.
La nature des sanctions
Désormais, aux termes de ces sanctions, les avoirs éventuels de Joseph Kabila aux États-Unis sont gelés, précise le communiqué :
« À la suite de cette mesure, tous les biens et intérêts patrimoniaux de la personne désignée ou bloquée mentionnée ci-dessus, situés aux États-Unis ou en la possession ou sous le contrôle de personnes américaines, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. De plus, toute entité détenue, directement ou indirectement, à 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation délivrée par une licence générale ou spécifique de l’OFAC, ou exemption, les règlements de l’OFAC interdisent généralement toutes les transactions effectuées par des personnes américaines ou sur le territoire des États-Unis (ou en transit) impliquant des biens ou intérêts patrimoniaux de personnes bloquées. »
Le 30 septembre 2025, la justice militaire congolaise avait déjà condamné Joseph Kabila à mort par contumace pour « complicité » avec la rébellion de l’AFC-M23.
De leur côté, les États-Unis avaient annoncé, lundi 2 mars 2026, de nouvelles sanctions visant les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que quatre de leurs officiers supérieurs, pour avoir apporté un soutien opérationnel direct à ce mouvement rebelle.
radiookapi.net/CC
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, animera ce lundi 4 mai une conférence de presse sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). L’annonce a été faite par la presse présidentielle.
Le chef de l’État répondra à plusieurs questions d’actualité. En RDC, le débat tourne autour de la révision constitutionnelle et du probable référendum.
Cette conférence du président de la République intervient après les sanctions américaines contre son prédécesseur, Joseph Kabila. Ce même lundi, le parti présidentiel prévoit d’organiser une marche pour remercier les États-Unis de ces sanctions.
L’opposition, quant à elle, tente de se mobiliser afin d’empêcher ladite révision constitutionnelle. Certaines voix, du côté de la société civile, partagent cet avis.
Grevisse Tekilazaya
L’artiste congolais Fally Ipupa continue d’imposer sa marque à l’international. Son album « XX » vient de se hisser à la 14e place du classement Ultratop Albums en Belgique, qui répertorie les meilleures ventes hebdomadaires.
Il s’agit tout simplement de son meilleur classement historique dans ce pays, confirmant ainsi l’évolution constante de sa carrière sur le marché européen.
À titre de comparaison, son précédent record était détenu par l’album « Tokooos », qui avait culminé à la 21e place. D’autres projets comme « Control » et « Tokooos II » s’étaient arrêtés à la 58e position, tandis que « Formule 7 » avait atteint la 134e place.
Ce classement vient renforcer la dynamique autour de « XX », un album qui continue de faire parler de lui tant par ses chiffres que par son impact sur la scène musicale internationale.
Dix ans après la disparition sur scène de Jules Shungu Wembadio, plus connu sous le nom de Papa Wemba, lors du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo, la Côte d’Ivoire lui rend un hommage mémorable.
Une avenue portant le nom de l’artiste a été inaugurée le vendredi 24 avril 2026 à Anoumabo, dans la commune de Marcory, en présence d’autorités ivoiriennes, de diplomates, d’artistes et de nombreux habitants.
Située au cœur de ce quartier populaire d’Abidjan, cette nouvelle artère remplace les anciennes rues Mission Harris et Marcelline Kouadio. Par cette démarche, les autorités ivoiriennes entendent perpétuer la mémoire de celui qui fut l’une des figures majeures de la rumba congolaise.
Selon le Conseil municipal de Marcory, dirigé par le maire Aby Raoul Modeste, l’artiste congolais a été élevé, à titre posthume, au rang de citoyen d’honneur et fait commandeur du mérite communal.
Une distinction qui, selon les autorités, reflète « une reconnaissance officielle à la hauteur de son héritage artistique et culturel ».
Lors de la cérémonie, la ministre ivoirienne du Patrimoine, Marietou Koné, a rappelé les hommages rendus à l’artiste dès 2016, notamment l’organisation d’une veillée à Treichville et le rapatriement de sa dépouille vers Kinshasa.
Elle a salué un geste « symbole du vivre-ensemble », soulignant le renforcement des liens entre la Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo, sous l’impulsion du président Alassane Ouattara.
Présent également, A'salfo, commissaire général du FEMUA, est revenu sur les circonstances de la disparition du chanteur :
« Il est monté sur scène à 5 heures du matin et, à 5 h 20, il nous quittait », a-t-il déclaré.
Un moment qu’il a qualifié de « très douloureux », rappelant l’importance de préserver l’héritage de l’artiste.
Dans les rues d’Anoumabo, l’émotion était palpable. Habitants et admirateurs du « chef du village Molokaï » ont assisté à l’inauguration dans une ambiance mêlant recueillement et célébration.
Les chansons « Yolele », « Maria Valencia » et bien d’autres ont accompagné le défilé des « sapeurs ».
Junior Ika
Le nouvel évêque du diocèse de Wamba, Mgr Emmanuel Ngona Ngotsi, a officiellement pris possession de son diocèse ce dimanche 26 avril, lors d’une célébration eucharistique organisée au stade de la paroisse Saint‑Rosaire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
Cette cérémonie solennelle marque le début effectif de son autorité pastorale à la tête de l’Église locale de Wamba.
Conformément au Code de droit canonique, la prise de possession canonique d’un diocèse comporte plusieurs étapes. Elle inclut notamment la présentation officielle de la lettre de nomination pontificale du nouvel évêque au collège des consulteurs du diocèse, au cours d’une messe solennelle.2d sur la cathèdre, siège épiscopal qui représente son autorité d’enseigner, de sanctifier et de gouverner le peuple de Dieu. Cet acte marque officiellement le début de son ministère pastoral.
Avant cette prise de possession, Mgr Emmanuel Ngona Ngotsi a reçu l’ordination épiscopale au cours de la même célébration eucharistique. Cette ordination a été conférée par le cardinal Fridolin Ambongo, représentant du Pape, en présence de plus d’un millier de fidèles venus de différentes localités.
Selon le chancelier du diocèse de Bunia, la prise de possession canonique est un acte officiel par lequel un évêque nommé assume juridiquement et spirituellement la charge pastorale de son diocèse.
radiookapi.net/CC









