Bobi Ladawa n'est pas morte !



L’ancien vice-Premier ministre et fils du défunt maréchal Mobutu, Nzanga Mobutu, a démenti les rumeurs annonçant le décès de sa mère, Bobila Dawa, dénonçant une campagne “malveillante” relayée sur les réseaux sociaux.
Dans une publication sur X, Nzanga Mobutu a affirmé que cette information avait déjà été démentie en septembre 2025 et a accusé les auteurs de ces publications d’agir avec irresponsabilité. « Recycler en 2026 une fausse annonce de décès déjà démentie en septembre 2025 n’est ni une erreur, ni une négligence. C’est le fait d’esprits malveillants, profondément irresponsables et malsains », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « Il est des limites que la décence impose. »

CC



Le sommet Africa Forward, organisé à Nairobi par la France et le Kenya, s’est achevé mardi soir au Centre international de conférences Kenyatta (KICC).

À l’issue de deux jours de travaux, le président français Emmanuel Macron a présenté les principales résolutions adoptées par les participants, axées sur le soutien aux initiatives africaines pour la résolution des crises sur le continent.

Le chef de l’État français a insisté sur la nécessité de placer les solutions africaines au centre des crises du continent. Il a rappelé l’existence de plusieurs mécanismes, notamment les médiations, les opérations de paix et les cadres régionaux, appelant à un soutien renforcé de la communauté internationale afin de consolider la paix en Afrique.

« Il y a une évidence souvent ignorée ou oubliée : les solutions africaines doivent être au cœur des crises africaines. Les outils existent : médiations, opérations de paix, cadres régionaux, et ils doivent être pleinement soutenus. La France sera au rendez-vous de cet engagement, en appui et en partenaire. Nous avons réaffirmé ensemble notre détermination à œuvrer pour des solutions politiques durables, notamment dans la région des Grands Lacs et au Soudan, car il ne peut y avoir de développement sans stabilité », a déclaré Emmanuel Macron.

Les participants au sommet ont également réaffirmé leur attachement au respect de la souveraineté des États africains, à la fin des ingérences extérieures et à la lutte contre la privatisation de la sécurité sur le continent.

« Notre déclaration a également réaffirmé qu’il ne peut y avoir de paix durable en Afrique sans respect absolu de la souveraineté des États, sans la fin des ingérences extérieures et sans efforts concrets pour mettre un terme à la privatisation de la sécurité. Nous nous sommes aussi mobilisés collectivement et, dans notre déclaration, figure un soutien de tous les membres à cette initiative visant à mettre fin à l’usage abusif du veto au Conseil de sécurité des Nations unies en cas de crise », a indiqué le président français.

Emmanuel Macron a annoncé qu’il porterait ce plaidoyer dès le lendemain à Addis-Abeba, au siège de l’Union africaine, lors d’une réunion trilatérale avec le président de la Commission de l’Union africaine et le secrétaire général des Nations unies, dans le cadre du suivi de la déclaration de Nairobi.

Au cours de cette dernière journée, les échanges ont porté sur les investissements, les affaires ainsi que sur les questions de paix et de sécurité, avec un accent particulier sur le soutien aux médiations africaines et aux initiatives de l’Union africaine. La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo a également figuré parmi les principaux sujets abordés.

Raphaël Kwazi



L’Assemblée provinciale du Kongo-Central n’a pas pu statuer, ce jeudi 14 mai 2026, sur le réquisitoire visant le gouverneur Grâce Bilolo. La séance plénière a été suspendue en raison de l’absence d’un nombre suffisant de députés pour valider les décisions, selon des sources au sens de cet organe délirant.

Une plénière boudée par les élus

Sur les 40 députés provinciaux que compte l'organe délibérant, seuls 19 ont répondu présents à l’appel. Ce manque de mobilisation a empêché l'Assemblée de passer au vote sur le dossier du chef de l'exécutif provincial, accusé de malversations financières et de détournement de deniers publics.

Le rapporteur adjoint de l’Assemblée, Guylain Phanzu, précise que le quorum de décision n'a pas été atteint :

  • Le règlement intérieur (article 67) exige la présence des deux tiers (2/3) des membres pour la prise de décision,
  • Le rapport de la commission spéciale, chargée d'instruire le dossier, a pourtant été auditionné par les membres présents avant la suspension.

Vers un vote à la majorité simple ?

La séance a été renvoyée à une date ultérieure. Cependant, la réglementation prévoit une issue en cas de persistance de l'absentéisme. Selon Guylain Phanzu, si le quorum des deux tiers n'est toujours pas atteint lors de la prochaine plénière, l'Assemblée pourra passer au vote à la majorité des députés présents.

radiookapi.net/CC



L’Assemblée nationale auditionnée, ce mercredi 13 mai, les éléments de réponse de George Ongelo, directeur général de Trans-Academia, relative à la question orale avec débat débat lui adressée par le député André Mushongo. L’initiative portait sur la gestion de cette entreprise  censée assurer le transport des étudiants.

Se disant non convaincu par les réponses du DG de Trans-Academia, le député auteur, André Mushongo, a décidé de transformer son initiative en interpellation. 

Avant d’entamer ce moyen de contrôle, le depute accorde 48 heures à George Ongelo pour déposer sa démission. A défaut, l’élu de Tshikapa concrétisera son annonce faite du haut de la Tribune de l’Assemblée nationale: dépose son interpellation au bureau du  président Boji.

« Honorable président, dans ce que le DG a dit ici présent, il y a beaucoup de contrevérités… En conclusion de mon moyen d’information, j’ai décidé en toute responsabilité, de transformer ma question orale avec en interpellation »

« J’accorde pour ce faire, 48 heures au DG de Trans-Academia, pour déposer sa démission. Sinon, je vais poursuivre ma démarche en déposant l’interpellation »

De son côté, Aimé Boji, président de l’Assemble nationale, a demandé à André Mushongo, de saisir en bonne et due forme , son interpellation pour que la démarche se poursuive.

actualite.cd/CC



Le ministère de l’Emploi et du Travail annonce que la « Journée de la Révolution et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) », prévue le 17 mai, sera observée le lundi 18 mai 2026, sur l’ensemble du territoire national.

Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 14 mai, le ministère rappelle que cette journée est déclarée chômée et payée, conformément à l’ordonnance n°23/042 du 30 mars 2023 fixant la liste des jours fériés légaux en RDC.

Les autorités expliquent que le report intervient parce que le 17 mai 2026 tombe un dimanche. Les travailleurs des secteurs public et privé bénéficieront donc du congé le lundi suivant.

Le ministère de l’Emploi et du Travail invite par ailleurs le public ainsi que les organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs à prendre les dispositions nécessaires.

Cette journée commémorative est consacrée à la Révolution et aux Forces armées de la RDC. Elle figure parmi les fêtes légales reconnues par l’État congolais.

Patrick Kitoko



Les messages de félicitations à l’endroit de l’artiste musicien Fally Ipupa pour ses deux concerts livrés au Stade de France continuent d’affluer. Très émue, la Première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, a salué en quelques mots le rayonnement de la culture congolaise.

"Au-delà de la performance musicale, c’est le génie créatif, la résilience et le rayonnement de toute une génération congolaise et africaine qui ont été célébrés", peut-on lire sur le compte X de la Première dame.

Au nom de tous les Congolais, Denise Nyakeru, patriote, traduit par ses mots l’admiration de tout le pays. "Cette réussite est aussi un message d’encouragement à tous nos artistes, créateurs, entrepreneurs culturels et talents congolais qui, chacun dans son domaine, contribuent à faire briller la RDC au-delà de ses frontières", a-t-elle ajouté.

D’après un expert interrogé par nos confrères de l’Agence congolaise de presse, le Trésor public français devrait engranger plus de vingt millions d’euros grâce au double spectacle du chanteur de la République démocratique du Congo, Fally Ipupa.

La superstar congolaise Fally Ipupa a électrisé le Stade de France pendant deux jours successifs, pour les 20 ans de sa carrière solo. Surnommé "Aigle", l’artiste a survolé la plus grande enceinte sportive de l’Hexagone devant plus de 70 000 spectateurs samedi 2 mai et 50 000 dimanche 3 mai 2026.

Grevisse Tekilazaya



La Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins (SOCODA COOP-CA) prépare une répartition inédite. La commission de répartition procède actuellement à la collecte des données des œuvres exploitées, en vue du paiement des droits d’auteur qui interviendra "incessamment sous peu".

"La particularité, c’est que cette fois-ci, pour la première fois, les artistes plasticiens sont aussi repris", a confié Aimé Bassay, rapporteur de la Commission de répartition de la SOCODA. Jusque-là, seuls les musiciens et les arts dramatiques étaient concernés. Cette énième opération marque donc un tournant pour les peintres, sculpteurs et graphistes.

Lancée le 24 avril, la collecte de données doit s’achever le 18 mai. "Le paiement va intervenir. C’est une obligation pour nous de payer les artistes de toutes catégories", a assuré Albert Ndosi, rapporteur adjoint de ladite commission.

En présence de la vice-présidente de la Commission de répartition, Mariam Magbada, il a été précisé à Opinion-info.cd que des descentes ont eu lieu à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa et au Centre Wallonie-Bruxelles, considérés comme les temples des plasticiens, pour collecter plus d’éléments se rapportant aux arts plastiques.

 Serge Mavungu



Ce dimanche, le Stade de France s’est transformé en panthéon musical africain. Fally Ipupa n’avait pas convié des artistes ; il avait convoqué une génération. Seize invités, soigneusement sélectionnés, ont défilé sur sa scène. Ce n’était pas une tournée d’amis. C’était la démonstration du pouvoir absolu.

La rumba rencontre l’urbain : l’architecture de la conquête

Gaz Mawete et Zaiko Langa Langa représentaient la rumba, la colonne vertébrale congolaise. Ben-J, Guy2Bezbar, Keblack et Naza incarnaient la modernité urbaine. Fally Ipupa ne les opposait pas ; il les fusionnait. Ce choix révèle une stratégie implacable : rassembler tous les mondes musicaux sous un seul toit, celui de l’Aigle de l’Afrique.

Lynnsha, Tayc, Lokua Kanza et Calema élargissaient le spectre vers la soul, le R&B et les harmonies continentales. Chaque artiste occupait un rôle précis dans la symphonie de domination. Fally Ipupa ne partageait pas simplement sa scène ; il orchestrait une hiérarchie. Ceux qui montaient aux côtés de l’Aigle reconnaissaient publiquement son statut de sommet incontesté.

Diamond Platnumz et Chancel Mbemba : l’extension continentale et nationale

Diamond Platnumz apportait l’Afrique de l’Est, confirmant que la domination de Fally Ipupa dépassait les frontières de la francophonie. Chancel Mbemba, capitaine des Léopards, représentait la gloire sportive validée par la musique. Fiston Saï Saï et Joé Dwèt Filé incarnaient les voix alternatives, celles qui acceptent de se soumettre au pouvoir central.

Cette architecture révèle une vérité perturbante : l’Afrique ne produit pas plusieurs légendes simultanément. Elle en produit une, qui absorbe les autres. Fally Ipupa était le centre gravitationnel de ce dimanche du Stade de France. Diamond Platnumz, malgré son statut continental, devenait invité. Chancel Mbemba, malgré sa gloire sportive, devenait figurant. L’Aigle de l’Afrique organisait la hiérarchie depuis sa scène.

Celé Mfumu et Dolly Mafinga : la transmission générationnelle

Celé Mfumu et Dolly Mafinga fermaient cette procession de 16 invités. Ils représentaient une génération plus jeune, celle qui grandirait en reconnaissant Fally Ipupa comme fondateur. Ce dimanche au Stade de France n’était pas qu’un concert ; c’était l’établissement d’une succession. L’Aigle de l’Afrique gravait dans les esprits : voilà comment on règne. Voilà comment on rassemble.

Seize invités défilant sur la scène de Fally Ipupa créaient un précédent indestructible. Aucun artiste africain n’avait réuni une telle assemblée. Aucun n’avait osé. Fally Ipupa venait de démontrer que le pouvoir musical absolu ne se mesure pas au nombre de spectateurs, mais à la capacité d’imposer sa vision du continent sur la plus grande scène possible. Ce dimanche, il avait fait plus que chanter. Il avait fondé une nouvelle Afrique musicale.
 
mbote/CC

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Ali Kalonga

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