Initiative culturelle à la fois scientifique et festive, initiée par l'artiste Niamba Malafi, le Salon des bruits des villes africaines ouvrira les portes de son édition 2026 du 28 au 30 mai à l'espace Prévert, qui devient un carrefour d'échanges artistiques et culturels entre la France et la République démocratique du Congo. La programmation mêle cinéma, débat, installation sonore et spectacles.
Cette activité a vu le jour par le désir de valoriser les expressions urbaines africaines contemporaines, de contribuer à la dépollution de l'environnement sonore des villes mais aussi de renforcer la dynamique de coopération entre territoires.
Par ailleurs, cette énième édition promet de laisser une marque indélébile dans l'âme des villes africaines. Elle met à l'honneur la commune de Ndjili dans le cadre des relations de jumelage avec Savigny-le-Temple. Un événement libre prix où chaque participation permet la création de la médiathèque Mutu buku Emilie Flore Faignond à Ndjili à Kinshasa. Elle propose une immersion sensible dans la vie culturelle d'un des principaux quartiers de Kinshasa à travers ses sons, ses récits et ses acteurs.
Le Salon des bruits des villes africaines puise sa source de ce paradoxe de “conjuguer le festif et le critique, l'écoute sensorielle et la réflexion scientifique”, regroupant artistes, chercheurs, urbanistes, éducateurs et citoyens autour d'un environnement sonore africains faisant place au Dialogue.
Cet événement est une invitation à penser, à ressentir la ville par le son, à valoriser les bruits dits "insignifiants", et à comprendre la place de l'oreille dans l'aménagement, la santé et la culture.
Keren Kalukula, stagiaire UCC
Le mandat du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, arrive à son terme le 31 décembre 2026. En fonction depuis 2017 et reconduit en 2021, il achèvera ainsi ses dix années à la tête de l’organisation.
Le processus de désignation de son successeur, qui entrera en fonction le 1er janvier 2027, est déjà enclenché. Il a été officiellement lancé à la suite d’une lettre conjointe adressée aux 193 États membres par Michael Imran Kanu, président en exercice du Conseil de sécurité, et Annalena Baerbock. Cette correspondance invite les États à soumettre des candidatures.
C’est dans ce contexte que l’ancien président sénégalais, Macky Sall, candidat déclaré au poste de secrétaire général, a été reçu à la représentation permanente de la République démocratique du Congo auprès de l’ONU par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay. Il y a présenté les grandes lignes de sa vision.
Dans une vidéo, il a rappelé avoir récemment échangé à Kinshasa avec le président Félix Tshisekedi afin de solliciter le soutien de la RDC, qu’il considère comme un acteur majeur du continent.
Macky Sall a insisté sur la nécessité de renforcer la voix de l’Afrique sur la scène internationale, dans un contexte mondial marqué par des incertitudes et des crises affectant particulièrement les pays en développement. Il a plaidé pour un partenariat économique plus équilibré et un meilleur accès aux financements internationaux.
La rencontre a également permis d’aborder les défis liés au multilatéralisme et au leadership des Nations unies. Le candidat sénégalais a notamment promis d’accorder une attention particulière à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Il a souligné que la crise actuelle, qu’il associe à la présence de forces extérieures, nécessite une approche fondée sur la confiance entre États, le respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale, ainsi que la promotion de la paix et de la stabilité économique.
Procédure de désignation
Selon l’ONU, la sélection du prochain secrétaire général repose sur les principes de transparence et d’inclusivité, conformément aux résolutions de l’Assemblée générale, notamment la résolution 79/327 adoptée le 5 septembre 2025.
Le processus prévoit notamment :
- l’envoi d’une lettre conjointe du président de l’Assemblée générale et du président du Conseil de sécurité pour lancer la procédure ;
- la présentation des candidats par un ou plusieurs États membres, accompagnée d’une déclaration de vision, d’un curriculum vitae et d’informations sur le financement de leur campagne ;
- l’organisation de dialogues interactifs publics avec les candidats, diffusés en ligne ;
- une collaboration étroite et transparente entre les États membres.
La procédure a été officiellement amorcée le 25 novembre 2025 par une lettre conjointe référencée A/80/544-S/2025/765, invitant les États à proposer des candidatures.
Dialogues et candidatures
Conformément au calendrier établi, des dialogues interactifs avec les candidats seront organisés à partir du 20 avril 2026 et diffusés sur UN WebTV.
À ce jour, plusieurs candidatures ont été enregistrées, dont celles de :
- Michelle Bachelet
- Rafael Grossi
- Rebeca Grynspan
- Macky Sall
La candidature de Virginia Gamba, déposée en mars 2026, a été retirée quelques semaines plus tard.
Clément MUAMBA
Le député national et président des élus du groupe amitié RDC-USA, Joseph Bangakya, dit suivre et apprécier l’intérêt que les Congolais accordent à l’annonce du gouvernement d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d’un dispositif temporaire, traduisant leur fièvre à avoir des explications claires de ces accords.
Dans une interview à ACTUALITÉ.CD, cet élu national, premier à déposer une question orale avec débat au bureau de la chambre basse du parlement, à l’attention de la ministre des affaires étrangères, insiste sur un débat profond et sérieux sur cette question cruciale.
« La représentation nationale veut des explications sur cet accord, qui n’a été annoncé par un communiqué du ministère de la communication et des médias. J’ai été le premier à déposer une question orale avec débat, parce que cette question mérite débat. L’opinion doit suivre, les députés doivent poser des questions. Le gouvernement doit venir expliquer qu'il y ait un débat profond et sérieux », dit-il.
Il souligne que, face à la peur et à la crainte des Congolais, le gouvernement se doit d'apporter des réponses rassurantes et convaincantes.
« il faut garder du calme, le gouvernement doit faire ce qu’il fait, le parlement doit jouer son rôle. Je suis heureux d’être à la croisée de tout cela, et le premier à le faire, je vous promet que je vais jouer mon rôle», ajoute le député national.
La décision du gouvernement congolais de conclure des accords avec la Maison Blanche en vue de l’accueil, à Kinshasa, des migrants qu’il a expulsés de son sol, n’a pas été débattue au parlement. Cela constitue la violation de la Constitution, dont l’article 213 stipule que : «le Président de la République négocie et ratifie les traités et accords internationaux. Le gouvernement conclut les accords internationaux non soumis à ratification après délibération en Conseil des ministres. Il en informe l'Assemblée nationale et le Sénat».
À travers un communiqué du ministère de la communication, le gouvernement a précisé que ce dispositif, défini conjointement avec les autorités américaines, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale en matière de gestion de l’accès et du séjour des étrangers, ainsi que dans les engagements internationaux et régionaux du pays en matière de protection des droits des migrants.
Kinshasa ajoute également que la prise en charge logistique et technique sera assurée par le gouvernement américain, via des structures spécialisées, et qu’« aucune charge financière » ne sera supportée par le trésor public congolais.
En effet, les personnes concernées seront accueillies dans des sites situés dans la ville de Kinshasa, avec un encadrement administratif, sécuritaire et humanitaire, selon le communiqué.
Samyr LUKOMBO
Une proclamation solennelle, des foules en liesse, et une zone d’ombre persistante. À Nkamba, le président Félix Tshisekedi a élevé, ce 6 avril 2026, la cité au rang de « Ville sainte ». Une décision à forte charge symbolique, annoncée sans précision sur ses effets juridiques ou administratifs.
C’est dans cette localité connue comme la « Nouvelle Jérusalem », haut lieu du Église kimbanguiste, que le chef de l’État a pris la parole à l’occasion de la commémoration du prophète Simon Kimbangu. Devant une foule dense de fidèles, rassemblés pour marquer un anniversaire majeur de la fondation du mouvement, il a officialisé une décision présentée comme historique, sans en détailler les contours.
"Aujourd'hui je suis venu vous saluer parce que, comme vous le savez, c'est un jour spécial. Car le 6 avril de chaque année est déclaré un jour férié partout en RDC. Ainsi, après notre entretien de tout à l'heure avec le Chef spirituel, tata Simon Kimbangu Kiangani, j'ai pris une autre nouvelle décision. C'est celle de doter la cité de Nkamba, d'un statut spécial. Ce statut spécial est que la Cité de Nkamba devra devenir une ville Sainte", a déclaré de manière succincte le Président Félix Tshisekedi, en présence du chef spirituel et ses collaborateurs ainsi que de la première dame Denyse Nyakeru.
La journée, déclarée fériée, s’inscrit dans un calendrier mémoriel désormais institutionnalisé. Elle célèbre à la fois une figure religieuse majeure et une certaine idée de la conscience africaine. Mais l’annonce présidentielle, elle, soulève des interrogations immédiates : que recouvre ce statut inédit ? Quels en seront les effets concrets en matière de gouvernance locale, de fiscalité, ou de droit ?
Aux côtés de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et de plusieurs membres du gouvernement, Félix Tshisekedi a été accueilli dans une atmosphère de ferveur.
Les fidèles, venus parfois de l’étranger, ont transformé Nkamba en un espace de célébration intense, marqué par les couleurs vert et blanc, emblèmes d’espoir et de victoire dans la tradition kimbanguiste.
Mais derrière la liturgie politique et spirituelle, une question demeure : cette consécration relève-t-elle d’un acte symbolique ou d’une reconfiguration institutionnelle ? En l’absence de texte, de décret détaillé ou de cadre légal explicite, la « Ville sainte » reste, pour l’heure, une annonce suspendue , puissante dans sa portée, floue dans son application.
Lionel Kibuluku
Intitulé « Doucement », ce morceau marque la rencontre entre deux univers musicaux complémentaires. Joé Dwèt Filé, figure majeure du kompa, du zouk et du R&B, a lui-même décrit cette collaboration comme « particulièrement puissante » et « une folie », laissant présager un titre à fort impact.
Un extrait de l’album « XX (Délirium) »
« Doucement » est le septième titre de l’album « XX (Délirium) », dont la sortie complète est annoncée pour le 17 avril 2026. Ce projet, conçu pour célébrer les 20 ans de carrière de Fally Ipupa, se veut ambitieux et éclectique, mêlant sonorités urbaines et influences africaines.
Une montée en puissance avant avril
À quelques jours de la sortie de l’album, l’attente ne cesse de grandir autour de ce projet, qui pourrait marquer un tournant dans la carrière de l’artiste et confirmer une nouvelle fois son influence sur la scène musicale africaine et internationale.
mbote/CC
Kinshasa : Devant le Président, la foule accuse la police d’arrestations liées à la coupe de cheveux
Ce dimanche, sur l’esplanade du Palais du Peuple, une foule de plusieurs milliers de personnes a dénoncé, devant le chef de l’État, des arrestations arbitraires opérées par la police, notamment en raison de la coupe de cheveux de certains jeunes.
Cela s’est produit lors de la réception des Léopards après leur qualification pour la Coupe du monde.
Félix Tshisekedi a immédiatement ordonné la cessation de ces pratiques, et a instruit le chef de la police de faire arrêter tout agent impliqué dans de telles exactions.
Les Léopards de la République démocratique du Congo ont regagné Kinshasa ce dimanche après leur qualification pour la coupe du monde 2026, après 52 ans d’attente. Les fauves congolais ont battu les Jamaïcains, le 31 mars, à Guadalajara, au Mexique, sur le score d’un but à rien au terme des prolongations.
À leur retour, ils ont été accueillis par la population qui s’est amassée le long du boulevard Lumumba. Après l’aéroport, les Léopards ont communié avec la population et les officiels à l’esplanade du Palais du peuple.
Zabulon Kafubu
Olivier Bonnel - Cité du Vatican
Sous un resplandissant soleil romain, les 45 000 fidèles venus ce dimanche de Pâques place Saint-Pierre ont pu écouter Léon XIV rappeler la joie de la résurrection du Christ pour le monde, après la lecture psalmodiée de l'évangile de Jean qui fait mémoire du tombeau vide (Jn, 20, 1-9). «Cette annonce pascale embrasse le mystère de notre vie, la destinée de l’histoire, et elle nous atteint jusque dans les abîmes de la mort, par lesquels nous nous sentons menacés et parfois submergés» a dit le Pape au début de son homélie. L'annonce joyeuse de la résurrection est une «plénitude de joie que rien ne peut détruire : la mort a été vaincue pour toujours, la mort n’a plus de pouvoir sur nous !»
L'évêque de Rome a déroulé sa réflexion en rappelant combien nous pouvions être limités pour accueillir cette joie. «Lorsque les soucis ou les rancœurs étouffent la joie de vivre, lorsque nous éprouvons de la tristesse ou de la fatigue, lorsque nous nous sentons trahis ou rejetés, lorsque nous devons faire face à notre faiblesse, à la souffrance, à la fatigue de chaque jour, alors nous avons l’impression de nous trouver dans un tunnel dont nous ne voyons pas la sortie».
La mort est autour de nous, sous de multiples facettes, a poursuivi Léon XIV:
«Les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres »
Mais la réalité de la Pâques du Seigneur nous place dans une autre dynamique, a-t-il souligné, elle nous invite en effet à lever les yeux et ouvrir notre cœur, «elle continue de nourrir dans notre esprit et au fil de l’histoire la semence de la victoire promise». Cette réalité nous place aussi en mouvement, comme Marie de Magdala et comme les Apôtres, «pour nous faire découvrir que le tombeau de Jésus est vide, et qu’ainsi, dans toute mort que nous expérimentons, se trouve aussi de la place pour une vie nouvelle qui surgit».
En étant vivant, le Seigneur «ouvre notre cœur à l’espérance qui nous soutient par les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres, a encore souligné le Pape, le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie. Nous sommes orientés une fois pour toutes vers la plénitude car, dans le Christ ressuscité, nous sommes nous aussi ressuscités».
Citant son prédécesseur François, qui affirmait dans sa première Exhortation apostolique, Evangelii gaudium que la résurrection du Christ «n’est pas un fait relevant du passé», Léon XIV a enfin rappelé que, «dans le Christ ressuscité, une nouvelle création est possible chaque jour». Pâques «est un nouveau départ, elle est la vie enfin rendue éternelle par la victoire de Dieu sur l’ancien Adversaire», a-t-il conclut, soulignant «que nous avons besoin aujourd’hui de ce chant d’espérance».
vatican news/CC









