Le Comité de suivi de la paie (CSP) a annoncé, à l’issue de sa réunion plénière tenue le 31 mars 2026, la clôture effective des opérations de paie du mois de février 2026 pour les agents et fonctionnaires de l’État. Dans la foulée, l’organe a confirmé le démarrage du processus de paiement des salaires du mois de mars 2026, conformément aux instructions des autorités compétentes.

Dans une communication relayée par son président, le CSP a tenu à rassurer l’opinion publique quant à la continuité du processus de paie, balayant d’un revers de la main les rumeurs faisant état d’une quelconque suspension. 

« Les opérations se poursuivent normalement et sans interruption », a-t-il insisté.

Selon le calendrier établi, les fonds relatifs au mois de mars ont déjà commencé à être transférés aux différents opérateurs de paie. Comme à l’accoutumée, la programmation suit un ordre précis: les éléments des forces de défense et de sécurité, notamment les FARDC et la PNC, sont les premiers servis, suivis des enseignants du secteur de l’Éducation nationale, avant de s’étendre aux agents administratifs et autres catégories de fonctionnaires.

Par ailleurs, le Comité a appelé les banques commerciales ainsi que les autres opérateurs partenaires à renforcer leur efficacité dans le traitement des opérations de paie. Il leur est également demandé de veiller à la disponibilité permanente des liquidités, tant dans les distributeurs automatiques que dans les guichets, afin de faciliter l’accès des bénéficiaires à leurs salaires.

Face aux difficultés persistantes observées dans certaines zones couvertes par le réseau bancaire, le CSP envisage le déploiement imminent de solutions numériques et institutionnelles. Cette initiative vise à réduire les déplacements contraignants des agents publics et à limiter les longues files d’attente souvent constatées lors des périodes de paie.

En conclusion, le Comité de suivi de la paie a réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir un système de rémunération régulier, transparent et fiable pour l’ensemble des agents et fonctionnaires de l’État. Il invite, à cet effet, la population à se fier exclusivement aux communications officielles, afin de prévenir toute désinformation ou manipulation autour de ce processus sensible.

Chançard Sindani



La FIFA a officialisé mercredi 1er avril la liste complète des 48 nations qualifiées pour la Coupe du Monde 2026, marquant la fin d’une campagne de qualification mondiale longue de près de trois ans. Le calendrier réaménagé prévoit un choc frontal entre la RDC de Chancel Mbemba et le Portugal Cristiano Ronaldo le 17 juin.
Parmi les équipes qualifiées, figure la RDC, qui retrouve la scène mondiale après plus de 50 ans d’absence. Les Léopards connaissent désormais leur calendrier et leur premier grand rendez-vous.

La sélection congolaise est logée dans le groupe K, avec le Portugal, la Colombie, l'Ouzbékistan. Elle affrontera le Portugal le 17 juin à Houston, un duel très attendu qui marquera son retour dans la compétition mondiale. 

Les fauves congolais se sont qualifiés après leur victoire précieuse (1-0) face à la Jamaïque lors des barrages intercontinentaux disputés à Guadalajara, mercredi 1er avril 2026.

Derniers billets validés en Europe

L'annonce de la FIFA permet désormais à chaque sélection de se projeter vers la compétition.

Au total, 899 matchs ont été disputés en 937 jours, pour déterminer les nations qui prendront part au tournoi prévu du 11 juin au 19 juillet au Canada, au Mexique et aux États-Unis.

Plusieurs équipes ont aussi validé leur qualification lors de cette dernière phase. En Europe, la Tchéquie, la Bosnie-Herzégovine, la Turquie et la Suède ont décroché les ultimes places disponibles à l’issue des matchs de barrages.

Ces résultats viennent compléter un tableau désormais figé, offrant une vision claire des groupes et des affiches à venir.

L’Irak, dernier qualifié au bout du suspense

La dernière place qualificative s’est jouée entre l’Irak et la Bolivie lors du tournoi de barrage organisé au Mexique. Ce sont finalement les Irakiens qui ont décroché le précieux sésame.

Vainqueur de la Bolivie à Monterrey ce mercredi 1er avril, l’Irak devient ainsi la 48e et dernière équipe qualifiée pour cette Coupe du monde. Les « Lions de Mésopotamie » intègrent le groupe I, aux côtés de la France, du Sénégal et de la Norvège.

Un rendez-vous mondial désormais lancé

Avec cette édition élargie à 48 équipes, la Coupe du monde 2026 s’annonce comme la plus inclusive de l’histoire. 

Avec la liste des participants désormais complète et le calendrier ajusté, le compte à rebours est lancé pour ce Mondial 2026.

Pour la RDC, l’objectif est désormais clair : réussir son retour sur la scène mondiale et marquer l’histoire face aux meilleures nations du football. 

Plus de six millions de spectateurs sont attendus dans les stades pour assister aux 104 rencontres programmées dans 16 villes hôtes.

radiookapi.net/CC



Initialement prévue ce mercredi 1er avril, la troisième audience de l’affaire opposant le ministère public au docteur David Balanganayi, accusé devant le Tribunal de Grande instance de Kinshasa/Kinkole de torture, tentative de meurtre ainsi que de coups et blessures aggravés sur une patiente dans la salle d’accouchement de l’hôpital général de référence de Kinkole,  est reportée  à ce vendredi 3 avril. C’est l’avocat principal de la défense, Faustin Bukasa, qui a confirmé l’information à  ACTUALITÉ.CD.

Ce report fait suite à la décision du gouvernement, qui a déclaré chômée et payée la journée de mercredi 1er avril, afin de permettre à la population congolaise de célébrer dans l’unité, la ferveur et la fierté nationale, après la victoire aujourd’hui des Léopards de la RDC sur les Reggae Boyz de la Jamaïque, match comptant pour la finale des barrages intercontinentales en vue de la qualification à la Coupe du monde 2026.

En effet, l’audience de ce vendredi, qui devra probablement connaître le verdict de l’affaire en flagrance, comparaîtra Dorcas Mulema, victime des sévices physiques et verbaux, après le passage du médecin directeur dudit hôpital, des médecins témoins et d’autres témoins de deux parties. 

Dorcas Mulema, elle, est à ces jours prise en charge à l’hôpital Diamant par la Fondation de la première dame, Denise Nyakeru, après que la vidéo qui a montré la violence à laquelle elle a fait l’objet ait fait grand bruit dans l’opinion, la semaine dernière. 

Plusieurs organisations des femmes suivent de très près cette affaire qui, d’après elles, doit servir de leçon à tous les professionnels de la blouse blanche qui versent dans la violence dans l’exercice de leur travail. 

Samyr LUKOMBO



Avec la RDC, Cédric Bakambu a rejoint le contingent des qualifiés pour la Coupe du monde 2026. La sélection disputera son premier Mondial depuis 1974 en Allemagne de l’Ouest. Le Léopard va vivre son « rêve le plus fou » cet été.

« C'est un vrai exemple », a dit un jour son sélectionneur Sébastien Desabre. À 34 ans, Cédric Bakambu compte 68 sélections pour 21 buts. Arrivé en 2015 chez les Léopards, il participe à sa première compétition internationale lors de la Coupe d'Afrique des nations 2017 au Gabon, où il atteint les quarts de finale.

Un bosseur sur le terrain

Après avoir disputé quatre CAN, à 35 ans, Cédric Bakambu va connaître le vertige d’un Mondial. Un rêve qui se réalise alors qu’il a débuté sa carrière en Ligue 1 avec le FC Sochaux, son club formateur, lors de la première journée de la saison 2010-2011 contre Arles-Avignon le 7 août 2010. Depuis, Cédric Bakambu est passé par la Turquie, l’Espagne, la Chine, la Grèce et les Émirats arabes unis.  

« Avec Cédric, nous n’avons jamais eu le moindre souci. C’est un garçon qui travaillait bien à l’école, qui était très ouvert et sympa. C’était un bosseur sur le terrain. Sa progression a été linéaire, avec lui c’était facile », avait confié à RFI en 2015 Éric Hély, ancien directeur du Centre de formation de Sochaux, qui l'avait repéré à l’âge de 14 ans. Cédric Bakambu avait demandé les conseils d’Éric Hély avant de dire oui à la sélection congolaise.

« Il a toujours été sûr de lui, même s’il a connu des périodes de doute propres aux attaquants, avait confié Pierre-Alain Frau, son coéquipier à Sochaux dans les colonnes de SO FOOT en 2017. Il était déjà très positif il y a quelques années, et ne lâchait jamais. Il dispose d’une discipline de travail qui lui permet de conserver sa grosse confiance. » Il faut se souvenir que Cédric Bakambu avait été champion d’Europe avec l’équipe de France U19 en 2010 et qu’il avait marqué plus de buts qu’Antoine Griezmann pendant ce tournoi.

La découverte de la RDC grâce au foot

« Je devais jouer pour la RDC. J’ai senti qu’il y avait du public qui me suivait derrière. Je sentais qu’on m’aimait bien et j'avais besoin de ça pour me transcender », avait dit l’ancien Marseillais au moment où il disait « oui » à la RDC. « J'ai découvert le pays grâce au football, j’en suis tombé amoureux, j’en suis très fier aujourd’hui », avait-il indiqué dans un entretien donné à RFI en 2020. 

« Je suis très heureux et fier. C’est la première fois que je vais voir le Congo, mon pays, jouer une Coupe du monde », s’est félicité Cédric Bakambu au moment de la qualification historique acquise sur le score de 1-0 après prolongation face à la Jamaïque le mardi 31 mars. 

Cédric Bakambu a été actif avec deux buts refusés pour hors-jeu (5e et 85e) et une frappe puissante détournée par le gardien adverse (47e).

La victoire face à la Jamaïque permet aux Congolais de retrouver la Coupe du monde après 52 ans d’attente. L’attaquant, actuellement joueur du Real Betis, sait bien que le Mondial 2026 était attendu depuis des décennies par le peuple congolais.

La RDC de Cédric Bakambu, qui avait éliminé lors des barrages africains les géants camerounais et nigérians, a qualifié une dixième équipe du continent pour la première édition de la Coupe du monde à 48 participants.

Farid Achache



Il y a des artistes qui marquent une époque, et d’autres qui marquent l’histoire. Simon Lutumba Ndomanueno, plus connu sous le nom de Lutumba Simaro Massiya, appartient sans conteste à cette seconde catégorie. Sept (7) années après sa disparition, son œuvre continue d’habiter la mémoire collective congolaise et africaine, témoignant de la profondeur de sa plume et de la richesse de la rumba congolaise, devenue le 14 décembre 2021 patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Né le 19 mars 1938 à Léopoldville (actuelle Kinshasa), Lutumba Simaro s’impose très tôt comme l’un des plus grands compositeurs de la musique congolaise moderne. L’histoire de Simaro est assez particulière. En 1958, il a alors vingt ans lorsqu’il rompt avec la firme SEDEC, Société d’entreprise commerciale du Congo belge, pour se lancer dans la musique professionnelle : Micra Jazz, puis Congo Jazz. 

Guitariste d’exception et parolier hors pair, Simaro rejoint le mythique TP OK Jazz, qui a dominé la scène musicale congolaise de la fin des années 1959 jusqu’aux années 1980, dirigé par Franco Luambo Makiadi. Au fil des années, il s’y impose progressivement comme l’une des figures majeures du groupe. 

« Lutumba Simaro a laissé une empreinte indélébile dans l’évolution de la Rumba congolaise, notamment en tant que guitariste et compositeur. Il a signé de nombreuses œuvres au sein de l’OK Jazz, mais il s’est aussi distingué dans plusieurs productions indépendantes », explique le musicien Maika Munan. 

À la fin des années 1970, Simaro fut emprisonné à la prison de Makala, avec Franco et d'autres musiciens, pour deux chansons jugées obscènes par les autorités de l’époque. 

Une plume singulière au service de la sagesse populaire

Surnommé le "poète", Simaro Lutumba a su imposer un style profondément introspectif, caractérisé par des textes empreints de philosophie, de morale et d’observation sociale. À travers ses chansons, il explorait les réalités humaines : l’amour, la trahison, la dignité, la responsabilité ou encore les épreuves de la vie.

Des titres tels que “Mabele”, “Faute ya commerçant”, “Testament ya Bowule”, “Ebale ya Zaïre”, “Maya” ou encore “Cœur artificiel” demeurent des classiques intemporels, souvent cités pour la profondeur de leurs messages.

« La force de ses chansons réside dans leur pureté, leur profondeur et leur simplicité, qui continuent de toucher toutes les générations », souligne Maïka Munan.

Selon lui, Lutumba figure parmi les plus grands poètes, chanteurs et philosophes de la musique congolaise.

Après la disparition de Franco en 1989, Simaro prend la direction du TP OK Jazz. Il a perpétué l’héritage musical du groupe tout en continuant à affirmer sa propre signature artistique. Le groupe s’effondre en 1993, en raison de désaccords sur le partage des fonds. En janvier 1994, Simaro a formé Bana OK, avec une trentaine de musiciens d'OK Jazz, pour la plupart d'entre eux.

Un héritage musical toujours vivant

Simaro Lutumba s’est éteint le 30 mars 2019 à Paris. Derrière lui, il a laissé un répertoire riche qui continue d’inspirer nombre d’artistes et de mélomanes. Son œuvre est aujourd’hui considérée comme un patrimoine culturel majeur de la République démocratique du Congo.

Pour de nombreux amateurs de musique, ses chansons constituent de véritables leçons de vie, portées par une écriture élégante et une sensibilité rare.

« Simaro chantait la vie réelle. Ses textes nous apprenaient à réfléchir avant d’agir. Chaque chanson était une école de sagesse. Ses paroles sont intemporelles. Même aujourd’hui, elles parlent encore à la jeunesse. Il savait traduire les émotions humaines avec une profondeur exceptionnelle », témoigne Jean-Luc, qui se dit être l’un des plus grands fans de Simaro. 

Au-delà d’être un musicien de grand talent et une icône de la Rumba congolaise, Maïka Munana garde de Simaro Massiya le souvenir d’un « aîné aimant et protecteur ».

« Un jour, il est venu me chercher sans me dire où nous allions. Nous nous sommes finalement retrouvés à la RTNC, au studio Sabab, où il enregistrait son album Salle d’attente, sous la direction de Zola. Sans détour, il m’a alors lancé : “Lelo, yo nde okobeta guitare. Simaro akobeta te.” (Aujourd’hui c’est toi qui joues à la guitare. Simaro ne jouera pas). J’ai été à la fois surpris et profondément honoré par la confiance d’un géant de sa stature », confie-t-il. 

Et d’ajouter : 

« Il m’a ensuite confié l’arrangement et la réalisation de l’une de ses dernières œuvres, Palata, composée par Maroa pour célébrer la décoration de plusieurs artistes par notre chancellerie. En souvenir, Simaro m’a offert une guitare électro-acoustique dédicacée, que je conserve précieusement ». 

Plus qu’un musicien, Lutumba Simaro était un penseur, un éducateur à travers l’art. Sa contribution à la rumba congolaise dépasse le simple cadre du divertissement : elle participe à la transmission des valeurs, à la construction d’une mémoire collective et à l’affirmation de l’identité culturelle congolaise sur la scène internationale.

Jusqu’en ce jour, son œuvre continue de rappeler que la musique peut être à la fois belle, profonde et utile à la société.

De son vivant déjà, sa commune de résidence, Lingwala, lui avait rendu un hommage appuyé : un buste à son effigie est érigé au carrefour de la place Assanef, à proximité de la cité de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). Une reconnaissance qui fait écho aux paroles prémonitoires du poète dans sa chanson « Mabele » (Ndoto), où il déclarait : « Mokolo na kokufa, kake eko beta. Moto na ngai bakamata basala monument, soki mopaya aye, ba panzela ye sango » — autrement dit : le jour où je mourrai, la foudre frappera. Que l’on fasse de ma tête un monument et que, lorsqu’un visiteur viendra, on lui en annonce la nouvelle.

James Mutuba 



La récente sortie médiatique de Joseph Kabila continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise. Dans une tribune publiée ce lundi sur son compte X, Eugène Diomi Ndongala n’a pas mâché ses mots, livrant une charge virulente contre l’ancien chef de l’État, qu’il accuse de « déni » et de refus d’assumer ses responsabilités.

Intitulée « Kabila, le virtuose du déni », cette tribune démonte point par point les déclarations de l’ex-président, à la suite de son interview accordée au The New York Times. Pour Eugène Diomi Ndongala, cette prise de parole ne constitue en rien une confession, mais plutôt « un numéro de prestidigitation » visant à éluder les responsabilités politiques de Joseph Kabila.

Au cœur des critiques, la gestion de l’élection présidentielle de 2018. L’opposant interprète les propos de l’ancien président « nous avons estimé qu’il était important pour la stabilité que le président ait la majorité » comme un aveu à demi-mot d’une volonté de conserver le pouvoir. « Il regrette le moyen, jamais la fin », tranche-t-il, dénonçant une logique politique qu’il estime à l’origine des crises actuelles.

La question sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo constitue également un point majeur de discorde. Eugène Diomi Ndongala accuse Joseph Kabila de complaisance, voire de proximité avec les rebelles du Mouvement du 23 mars et leurs alliés. Des accusations graves, que l’ancien président rejette catégoriquement, qualifiant de « stupide » toute tentative de lier sa personne à la rébellion.

Dans sa tribune, l’opposant revient également sur la période de répression politique sous le régime Kabila, évoquant « des centaines de prisonniers politiques ». Il rappelle notamment son propre cas, citant une décision du Comité des droits de l’homme des Nations unies qui avait reconnu son statut de prisonnier politique et exigé sa libération.

Autre point vivement critiqué : la déclaration de Joseph Kabila sur son « principal échec », qu’il attribue à son incapacité à transformer les Congolais en « meilleurs citoyens ». Une affirmation jugée « inacceptable » par Eugène Diomi Ndongala, qui y voit une tentative de faire porter la responsabilité de la gouvernance au peuple lui-même.

Enfin, la présence supposée de l’ancien président à Goma, zone sous influence rebelle, alimente les soupçons et les critiques. L’opposant dénonce une posture qu’il juge contradictoire avec le discours patriotique revendiqué par Joseph Kabila.

Dans un contexte politique et sécuritaire toujours tendu, cette nouvelle sortie médiatique illustre les profondes fractures qui persistent au sein de la classe politique congolaise, sur fond d’interprétations divergentes du passé et de luttes d’influence pour l’avenir du pays.

Don Benjamin Makolo



La militante congolaise Gloria Sengha est montée au créneau pour dénoncer les récentes prises de position de l’ancien Président Joseph Kabila, qu’elle accuse de tenter de réécrire l’histoire politique de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration au ton incisif, elle fustige l’attitude de l’ex-chef de l’État, estimant qu’il cherche à se poser en donneur de leçons sans assumer les réalités de son propre bilan.

« Joseph Kabila veut aujourd’hui se donner des airs de donneur de leçons. Très bien. Mais qu’il commence par respecter l’intelligence des Congolais », a-t-elle déclaré.

La militante rejette fermement toute tentative de minimisation des faits survenus durant les années de pouvoir de Joseph Kabila, notamment en ce qui concerne l’existence de prisonniers politiques.

« Prétendre qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques sous son régime relève de la falsification grossière de l’histoire. Les faits sont documentés, les témoignages existent, les archives parlent. Ce pays n’a pas la mémoire aussi courte qu’il l’espère », a-t-elle insisté.

Pour Gloria Sengha, le débat ne porte pas sur le droit de critique du pouvoir actuel, qu’elle considère légitime, mais sur une tentative de réhabilitation personnelle qu’elle juge inacceptable.

« Le problème n’est pas qu’il critique le pouvoir actuel. Tout le monde le fait. Le problème, c’est qu’il tente de se blanchir en réécrivant le passé. Et ça, c’est inacceptable », a-t-elle martelé.

Dans son analyse, elle rappelle que l’ancien Président ne peut se soustraire à sa responsabilité historique.

« Qu’il le comprenne une fois pour toutes : dénoncer les dérives actuelles ne lui donne aucun droit à l’innocence rétroactive. Il n’est pas un observateur extérieur. Il est un acteur central de la situation que nous subissons aujourd’hui », a-t-elle affirmé.

Enfin, la militante balaie l’argument des alliances politiques changeantes, estimant qu’elles ne sauraient effacer les faits du passé.

« Et non, le fait que certains de ceux qu’il a réprimés hier soient aujourd’hui dans son camp ne change rien. L’histoire ne s’efface pas parce que les alliances changent. Un minimum de décence serait d’assumer… pas de manipuler », a-t-elle conclu.

 Don Benjamin Makolo


La République démocratique du Congo poursuit ses consultations diplomatiques au sein des Nations Unies. L’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC, a rencontré, lundi 30 mars 2026, à New-York, Lana Zaki Nusseibeh, ministre d’État des Émirats arabes unis chargée des relations avec l’ONU et l’Union européenne.

Les discussions ont porté sur les dynamiques sécuritaires régionales ainsi que sur un projet de résolution en cours d’examen au Conseil de sécurité, porté par le Royaume de Bahreïn au nom du Conseil de coopération des États du Golfe. Ce texte concerne notamment la situation dans le détroit d’Ormuz, un point stratégique pour la sécurité maritime internationale.

Au cours de l’entretien, la partie émiratie a exposé les contours de cette initiative et sollicité l’appui de la RDC, qui siège actuellement comme membre non permanent du Conseil de sécurité.

De son côté, la délégation congolaise a réaffirmé son attachement aux principes fondamentaux du droit international, notamment ceux consacrés par la Charte des Nations Unies et la Convention sur le droit de la mer, ainsi qu’au règlement pacifique des différends. Kinshasa a indiqué qu’une position officielle sera arrêtée après consultation des autorités compétentes.

Prosper Buhuru

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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