Les taxis-bus et taxis ont été visibles sur plusieurs tronçons de la ville de Kinshasa, ce lundi 26 janvier 2026, malgré la grève des chauffeurs baptisée « Kinshasa sans taxis-bus, taxis et taxis-motos ».

Toutefois, sur certains axes de la capitale, la rareté des moyens de transport a contraint de nombreux Kinois à se déplacer à pied.

« Je ne peux pas continuer à rester à l’arrêt en attendant un moyen de transport. Je préfère marcher, je finirai bien par arriver. Je n’ai pas assez de moyens pour prendre une moto, car c’est vraiment coûteux », a témoigné Nathan Mwayi.

Dans plusieurs arrêts de bus, de longues files de personnes ont été observées, les usagers attendant désespérément un moyen de transport pour se rendre à leur lieu de travail.

Les chauffeurs à l’origine de cette grève dénoncent les tracasseries routières qu’ils attribuent à la Division urbaine des transports, ainsi que la multiplication des contrôles instaurés par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba. Ces contrôles concernent notamment le permis de conduire, la vignette, le contrôle technique et l’assurance.

Profitant de la situation, certains chauffeurs ayant décidé de poursuivre leurs activités ont revu à la hausse les tarifs de transport. Sur le tronçon UPN–Magasin, le prix du trajet en taxi-bus (ligne 207) est passé de 2 000 à 3 000 francs congolais, tandis que la course en taxi-moto est passée de 3 500 à 5 000 francs congolais.

Interrogé à Magasin, non loin de l’école Révérend Kim, un chauffeur de la ligne 207 a justifié sa décision de ne pas respecter le mot d’ordre de grève.

« Je dois travailler pour nourrir ma famille. Je ne peux pas rester à la maison. Nous avons besoin d’argent », a-t-il déclaré, avant d’ajouter sur un ton agacé : « Tu veux travailler à ma place ou comment ? ».

Par ailleurs, sur plusieurs axes de la capitale, les contrôleurs de l’Hôtel de Ville de Kinshasa sont restés invisibles, malgré l’annonce de cette opération de contrôle.

Joslin Lomba



L’avocat de Mzee Kindingu est monté au créneau à travers un communiqué juridique, réclamant une régularisation pour son client, impliqué dans les activités liées à la Francophonie depuis 2023.

Selon le document, Mzee Kindingu aurait presté comme marketeur lors de ces événements sur la base d’une convention verbale, soutenue par des preuves tangibles. L’avocat souligne que cette collaboration n’a pas encore été régularisée financièrement.

Il rappelle également que Ferré Gola aurait perçu un cachet de 50 000 dollars américains pour sa participation, et estime que Mzee Kindingu mérite au moins 15 000 dollars, en fonction de sa contribution.

Tout en formulant cette demande, l’avocat privilégie une solution apaisée, encourageant une régularisation à l’amiable afin d’éviter tout conflit judiciaire.

Cette affaire met en lumière la question de la rémunération équitable des collaborateurs travaillant en coulisses lors des grands événements culturels.

Ordi Mande



Dans un communiqué publié ce vendredi 23 janvier 2026, le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa a fixé de nouvelles conditions préalables à l’organisation des manifestations publiques sur toute l’étendue de la capitale. Celles-ci incluent notamment des mesures obligatoires de salubrité dans les sites devant accueillir des kermesses et des fan zones.

Désormais, comme l’indique ce communiqué conjoint du ministère provincial de la Culture et de celui de l’Environnement, toute organisation de kermesse, de fan zone ou de toute autre manifestation publique sur le territoire de la ville de Kinshasa est subordonnée à l’obligation, pour l’organisateur, d’assurer le nettoyage intégral du site, l’évacuation des déchets et la remise en état des lieux immédiatement après la clôture des activités.

« […] il est exigé le versement d’une caution en francs congolais, équivalente à 1 000 dollars américains, soit 2 300 000 FC, destinée à couvrir tout manquement ou toute dégradation des sites mis à la disposition des organisateurs. Cette caution est remboursable si les organisateurs respectent les conditions d’octroi de la présente note circulaire », peut-on lire dans le communiqué.

Cette obligation, souligne la source, constitue une condition préalable et sine qua non à la délivrance de toute autorisation d’organisation par les services compétents de la ville de Kinshasa.

Tout manquement aux dispositions de la présente instruction conjointe, prévient le gouvernement provincial, expose l’organisateur aux sanctions administratives prévues par la réglementation provinciale en vigueur, notamment :
    •    une amende administrative ;
    •    l’annulation de l’autorisation, à défaut de sa suspension temporaire ;
    •    le retrait de l’autorisation d’organiser des manifestations ultérieures.

Christian Dimanyayi



Le vice-premier ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a suspendu à titre conservatoire, pour une durée de trois mois, le directeur général de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM), William Kazumba Mayombo. La décision est contenue dans un arrêté ministériel rendu public vendredi 24 janvier 2026.

Cette suspension intervient après le rejet en bloc des explications fournies par le directeur général, à qui il est reproché plusieurs manquements graves, notamment des sorties récurrentes de fonds sans avis préalable du conseil d’administration, ni autorisation de l’autorité de tutelle.

Dans le même arrêté, Jean-Pierre Bemba fait également état de sérieuses irrégularités dans la gestion de l’OGEFREM, parmi lesquelles le lancement, le 1ᵉʳ janvier 2026, d’une plateforme logicielle n’ayant jamais reçu sa validation, en violation des textes en vigueur.

Le ministre justifie par ailleurs sa décision par le refus délibéré du directeur général d’exécuter les recommandations du conseil d’administration formulées en mars dernier. Celles-ci portaient notamment sur la résiliation d’un contrat de gré à gré jugé inopportun, conclu avec la société Catalyst, comme l’atteste une correspondance officielle datant de mai 2025.

« Est suspendu à titre conservatoire de toutes ses fonctions, Monsieur William Kazumba Mayombo, directeur général de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM). La suspension visée à l’article 1er est prononcée pour une durée de trois mois, en attendant les conclusions définitives des enquêtes ainsi que l’issue d’éventuelles procédures judiciaires », peut-on lire dans l’arrêté ministériel.

Quarante-huit heures avant cette suspension, Jean-Pierre Bemba avait adressé au directeur général de l’OGEFREM une demande d’explications concernant des décaissements estimés à 1,6 million de dollars américains, destinés à des « fonds secrets de recherche ».

En réaction, William Kazumba Mayombo avait justifié la sortie de ces fonds par une contribution à l’effort de guerre, affirmant être régulièrement sollicité à cette fin depuis plus d’une décennie.

Des explications qui n'ont pas convaincu le ministre des Transports à revoir sa décision.

Junior Ika



Le quartier Joli Site, dans la commune annexe de Lubumbashi, est désormais électrifié grâce aux efforts du gouvernement provincial du Haut-Katanga. La mise sous tension de la cabine alimentée par la Société nationale d’électricité (SNEL) a eu lieu samedi 24 janvier. Depuis sa création il y a plusieurs années, c’est la toute première fois que ce quartier périphérique bénéficie d’électricité.

Le quartier Joli Site se caractérise par des infrastructures modernes nouvellement construites, notamment des hôtels et des hôpitaux. La SNEL indique que le transformateur d’une capacité de 630 KVA peut alimenter jusqu’à 400 ménages.

Unanimement, les habitants, qui ont longtemps vécu dans le noir, se disent heureux de cette avancée. Pour certains, c’est un rêve devenu réalité.

« C’est un rêve d’hier, aujourd’hui une réalité. C’est une très grande joie : ça fait beaucoup d’années que la population du quartier Joli Site était dans le noir. Aujourd’hui, elle bénéficie de l’électricité », se sont-ils exclamés.

Appel du gouverneur

Le gouverneur par intérim du Haut-Katanga, Martin Kazembe, a mis sous tension la première cabine du quartier.

Il a demandé aux habitants de se conformer aux formalités requises pour se connecter au réseau SNEL :

« Tout celui qui veut avoir du courant doit se rendre à la SNEL. Cette cabine peut alimenter 400 ménages. Nous allons demander au responsable de la SNEL de vous faciliter la tâche pour obtenir rapidement les documents. Il faut payer normalement la facture ; ce courant va vous aider à lutter contre l’insécurité », a souligné l’autorité provinciale.

Il a également promis de réhabiliter l’avenue Kiswishi, longue de 5 km, qui traverse ce quartier en reliant la route Likasi à la route Kasenga.

radiookapi.net/CC



Lors de la soixante-quinzième réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, a présenté un état des lieux détaillé de la situation sécuritaire et opérationnelle dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri ainsi que dans la partie ouest du pays.

Au Sud-Kivu, le ministre a fait état du retrait des troupes de la coalition RDF/M23 de la ville d’Uvira, suivi du redéploiement des unités des Forces armées de la République démocratique du Congo à leurs positions initiales. Cette manœuvre vise à assurer une défense ferme de la ville et à garantir la protection des populations civiles, y compris les membres de la communauté Banyamulenge. Selon le rapport présenté, le scénario de chaos redouté, fondé sur l’instrumentalisation des communautés locales, ne s’est pas matérialisé. Cette situation est attribuée aux instructions strictes données aux commandants des opérations ainsi qu’aux autorités de la justice militaire, chargées de prévenir et de sanctionner tout acte de dérapage.

En Ituri, les Forces armées congolaises ont, selon le vice-Premier ministre, pris l’ascendance sur les miliciens de la CRP/Zaïre dirigée par Thomas Lubanga. Leurs capacités opérationnelles auraient été significativement réduites, une dynamique qui s’est traduite par la reddition de plusieurs éléments, marquant un recul notable de ce mouvement dans la zone.

Dans la partie ouest du pays, le Conseil a également été informé de l’intensification des opérations Ngemba dans les périphéries de Kinshasa. Ces actions ciblent les groupes Mobondo réfractaires au processus de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRS-C), avec pour objectif de mettre un terme définitif à cette insurrection persistante.

À l’issue de cette communication, le Conseil des ministres a pris acte du rapport, saluant les efforts en cours pour le rétablissement de la sécurité et la protection des populations sur l’ensemble du territoire national.

 Prosper Buhuru



Contrairement aux craintes exprimées aux premières heures de la matinée, la circulation est restée globalement fluide ce jour dans plusieurs artères de la ville de Kinshasa. Sur le terrain, le constat révèle une situation contrastée, marquée par une adaptation progressive des usagers face au mouvement de grève annoncé dans le secteur des transports.

Selon les observations effectuées dans différents points de la capitale, certains automobilistes ont tout simplement préféré ne pas sortir, par précaution. D'autres, en revanche, ont anticipé leurs déplacements en quittant leurs domiciles très tôt, limitant ainsi les risques de perturbation.

Du côté des chauffeurs de taxis, taxis-bus et motards, la situation demeure mitigée. Si une partie d'entre eux a choisi de rester en circulation, une autre continue de respecter le mot d'ordre de grève, contribuant à une baisse notable du nombre de véhicules sur les routes.

Cette situation a des conséquences directes pour les usagers. De nombreux Kinois ont été contraints de se déplacer à pied, tandis que d'autres patientent encore aux arrêts de bus, parfois depuis plusieurs heures, dans l'espoir de trouver un moyen de transport.

Dans la zone de Tshangu, précisément à Ndjili, quartier 1, la pression se fait déjà sentir sur les tarifs. Le prix d'une course vers le centre-ville est passé à 5 000 francs congolais, un montant largement supérieur aux tarifs habituellement pratiqués.

Par ailleurs, malgré l'annonce officielle du déploiement de 3 000 agents pour encadrer la circulation et sécuriser les axes stratégiques, aucune présence visible n'a été signalée jusqu'à 8h30 dans certaines communes, notamment à Bandalungwa et Kasa-Vubu.

La situation reste évolutive et continue d'être suivie de près au fil de la matinée.

Don Benjamin Makolo



La ville d’Uvira au Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est passée dimanche sous contrôle des forces loyalistes après le retrait de la coalition de l’armée rwandaise et M23-AFC précédé de pillages des biens publics et privés, a annoncé la 33ème région militaire.

« Les forces armées de la RDC et ses alliés ont repris le contrôle total de la ville d’Uvira ce dimanche 18 janvier 2026. La collation de l’armée rwandaise et M23-AFC/Twirwaneho a subi des lourdes pertes en vies humaines et en munitions. C’est ce qui l’a poussé à se retirer de la ville d’Uvira« , a déclaré le capitaine Sylvain Bijanu, porte-parole de la 33ème région militaire.

Il a ajouté, qu’avant de prendre position pour rétablir l’ordre, les FARDC ont été accueillies par une population en liesse, soulagée et nourrie de l’espoir d’un retour progressif de la paix, après des jours d’angoisse et d’incertitude.

« Le commandement de la 33ème région militaire exhorte les habitants à collaborer étroitement avec les services de sécurité tout en signalant tout mouvement ou comportement suspect« , a exhorté le capitaine Bijanu, avant de réaffirmer l’engagement des forces loyalistes à défendre l’intégrité du territoire national et à protéger les civils.

La sécurisation durable d’Uvira demeure une priorité absolue, a-t-il insisté.

Le capitaine Bijanu a indiqué que la coalition de l’armée rwandaise et M23-AFC s’est concentrée dans la cité de Sange dans la plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira après son retrait de la ville côtière.

Par ailleurs, dans la partie nord de la province du Sud-Kivu, plusieurs centaines d’éléments de la coalition ennemie sont concentrés à Lwiro à 5km à l’ouest du centre de Kavumu avec comme objectif de faire des attaques contre les différentes positions des FARDC et les alliés dans les territoires de Kalehe et Kabare.

« Face à cette attitude, les forces loyalistes sont prêtes à défendre et reconquérir toutes les zones conquises par l’ennemi de la paix« , a-t-il conclu.

ACP/C.L./CC

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