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Le Karmapa révèle souffrir de troubles de la mémoire suite à une longue maladie



Le Karmapa, légende de la rumba congolaise, a confié lors de son passage dans l’émission B-One Music présentée par Papy Mboma qu’il souffre d’importants troubles de la mémoire suite à une grave maladie l’ayant contraint à se faire soigner en Europe. L’artiste exprime toutefois son optimisme quant à sa récupération progressive.

Une maladie qui a bouleversé sa vie

Le Karmapa, de son vrai nom Jean-Jacques Kibinda Pembele, a brisé le silence sur les raisons de son absence prolongée de la scène artistique. Lors de son apparition télévisée ce dimanche, l’auteur-compositeur-interprète congolais a révélé avoir traversé une période critique de sa santé. « J’étais malade. Très malade. Les enfants ont décidé que je parte en Europe afin de poursuivre mes soins. C’est là que j’ai été interné. C’est ce qui a justifié mon absence et retardé la sortie de l’album », a-t-il expliqué avec franchise.

Cette hospitalisation en Europe a marqué un tournant majeur dans la vie personnelle et professionnelle du Prince de la rumba congolaise, justifiant ainsi les interrogations de ses nombreux fans sur son silence musical prolongé.
 

Des séquelles cognitives persistantes

Les conséquences de cette maladie vont au-delà de la simple récupération physique. Le Karmapa a confessé souffrir de troubles importants de la mémoire qui affectent significativement son quotidien et son travail créatif. « J’oublie souvent. J’oublie énormément de choses, parfois même les noms des gens. Il m’arrive même d’oublier mes propres titres », a-t-il avoué avec une certaine émotion. Ces aveux témoignent de la gravité des séquelles qu’il traverse et de la vulnérabilité d’une grande figure artistique face aux aléas de la santé.

Pour un musicien dont la carrière repose sur la création et l’interprétation, ces troubles de la mémoire constituent un défi considérable, tant sur le plan professionnel que personnel.

Un optimisme teinté de réalisme

Malgré ces défis, Le Karmapa affiche une détermination à rebondir. « Aujourd’hui, je suis en forme et j’espère me rattraper. Le médecin m’a demandé de me reposer, et j’ai déjà eu ce repos. Mais l’âge avance aussi. Je ne serai sans doute plus jamais rétabli à 100 %, mais je suis en forme », a-t-il déclaré avec une lucidité touchante. Cette déclaration équilibrée montre un artiste conscient de ses limites tout en refusant de se laisser abattre par les circonstances.

Un patrimoine artistique incontournable

Le Karmapa demeure une figure majeure de la musique congolaise malgré cette épreuve. Révélé en 2003 avec son premier album Je m’appelle toi (Love moi), il s’est rapidement imposé grâce à une rumba mélodieuse privilégiant les textes et les émotions, à contre-courant de la domination du ndombolo de l’époque. Ce positionnement lui a valu le surnom mérité de « Prince de la rumba congolaise ».

Au cours de sa carrière s’étendant sur plus de deux décennies, Le Karmapa a sorti plusieurs albums remarqués, dont Le Temps de l’amour (2005), Riposte (2008), Le Millionnaire (2013) et Caligula (2017). Des chansons incontournables comme « La Duchesse », « I Love You TF1 », « Bileyi ya Mobali » et « Blessé de cœur » figurent parmi ses plus grands succès, témoignant de son impact durable sur la rumba moderne.

Connu pour ses textes engagés et ses observations pertinentes de la société congolaise, Le Karmapa reste une voix respectée et écoutée. Son combat contre la maladie et sa volonté affichée de poursuivre sa mission artistique inspirent ses admirateurs, qui attendent avec impatience son retour complet à la création musicale.
 
mbote/CC

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