Le mandat du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, arrive à son terme le 31 décembre 2026. En fonction depuis 2017 et reconduit en 2021, il achèvera ainsi ses dix années à la tête de l’organisation.
Le processus de désignation de son successeur, qui entrera en fonction le 1er janvier 2027, est déjà enclenché. Il a été officiellement lancé à la suite d’une lettre conjointe adressée aux 193 États membres par Michael Imran Kanu, président en exercice du Conseil de sécurité, et Annalena Baerbock. Cette correspondance invite les États à soumettre des candidatures.
C’est dans ce contexte que l’ancien président sénégalais, Macky Sall, candidat déclaré au poste de secrétaire général, a été reçu à la représentation permanente de la République démocratique du Congo auprès de l’ONU par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay. Il y a présenté les grandes lignes de sa vision.
Dans une vidéo, il a rappelé avoir récemment échangé à Kinshasa avec le président Félix Tshisekedi afin de solliciter le soutien de la RDC, qu’il considère comme un acteur majeur du continent.
Macky Sall a insisté sur la nécessité de renforcer la voix de l’Afrique sur la scène internationale, dans un contexte mondial marqué par des incertitudes et des crises affectant particulièrement les pays en développement. Il a plaidé pour un partenariat économique plus équilibré et un meilleur accès aux financements internationaux.
La rencontre a également permis d’aborder les défis liés au multilatéralisme et au leadership des Nations unies. Le candidat sénégalais a notamment promis d’accorder une attention particulière à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Il a souligné que la crise actuelle, qu’il associe à la présence de forces extérieures, nécessite une approche fondée sur la confiance entre États, le respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale, ainsi que la promotion de la paix et de la stabilité économique.
Procédure de désignation
Selon l’ONU, la sélection du prochain secrétaire général repose sur les principes de transparence et d’inclusivité, conformément aux résolutions de l’Assemblée générale, notamment la résolution 79/327 adoptée le 5 septembre 2025.
Le processus prévoit notamment :
- l’envoi d’une lettre conjointe du président de l’Assemblée générale et du président du Conseil de sécurité pour lancer la procédure ;
- la présentation des candidats par un ou plusieurs États membres, accompagnée d’une déclaration de vision, d’un curriculum vitae et d’informations sur le financement de leur campagne ;
- l’organisation de dialogues interactifs publics avec les candidats, diffusés en ligne ;
- une collaboration étroite et transparente entre les États membres.
La procédure a été officiellement amorcée le 25 novembre 2025 par une lettre conjointe référencée A/80/544-S/2025/765, invitant les États à proposer des candidatures.
Dialogues et candidatures
Conformément au calendrier établi, des dialogues interactifs avec les candidats seront organisés à partir du 20 avril 2026 et diffusés sur UN WebTV.
À ce jour, plusieurs candidatures ont été enregistrées, dont celles de :
- Michelle Bachelet
- Rafael Grossi
- Rebeca Grynspan
- Macky Sall
La candidature de Virginia Gamba, déposée en mars 2026, a été retirée quelques semaines plus tard.
Clément MUAMBA