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Messe de Pâques: «dans le Christ ressuscité, une nouvelle création est possible»



Devant les milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le Pape a présidé ce dimanche la messe du jour de la Résurrection, rappelant combien l'annonce de la joie pascale embrassait toute l'histoire et nous invitait à «lever les yeux et ouvrir notre cœur». «Le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie» a aussi souligné le Saint-Père dans son homélie.
 

Olivier Bonnel - Cité du Vatican

Sous un resplandissant soleil romain, les 45 000 fidèles venus ce dimanche de Pâques place Saint-Pierre ont pu écouter Léon XIV rappeler la joie de la résurrection du Christ pour le monde, après la lecture psalmodiée de l'évangile de Jean qui fait mémoire du tombeau vide (Jn, 20, 1-9). «Cette annonce pascale embrasse le mystère de notre vie, la destinée de l’histoire, et elle nous atteint jusque dans les abîmes de la mort, par lesquels nous nous sentons menacés et parfois submergés» a dit le Pape au début de son homélie. L'annonce joyeuse de la résurrection est une «plénitude de joie que rien ne peut détruire : la mort a été vaincue pour toujours, la mort n’a plus de pouvoir sur nous !»

L'évêque de Rome a déroulé sa réflexion en rappelant combien nous pouvions être limités pour accueillir cette joie. «Lorsque les soucis ou les rancœurs étouffent la joie de vivre, lorsque nous éprouvons de la tristesse ou de la fatigue, lorsque nous nous sentons trahis ou rejetés, lorsque nous devons faire face à notre faiblesse, à la souffrance, à la fatigue de chaque jour, alors nous avons l’impression de nous trouver dans un tunnel dont nous ne voyons pas la sortie».

La mort est autour de nous, sous de multiples facettes, a poursuivi Léon XIV:

“Mais aussi en dehors de nous, la mort est toujours à l’affût. Nous la voyons présente dans les injustices, dans les égoïsmes partisans, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention envers les plus fragiles. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit.”

«Les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres »

Mais la réalité de la Pâques du Seigneur nous place dans une autre dynamique, a-t-il souligné, elle nous invite en effet à lever les yeux et ouvrir notre cœur, «elle continue de nourrir dans notre esprit et au fil de l’histoire la semence de la victoire promise». Cette réalité nous place aussi en mouvement, comme Marie de Magdala et comme les Apôtres, «pour nous faire découvrir que le tombeau de Jésus est vide, et qu’ainsi, dans toute mort que nous expérimentons, se trouve aussi de la place pour une vie nouvelle qui surgit».

En étant vivant, le Seigneur «ouvre notre cœur à l’espérance qui nous soutient par les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres, a encore souligné le Pape, le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie. Nous sommes orientés une fois pour toutes vers la plénitude car, dans le Christ ressuscité, nous sommes nous aussi ressuscités».

Citant son prédécesseur François, qui affirmait dans sa première Exhortation apostolique, Evangelii gaudium que la résurrection du Christ «n’est pas un fait relevant du passé», Léon XIV a enfin rappelé que, «dans le Christ ressuscité, une nouvelle création est possible chaque jour». Pâques «est un nouveau départ, elle est la vie enfin rendue éternelle par la victoire de Dieu sur l’ancien Adversaire», a-t-il conclut, soulignant «que nous avons besoin aujourd’hui de ce chant d’espérance».

vatican news/CC

 

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